Interview – Marie Demonte

Interview – Marie Demonte

Pendant le CSIW-5* de Bordeaux,  Epona du Quesnoy (10 ans par Ogrion des Champs), la jument de Marie Demonte a particulièrement attiré notre attention. Elle était également accompagnée par un autre cheval montrant beaucoup de qualités, Flashing de Riverland (9 ans par Kannan) dans les épreuves intermédiaires. Quelques jours après le concours, Marie Demonte à répondu à nos questions.

Pour commencer, peux-tu nous parler d’Epona, qui nous a fait très forte impression à Bordeaux ?

C’est une jument que j’ai eue dans mes écuries au mois d’octobre de ses six ans. Ça fait maintenant trois ans et demi. Dès que j’ai sauté avec, sincèrement, je suis tombée amoureuse. Elle avait déjà le respect et sa façon de sauter était incroyable. L’année de sept ans, elle s’est coincée dans un box et s’est blessée. Elle avait dû être opérée. À sept ans, elle n’avait fait qu’un concours à Royan au mois de février, puis après, elle a commencé les concours fin août ou début septembre. Elle n’a donc que très peu tourné à sept ans. À 8 ans, elle a suivi les bons chevaux en étant dans des épreuves à 1,40m, puis à 1,45. Elle a fait une année de huit ans formidable, avec une régularité et un nombre de parcours sans faute incroyable.

Quand on regarde ses performances, on voit qu’elle est vraiment tout le temps là.

Oui et depuis toujours. C’est une machine à sans-faute.Je ne fais que dire aux entraîneurs que c’est une jument de Coupe des Nations. C’est une jument qui se bat pour être sans-faute tout le temps. Elle a beaucoup de facilité dans les moyens et le respect. Après, il faut qu’elle prenne encore confiance. Qu’elle ait conscience qu’elle a ces moyens-là. Au début, quand on sautait 1,40m, elle allait deux mètres en l’air. Maintenant, 1,50m, on voit que c’est vraiment facile pour elle. Elle a gagné une 1,55m cette année. L’année dernière, ma jument de tête a été arrêtée au mois de février à Vilamoura. Epona devait donc assumer les qualifications des grands prix et les grands prix. J’ai essayé d’espacer les concours pour ne pas lui tirer sur le physique et elle a une santé de fer. Je pense qu’à 10 ans, elle arrive prête pour le vrai sport. Ça a été un concours de circonstances de sauter à Bordeaux où ce n’était pas prévu. Elle n’avait pas sauté depuis deux mois en concours. Elle était évidemment au travail, mais pas en condition de sport. On voit qu’elle est tout à fait au niveau. En plus, je pense qu’aujourd’hui, quand on a un cheval très respectueux, les concours indoor les freinent un petit peu. Pour une jument d’1,83m, c’est encore un peu plus difficile pour elle de sauter ça dehors que, par exemple, au sunshine tour où je l’ai trouvé très à l’aise sur une grande piste en herbe.

Quand on la voit faire ce niveau d’épreuve comme ça, on se dit que c’est une jument pour les échéances à venir.

Oui et elle est économisée. Elle est 100 % naturelle, elle n’a pas de protège-boulets derrière. C’est une vraie jument de sport. Sincèrement, j’aurai eu un concours 15 jours avant Bordeaux pour la mettre un peu dans le bain du concours, je pense que ce qui lui est arrivé dans le vertical bleu, ça ne serait pas arrivé.

C’est une jument à garder normalement ?

Oui, à garder pour faire du sport. Les propriétaires prennent du plaisir.

À Bordeaux, tu as également emmené Flashing, qui a lui aussi fait un super concours.

C’est un cheval qui a été élevé à Riverland et qui s’est avéré très délicat. À six ans, Flashing n’approchait plus les barres au sol dans la carrière. C’est un cheval extrêmement respectueux. Il a été envoyé chez Benoît Parent qui a un cavalier de concours complet installé vers Dax. Il a été là-bas, pour le débêtir un peu avec des obstacles de cross. Benoît l’a récupéré à sept ans, a fait un travail formidable avec le cheval puisqu’il a concouru jusqu’à 1,35m dans l’année, alors que le cheval ne passait pas une barre au sol. Ce n’était pas méchant, mais il fallait s’en occuper. Il fallait y aller gentiment. L’année dernière, pour son début d’année de huit ans, on décide de l’emmener à Vilamoura. Je ne l’avais jamais monté, mais j’ai dit d’accord, on va y aller gentiment. Donc on a sauté les cinq ans à Vilamoura, il y a un an. Au bout de six semaines, il a sauté deux rankings sans faute là-bas, mais c’était sur la même piste, en confiance. Puis son année de huit ans a démarré ensuite en étant assez formidable. Sur 11 grands prix deux étoiles courues, il est 10 fois sans faute.

Lui aussi semble très régulier !

Pour ça, il est un peu comme Epona, , c’est-à-dire qu’il faut y aller gentiment le premier jour. Il y a encore ce recul, qui en indoor a été plus accentué qu’à Oliva. Ce sont des chevaux à vieillir. Cette année, il se sent encore mieux sur des grandes pistes que sur une piste un peu enfermée.

Ils ont l’air d’arriver bien pour aller sur les concours ensemble, avec Epona dans les grosses épreuves et Flashing qui suit l’autre dans les intermédiaires.

C’est vrai. J’ai Flashing, Forban, Gentleman. J’aimerais qu’ils arrivent un peu à soulager Epona, pour qu’elle ait l’objectif des très gros concours et des grands prix, et que les chevaux à côté, aident à se qualifier ou à sauter les autres épreuves. Flashing, ce n’est pas un cheval de vitesse. C’est un cheval pour sauter des épreuves à barrage et un cheval de Grand Prix. Ils vont reprendre tous les deux sur les deux étoiles de Vejer. On va faire en sorte que la reprise soit facile et agréable. Après, ils nous dirons jusqu’où ils veulent aller.

Avec ce qu’ils ont montré à Bordeaux, cela ouvre une porte pour donner accès un peu à du beau concours ?

Bien sûr ! On sait que l’objectif maintenant, depuis quelques années, pour la fédération, ce sont les championnats pro élite. Ce qui fait qu’on a déjà un objectif à atteindre. Ensuite, les Coupes des Nations vont démarrer à partir du mois de mai. On sait que c’est une année olympique qui donne la priorité aux couples prétendants. Ensuite, nous devons accepter d’aller là où il y a de la place, sur les terrains, où ils ne vont pas aller. On ira un peu là où il y a de la place et avec plaisir pour les lancer gentiment.

Représenter la France en coupe des nations, c’est quelque chose d’important ?

Oui, vraiment. On l’a fait l’année dernière et ça s’est plutôt très bien passé. Je l’avais fait auparavant avec d’autres chevaux. L’objectif n’est pas de faire du Global Tour. On est plus Coupe des Nations que le circuit où il y a de l’argent. C’est comme ça, ce sont des rêves de gamins. J’ai eu la chance d’aller quand même sauter à Aix la Chapelle il y a deux ans. J’espère que, petit à petit, on va pouvoir ramener un piquet de chevaux, les endurcir gentiment et puis les emmener prêts à faire tout ça.

Pour finir, un petit mot sur le fait de monter à Bordeaux, devant ce public ?

C’est un sacré concours ! Ce n’est pas souvent qu’on est devant notre public. Je suis née à Toulouse, j’ai habité avec Olivier 10 ans à Bordeaux, après 10 ans à Barbaste donc, on est du secteur. Je n’ai jamais été trop loin. C’est vrai que ça fait chaud au cœur de sentir tous ces gens qui sont derrière nous. Beaucoup de gens étaient venus me voir. Mes parents ne viennent jamais, parce que j’ai quand même toujours des concours loin. Bordeaux, ça rassemblait tout le monde donc, ça fait chaud au cœur. Et c’est une arène, il y a quand même une ambiance particulière, avec les loges autour. C’est un profil où on est vraiment dans le public.

Interview – Robin Muhr

Interview – Robin Muhr

Durant le CSIW-5* de Bordeaux, nous avons été impressionnées par la qualité des chevaux de Robin Muhr, dont son jeune Crocodile Rock qui y faisait sa première 1,50m et Galaxy qui s’est classé dans les deux difficiles Grand Prix 1,60m. Quelques jours après, après qu’il avait déjà rejoint le concours d’Oliva, Robin Murh a répondu à nos questions. 

Est-ce que vous pouvez nous parler de Galaxy HM (Quality Time TN) ? Quelle est son histoire ?


Il a déjà 13 ans et jusqu’à l’année dernière, il sautait 1,20m. Il n’a jamais vraiment appris le vrai sport. Il a commencé au début de l’année dernière à sauter un peu plus haut avec son cavalier, qui ne l’a gardé que trois à quatre mois à-peu-près. Il est passé de 1,20m à 1,45m en quelques mois. Je l’ai acheté après ça et on a sauté assez vite, assez gros. Il a des qualités hors normes. C’est ce qui me permet déjà de faire ce sport-là, parce que techniquement, il y a encore pas mal de lacunes.


Vous vous attendiez à ce qu’il fasse ça ?


Oui, j’avais énormément d’espoir. Je l’ai acheté avec mon argent. J’y ai tout de suite cru énormément, mais pour vous dire vrai, parfois, je me suis dit que je n’allais jamais y arriver. Quand j’ai fait Bordeaux, je me suis dit qu’on est sur la bonne voie et ça, ça fait du bien.


On voit qu’il n’est pas facile. Par contre, on le voit aussi très à l’aise sur des parcours comme ceux de Bordeaux.


Exactement. Il est particulier. Il est très respectueux, mais il n’est pas très connecté. Il est beaucoup dans son idée à lui. C’est un cheval qui a un peu de caractère et il ne va pas non plus tout le temps se laisser faire. Il veut vraiment savoir qui il a en face de lui. Là, il se dit, « Ok, c’est toi. On se connaît, j’ai confiance en toi et on peut le faire. » Il peut parfois être très sensible sur certaines choses, mais très guerrier. Sinon, il est très gentil comme cheval. Le couple est en train de se former.


C’est votre cheval pour l’avenir ?


C’est mon cheval pour les Jeux olympiques de cette année.


Quel va être son programme dans l’idée d’aller aux Jeux olympiques ?


Là, il est à Oliva, il va sauter entre 1,30m ou 1,35m. Je vais essayer de bien l’avoir en main, de sauter dans de bonnes conditions. Qu’il apprenne à sauter sans forcer. C’est un cheval qui fait tout avec la force. Il faut essayer de lui apprendre à faire un peu avec la finesse et la justesse. Je vais prendre le temps de me connecter encore à lui afin que plus le temps passe, plus on soit connecté. Pour qu’on fasse qu’un pour que lorsqu’on arrive en piste et qu’il y a de grosses difficultés. Il faut qu’on soit soudés et qu’on sache qui fait quoi, et comment.

Après ce cheval-là, il y en a un autre qui ne semble pas du tout facile non plus, mais également prometteur, c’est Crocodile Rock (Cornet Obolensky).


Oui. Je l’ai depuis qu’il a quatre ans. Honnêtement, il n’est pas si compliqué que ça.


Il faisait sensible quand il rentrait en piste, un peu sur l’œil, mais par contre, dès qu’il est parti, ça semblait facile.


Oui, je suis vraiment très content de ce qu’il a fait à Bordeaux, parce que c’est son deuxième indoor de sa vie et sa première 1,50m. Il n’a que huit ans, on ne lui fait pas trop sauter ces épreuves-là normalement, mais j’avais fait une 1,45m en fin d’année et il avait fait ça très, très bien. Je l’ai amené à Oliva pour le remettre en route. Il a fait 1,45m plutôt bien. Après, ça reste un Cornet, mais vu que je l’ai depuis qu’il a quatre ans etque j’ai fait le débourrage et je le connais bien. Même si on passe sur des plus grosses épreuves, il a confiance en moi, et moi, j’ai confiance en lui.


Il a également l’air d’être un cheval d’avenir.


Oui, il est vraiment chouette et puis je le connais mieux que Galaxy. Je pense que Crocodile fera aussi de belles épreuves, même s’il est un peu moins spectaculaire que Galaxy. Crocodile est aussi un peu plus bébé.

À Bordeaux, vous aviez aussi Stawita PS (Stakkatol) qui a fait un bon concours. Aujourd’hui, ça vous fait un sacré piquet de chevaux pour faire les beaux concours.


Ce sont trois bons chevaux. J’en ai encore une autre jument qui est très bien aussi, qui n’était pas à Bordeaux, mais qui est à Oliva et qui a fait de bons résultats.


De l’extérieur, quand on voit ses chevaux, on a l’impression qu’il y a vraiment une écurie qui se construit pour avoir des chevaux de différentes générations pour avancer dans le sport.


C’est un peu le but. Faire du sport. On ne peut pas en avoir 10.000. Ce sont des chevaux qu’il faut connaître et avoir confiance en eux pour sauter ces épreuves. Il faut les entretenir au quotidien, savoir où ils en sont dans leur tête et physiquement. C’est compliqué d’en avoir beaucoup, mais jusqu’à six ou sept chevaux, on y arrive.


Cette année le gros objectif, ce sont les Jeux olympiques. Avez-vous d’autres objectifs sur certains concours d’ici-là ?


Honnêtement, je n’ai pas d’idée. C’est mon cheval qui va me dire. Peut-être quelques coupes de nations avec l’équipe d’Israël. On va voir. Le plus important, ça va être que mon cheval se sente bien. Je vais essayer de maintenir Galaxy à ce niveau-là. Crocodile, je vais le descendre un petit peu pour quelques épreuves, puis remonter un petit peu. Je pense qu’il aura un petit break cet été vu qu’il fait sa première année à ce niveau-là. Stawita PS va rester aussi sur ce niveau-là. Je ne pense pas la remettre sur 1,60m. J’ai fait le Championnat du Monde avec elle, mais je la trouve bien sur 1,45m/1,50m. Elle est compétitive, pour elle, c’est plus agréable et pour moi aussi. Parfois, le haut niveau c’est vraiment très contraignant. Pour les chevaux, ce sont de gros efforts, et pour nous, les cavaliers, aussi, parce que c’est nous qui leur demandons. Donc, il faut savoir un peu jauger ça.

Dans votre façon d’en parler, on sent que vous voulez vraiment faire du beau sport, mais que la priorité reste le bien-être des chevaux.


Si on commence à inverser les choses, la machine s’enraye. Ce sont des animaux, ça ne fonctionne pas avec de l’argent ou avec autre chose. Ça fonctionne parce qu’on s’en occupe, parce qu’on en prend soin et qu’on fait les choses justes. On peut se dire qu’on va essayer de gagner ci ou ça, mais au bout du compte, on ne sait pas si on va gagner, parce que des gens qui veulent gagner, il y en a plein lorsqu’on fait des épreuves. Il faut quand même monter pour faire les choses pour que son cheval se sente bien, pour que nous on se sente bien et après, on donne le meilleur qu’on peut. Le plus difficile, c’est d’arriver à gérer tous ces paramètres de pression et ce n’est pas facile.

Just World – Le gala « Une nuit à Paris »

Just World – Le gala « Une nuit à Paris »

Sur le thème « Une Nuit à Paris », JustWorld International a connu à Wellington le plus beau gala de son histoire de 21 ans, tant sur le plan festif que sur celui de la générosité qui profite désormais à plus de 5 600 enfants du tiers-monde.
WELLINGTON, FL – Des cavaliers du monde entier se sont réunis le vendredi 26 janvier dans la magnifique ferme Belle Herbe à Wellington, en Floride, pour la collecte de fonds la plus réussie de l’histoire de JustWorld International. La communauté s’est réunie pour partager sa passion pour l’éducation des enfants, collecter des fonds pour poursuivre son travail et célébrer ses réalisations en vue de construire une humanité meilleure. Pour sa 21e année, le gala JustWorld, principal événement social de la saison du Festival équestre de Wellington (WEF), a permis de récolter des fonds records au profit des enfants des projets mondiaux de JustWorld au Cambodge, au Guatemala, au Honduras et aux États-Unis, grâce à la générosité de sponsors tels que Caryl Philips et Frank Zeiss, la famille Rein, Belle Herbe Farm, Voltaire, et des centaines d’autres cavaliers.

Le thème de la « Nuit à Paris » rendait hommage aux prochains Jeux olympiques de cette année, où les ambassadeurs de JustWorld de dizaines de pays rivaliseront pour participer à la compétition. Les invités ont pu apprécier les éblouissantes danseuses parisiennes, les délicieux mets français préparés par Laura Ashley de Palm Beach et la musique live qui les a transportés dans une soirée enchanteresse au milieu des avenues étincelantes de la « Ville Lumière ».

La fondatrice de JustWorld, Jessica Newman, a donné le coup d’envoi de la soirée en honorant les coprésidentes du gala, Maria Newman et Denise Fraile, en accueillant les invités et en les remerciant de soutenir l’organisation caritative qu’elle a créée en 2003 « pour aider à briser le cycle de la pauvreté grâce à l’éducation, à la nutrition, à la formation professionnelle et au leadership dans tous les pays où nous avons des projets ». »

Newman a présenté les lauréats du Gala 2024, Michael Lawrence, de Campbellville, Ontario, membre du conseil d’administration de JustWorld et directeur du CSI international d’Ottawa ; Matt Morrissey, de Wellington, Floride, membre du comité consultatif de JustWorld et directeur des Traverse City Horse Shows et de la Major League Show Jumping ; Pedro Cebulka, d’Invermere, en Colombie-Britannique, ambassadeur de JustWorld et maître de piste international ; et Corinne Sweeney, d’Oyster Bay, dans l’État de New York, ambassadrice de JustWorld et étudiante à l’université de Virginie.

M. Newman a ensuite laissé la parole à Steven Wilde, commentateur de sports équestres, partisan de longue date de JustWorld et animateur bien-aimé du gala, qui a présenté Mark Samuel, vice-président de la Fédération équestre internationale (FEI), membre du comité consultatif de JustWorld et ambassadeur de JustWorld.

Samuel était fier de décrire le partenariat de la FEI avec JustWorld, la Fédération équestre du Honduras et la communauté équestre internationale sur une campagne de jumelage réussie en 2023 pour étendre le programme Education On Wheels au Honduras, atteignant maintenant 20 nouvelles communautés et plus de 5 600 enfants « pour aider à briser le cycle de la pauvreté et permettre aux enfants et à la communauté d’aspirer à un avenir meilleur », a déclaré Samuel.

Samuel a partagé les impressions indélébiles de ses trois voyages au Guatemala avec JustWorld. « C’est incroyable de voir de ses propres yeux les besoins criants qui existent là-bas, mais aussi l’impact transformateur de JustWorld sur la communauté, non seulement sur les enfants eux-mêmes, mais aussi sur leurs familles et, dans certains cas, sur la communauté tout entière », a-t-il déclaré, ajoutant que JustWorld aide les enfants « non seulement à survivre, mais aussi à s’épanouir et à devenir des leaders dans leur pays ».

Samuel a ensuite fait l’éloge de la « communauté d’entraide » que Newman a créée et nourrie. « Les grandes innovations et les grands impacts ne se produisent pas sans un champion, et Jessica a été exactement ce champion, luttant pour la justice, la visibilité et l’opportunité pour tant d’enfants et de communautés oubliés », a-t-il déclaré. « En cours de route, elle a contribué à éduquer deux générations d’enfants d’équidés à comprendre les disparités des opportunités dans ce monde et l’obligation morale de s’instruire et d’essayer de faire la différence ».

La présidente des jeunes professionnels de JustWorld, Brianne Link, a été l’un de ces enfants d’équidés, devenant ambassadrice à l’âge de 10 ans et illustrant aujourd’hui l’impact durable de la philanthropie et des programmes de leadership de JustWorld pour les jeunes. Link a raconté à la foule comment, à l’âge de 12 ans, elle a collecté des fonds pour couvrir le toit de l’école Los Patojos, que JustWorld a lancée au Guatemala avec Juan Pablo Romero Fuentes, héros de CNN. Link reste ambassadrice, organisant des défilés de mode de bienfaisance, promouvant JustWorld dans des podcasts et des articles de magazines, et faisant don d’articles pour la vente aux enchères. « Les ambassadeurs sont de tous âges, de tous niveaux et de toutes disciplines, mais il y a une chose que nous avons tous en commun : nous roulons tous ensemble pour la cause », a-t-elle déclaré.

Des vidéos ont mis en lumière le travail effectué sur le site des JustWorld Global Projects et les cavaliers qui rendent tout cela possible, avant que l’action ne se déplace vers les expériences étonnantes et les articles uniques de la vente aux enchères en direct. Justin Paul a présidé les enchères pour des articles uniques tels qu’une leçon et un déjeuner avec les athlètes olympiques Laura Kraut et Nick Skelton, une escapade d’éco-aventure au Costa Rica, une expérience de luxe en France et un saut personnalisé représentant une mosaïque de la Tour Eiffel sur les étendards.

Au milieu de la vente aux enchères, l’attention s’est portée sur Kevin Babington, l’un des premiers ambassadeurs de JustWorld depuis 2003, qui a parlé de sa visite, il y a plusieurs années, au projet de JustWorld au Guatemala. « Il faut si peu de choses pour changer la vie de ces enfants », a-t-il déclaré.

Babington a déclaré qu’il était attiré par le modèle efficace de JustWorld, qui consiste à offrir des opportunités, à enseigner plutôt qu’à simplement fournir. « L’éducation est la clé de tout », a-t-il conclu, avant d’annoncer qu’il offrait quatre leçons aux enchères, sous les applaudissements. « Il ne s’agit pas des leçons, mais de la vision globale de ce que nous pouvons faire pour ces enfants », a-t-il déclaré.

La soirée inoubliable s’est terminée par une danse, alors que les supporters célébraient la générosité de la communauté équestre, s’unissant pour faire la différence, collectant des fonds pour s’assurer que les enfants des projets mondiaux de JustWorld disposent des soins de santé, du logement et de l’alimentation dont ils ont besoin pour apprendre et grandir.

3ème jour au Jumping de Bordeaux

3ème jour au Jumping de Bordeaux

Dès l’ouverture à 9h, le public arrive nombreux pour visiter le salon et profiter des différentes animations. Ce salon est particulièrement agréable car il reste de taille raisonnable. Il y a de nombreux exposants, mais en prenant son temps, sur plusieurs jours, on peut arriver à voir à peu près tout. Et même quand il y a beaucoup de monde, on arrive quand même à se déplacer, sans que ça soit trop désagréable. Du côté de la restauration, malgré le monde, il est possible de manger assez facilement, même aux heures de pointe. On voit du monde dans les stands toute la journée, les exposants semblent contents de leur week-end.

Julien Epaillard - Donatello d'Auge

Ce matin, nous n’avons regardé qu’une partie du Prix France Info France Bleu 1,50m, car nous avions encore beaucoup de choses à faire dans la journée. La victoire revient à Rodrigo Giesteira Almeida avec Pegasus Cekanane, devant Roger-Yves Bost avec Urane et Julien Gonin avec Estrella La Batia. Certains chevaux que nous avons appréciés les premiers jours ont montré un peu de fatigue pour ce troisième jour de compétition, mais c’est justement en participant à des compétitions comme celle-là qu’ils vont prendre progressivement la condition de concours, pour être petit à petit aussi bien le troisième jour que le premier.

Tout comme hier, le Grand Prix Audi 1,60m a été très sélectif. Seulement 4 couples ont réussi à finir le premier tour sans pénalité. Depuis plusieurs mois, Julien Epaillard est au sommet de son art. Il l’a encore prouvé hier, avec son fantastique Donatello d’Auge. Ils signent un barrage magnifique, fluide et très rapide, le tout déroulé avec une sérénité impressionnante.

Julien Epaillard - Donatello d'Auge

L’irlandais Denis Lynch prend la 2ème place avec Brooklyn Heights. Malgré un barrage rapide, il n’aura pas inquiété Julien Epaillard et passe la ligne d’arrivée avec plus d’une seconde de plus. La troisième place revient à Jessica Burke et sa bondissante Nikey HH, qui a enchaîné les bons parcours durant tout le week-end et était déjà 8ème du GP Coupe du Monde samedi. Le Belge Pieter Devos et sa géniale Jarina J prennent tous les risques pour aller plus vite, mais ce n’est pas leur jour et ils prennent finalement la 4ème place.

Denis Lynch - Brooklyn Heights
Jessica Burke - Nikey HH

Ils sont ensuite 9 a n’avoir été pénalisés que d’une faute dans ce difficile Grand Prix. Avec un très beau parcours rapide Nicola Philippaerts et H&M Luna van’t Ruytershof terminent 5èmes. À la 6ème place, on trouve Philippe Rozier avec Dirty Sweet, la fille de Cornet Obolensky, qui n’a débuté les épreuves de ce niveau qu’en fin d’année dernière et à montré beaucoup d’aisance sur ce parcours. Le toujours très guerrier Navarro van het Eelshof signe une belle performance et confirme tout le bien que l’on pense de lui en prenant la 7ème place. Zascha Nygaard Lill et sa démonstrative fille de Mylord Carthago, Primavera, terminent quand à elles 8èmes. Parmi les autres parcours, j’ai envie de souligner celui de Marcus Ehning avec DPS Revere, qui a comme toujours été une vraie démonstration d’équitation, tout comme celui de Michael Jung avec Fischer Duopower. Malgré un score lourd au final, Epona du Quesnoy, la fille d’Ogrian des Champs montée par Marie Demonte a encore une fois montré beaucoup de qualité et il ne serait pas surprenant de la revoir bientôt à ce niveau. 

Philippe Rozier - Dirty Sweet
Le concours se termine donc pour le plus grand plaisir du public par une très belle victoire française. Tout au long du week-end, nous avons assisté à du grand sport. Vivement l’édition 2025 !