Thibeau Spits et Impress-K remporte le GP 5* du Printemps des Sports Équestres

Thibeau Spits et Impress-K remporte le GP 5* du Printemps des Sports Équestres

Hier, le Printemps des Sports Équestres a offert un magnifique Grand Prix sur le terrain d’honneur en herbe du Grand Parquet, que l’on retrouve enfin pour notre plus grand plaisir ! Avec un plateau de cavaliers et de chevaux exceptionnels, et devant un public venu si nombreux que le parking de la Salamandre n’était même plus assez grand, nous avons passé un très beau moment de sport.

Comme à son habitude, Gregory Bodo a dessiné un parcours à la fois très technique, accessible malgré un temps serré, et respectueux des chevaux. Au final, 10 des 50 couples au départ ont réalisé un parcours sans faute aux obstacles, mais 4 se sont fait piéger par le temps et n’ont pas pu accéder au barrage. « J’avais vraiment hâte de revenir au Grand Parquet sur cet écrin de verdure. Le terrain a répondu à toutes nos attentes. On a un footing qui est absolument irréprochable. Ce qui nous intéressait pour ce premier événement mondial sur ce Terrain d’Honneur, c’était que les chevaux évoluent dans un contexte rassurant avec un maximum de sécurité et aussi en faisant depuis le premier jour une montée en puissance sur un Grand Prix 5* exigeant mais pas excessivement gros. La moitié des partants sortent à 4 points et il n’y a aucun abandon dans cette épreuve, ce qui est rare. Je pense que les cavaliers ont pris beaucoup de plaisir à évoluer sur ce Terrain d’Honneur, mais nous avons eu aussi beaucoup de plaisir à les voir dans ce Grand Prix. » 

La victoire revient au jeune Thibeau Spits avec l’étalon Impress-K van’t Kattenheye, qui enchaîne les belles performances depuis quelques mois. Seul couple double sans faute dans ce Grand Prix, ils ont dominé le sujet avec classe. « Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Après Paris, il avait pris un peu de repos pour l’élevage, donc il était un peu chaud et pas très concentré. J’étais déjà content d’être qualifié pour le Grand Prix. Mais aujourd’hui, il était plus calme. C’est aussi un cheval qui sait très bien ce qu’il a à faire. Il a sauté magnifiquement bien. Je ne savais pas si mon barrage serait assez rapide avec les concurrents à venir. Heureusement, je réussis le double sans faute. Forcément, les championnats du monde restent un objectif pour cette année et des résultats comme aujourd’hui aident. Alors je pense que j’ai de bonnes chances d’être présent là-bas et d’y faire un bon résultat. »

Martin Fuchs a pris tous les risques avec son expérimenté Conner Jei. Le chrono est plus rapide, mais une barre au sol sur le dernier obstacle les prive de la victoire. « Bien sûr je préfère toujours gagner, mais cette deuxième place est satisfaisante parce qu’être deuxième avec quatre points au barrage, ça n’arrive pas souvent. Un grand bravo à Thibeau. J’adore son équitation et son cheval. Ils forment un super couple. J’aime voir les jeunes comme lui réussir. Avant j’étais toujours le plus jeune, maintenant j’ai presque deux fois son âge (rires). Ça fait du bien d’avoir cette nouvelle génération qui nous pousse à toujours faire mieux et qui offre un spectacle superbe comme l’a offert Thibeau aujourd’hui »

Avec son Forban de Beliard, qui ne cesse de progresser ces derniers mois, Marie Demonte confirme encore une fois qu’ils ont leur place à ce niveau, malgré une petite faute au barrage. « C’est une belle journée. Pour le moment je n’ai pas encore eu vraiment le temps de réaliser mais c’est une belle victoire d’équipe. C’est un cheval que j’ai depuis qu’il a l’âge de 6 ans. On y a toujours cru. Edouard Coupérie m’a donné la chance d’aller le préparer à Ocala et Wellington où il a sauté des gros parcours. Il est arrivé ici avec un mois sans concours, donc assez frais. Tout le métier qu’il a pris là-bas, il l’a exprimé aujourd’hui sur la piste de Fontainebleau »

Dès le début du barrage, Mégane Moissonnier tente le tout pour le tout avec Crooner Tame. Ils sont plus rapides que le vainqueur, mais terminent 4e avec deux fautes.

La très bonne Casual DV Z commet, elle aussi, deux fautes dans ce barrage. Sous la selle du Belge Pieter Devos, elle prend quand même une belle 5e place.

Pour gagner un Grand Prix comme celui-là, les cavaliers sont obligés de chercher à aller toujours plus vite. Un tournant serré, une incompréhension ou une distance qui ne sort plus comme on voudrait peuvent vite arriver et « dérégler » la machine. Ça a été le cas pour Hello Mango et Scott Brash, qui avaient pourtant réalisé un fantastique premier tour et terminent 6e avec 12 points.

Avec un point de temps, Nicolas Sers et Eleven de Riverland prennent la 7e place et signent ici une belle performance, confirmant leur belle évolution depuis leur titre de vice-champions de France ici l’an passé.

L’Irlandais Tom Watchman déroule un magnifique parcours avec Tabasco de Toxandria Z, mais pas assez rapide. À cause d’un petit point de temps, lui non plus n’accède pas au barrage et doit se contenter d’une 8e place.

À la 9e place, le chic et démonstratif Cazan Z (Comme Il Faut x Vagabond de la Pomme), qui confirme toutes les qualités qu’il laissait entrevoir depuis quelques mois sous la selle de Theodore Boris.

Avec 2 points de temps dépassés, l’Allemand Christian Ahlmann termine à la 10e place avec son très puissant étalon, fils de United Touch S, Untouched LB.

Parmi les chevaux de 9 ans débutant à ce niveau de compétition, on tient à souligner le parcours d’Hitot de Riverland avec François-Xavier Boudant. Bien qu’il se soit fait piéger par deux difficultés en fin de parcours, le jeune étalon a été impressionnant de qualités et a réalisé un tour plein de promesses pour l’avenir.

Les résultats complets : ici 

Sylvie Robert, présidente de GL Event Equestrian Sport semble ravie de cette nouvelle édition du Printemps des Sports Équestres. « Je souhaite remercier la Fédération Équestre Internationale, la Fédération Française d’Équitation, le Président du Groupe GL events pour la confiance qu’ils me témoignent. Remercier aussi les cavaliers qui nous ont permis de vivre du très grand sport avec un plateau absolument incroyable, l’ensemble des partenaires et des institutions qui nous permettent de proposer cet événement et avec qui nous travaillons main dans la main. Nous sommes très heureux de retrouver le Terrain d’Honneur du Grand Parquet. Un terrain formidable remis aux normes les plus exigeantes du sport moderne par les équipes de Normandie drainage et Natural Grass, sous la supervision de Michel Poncelet. Les chevaux ont sauté de manière remarquable donc on est très heureux de pouvoir les accueillir dans de si bonnes conditions. Merci du fond du cœur à toutes mes équipes qui ont réalisé un travail remarquable pour permettre la tenue d’un si bel événement dans d’aussi bonnes conditions. Nous nous retrouverons l’année prochaine. Et j’ai le plaisir de vous confirmer que les dates sont posées ici jusqu’en 2030. »

Ainsi s’achève cette édition du Printemps des Sports Équestres, marquée par une organisation remarquable et des performances de très haut niveau. Nous tenons à remercier GL Events Equestrian Sport pour la qualité constante de leurs événements. En seulement 5 éditions, ce rendez-vous s’est imposé comme un incontournable du calendrier, porté par un savoir-faire reconnu. Cavaliers, chevaux et spectateurs en ressortent unanimes : ces quinze jours de compétitions, du dressage au jumping, auront offert ce qui se fait de mieux aujourd’hui.

Article rédigé avec communiqué pour les citations. 

Le Printemps des Sports Équestres – CSIYH 7 et 8 ans

Le Printemps des Sports Équestres – CSIYH 7 et 8 ans

La finale du CSIYH 7 ans – 1,35m

Chez les chevaux de 7 ans, la finale a offert un scénario particulièrement disputé. Sur les 70 couples engagés, 31 ont réussi à signer un parcours sans pénalité, contraignant les cavaliers à prendre tous les risques pour espérer figurer au classement.

Mathis Vallat, cavalier GL Events, s’impose avec Jordan du Chalet (Candy de Nantuel x Eldorado de Hus). Auteur d’un double sans faute, il signe un chronomètre de référence qui vient récompenser une prise de risque assumée.

Toujours rapide, Victor Bettendorf s’empare de la 2e place avec Jumbo de la Roque (Mylord Carthago x Untouchable 27), un cheval alliant force et respect. L’Allemand Christian Ahlmann complète le podium avec l’étalon Toemme de Regor Z,  qui a déroulé de très bons parcours.

Les épreuves réservées à cette catégorie d’âge permettent souvent de découvrir de futurs chevaux de haut niveau, voire même de Grand Prix. Plusieurs chevaux ont particulièrement retenu l’attention. Jus d’Orange DK (Mylord Carthago x Diamant de Semilly) a ainsi marqué les esprits avec un premier tour de grande qualité, laissant entrevoir un fort potentiel pour le sport moderne. Camo Waldstar Z (Cornet Obolensky x Zirocco Blue) s’est également distingué par ses moyens, son sang et son chic. Unity Touch (United Touch) s’est aussi démarqué avec une très grosse galopade et de gros moyens. Des chevaux à suivre de près pour l’avenir.

Les résultats complets : ici

La finale du CSIYH 8 ans – 1,45m 

La qualité des « jeunes » chevaux d’avenir engagés dans ce CSIYH s’est également confirmée lors de la finale des chevaux de 8 ans, où 24 des 64 partants ont signé un parcours sans faute en première manche. Le barème de l’épreuve (en deux manches et non au barrage) a limité à 13 le nombre de couples qualifiés pour la seconde manche.

La victoire revient à Janika Sprunger avec Victory Music Z (Vigo d’Arsouilles x Emerald), qui a déroulé un magnifique barrage avec une facilité déconcertante ! Dotée de beaucoup de force, d’un grand galop, de respect et d’un excellent passage de dos, elle s’est littéralement baladée dans cette finale.

Avec seulement quelques centièmes de plus, Olivier Perreau prend la 2e place avec Celena des Joanins Z (Chacco Blue). Elle aussi a montré une grande galopade et beaucoup de moyens.

La troisième place revient à Henrik von Eckermann avec Catniss Four C (Catover). Avec une façon de faire un peu atypique, en « s’enroulant » sur chaque saut, elle a démontré beaucoup d’application et de respect.

Trois Français suivent ensuite dans le Top 7 : Thomas Lambert est 4e avec Ipswich du Marchet (Untouchable), Clément Frerejacques est 5e avec Ice Tea de l’Eden (Sunday de Riverland) et Arthur Deuquet est 7e avec Isba de Nantuel, fille de Chilli Willi et de la crack Hello Folie (Folie de Nantuel). Il signe un chronomètre plus rapide que celui des vainqueurs, mais une faute sur le dernier obstacle le prive d’un meilleur classement.

Les résultats complets : ici

Le Championnat de France Pro Elite pour Julien Epaillard 

Le Championnat de France Pro Elite pour Julien Epaillard 

Avec 65 partants et des tribunes pleines, le Championnat de France Pro Élite retrouve ses lettres de noblesse !

Même s’il se court sur une finale à 1,55 m, qui reste un cran en dessous de ce qui se faisait à une époque, cela redevient un bel événement pour un titre qu’il faut vraiment aller chercher. Avec une partie des meilleurs cavaliers français au départ (avec de nouveaux chevaux ou des chevaux « jeunes » pour ce niveau), mais aussi des cavaliers que l’on voit tout au long de l’année sur le circuit du Grand National ou en CSI 3*, cela devient une belle occasion de révéler des chevaux à suivre dans les prochains mois.

Le parcours de Yann Royant était parfaitement dosé. Avec seulement cinq doubles sans faute, il a permis de départager les couples sans mettre les chevaux (même avec peu de métier à ce niveau) dans le rouge.

LA révélation du championnat est sans aucun doute Hard’Rock Queen HJD. Le fils de Lauterbach, qui a rejoint les écuries de Julien Épaillard depuis seulement quelques semaines, a survolé les épreuves avec une facilité déconcertante et offre à Julien le titre de champion de France senior, qu’il n’avait jamais décroché jusque-là. La manière avec laquelle ils ont déroulé chacun de leurs parcours laisse présager un bel avenir. ​​« Il s’agit de mon premier titre de champion de France, j’ai fini par y arriver ! Mon cheval a un immense potentiel, mais manque encore d’expérience. Je ne savais pas à quoi m’attendre car il n’avait concouru qu’une seule fois sur herbe avant ce championnat. Je crois énormément en lui et je suis épaté par sa prestation. Cette nouvelle génération de terrain en herbe me réconcilie gentiment avec cette surface, sur laquelle j’ai peu couru ces dernières années car mes chevaux ne sont pas ferrés. Je suis content de mes chevaux lors des parcours, j’ai des sensations formidables et que l’on passe en premier ou en dernier, la qualité du sol reste la même. »

Champions de France Pro Élite en 2024, Cédric Hurel et Fantasio Floreval Z prouvent encore une fois qu’une belle complicité, associée à une excellente gestion du programme pour préserver son cheval (en ciblant bien ses objectifs et sans chercher à courir tous les gros concours), permet d’être performants pendant plusieurs années au plus haut niveau, sans être tous les week-ends sur des 5*. « Mon cheval est expérimenté, il connaît le système puisqu’il était en or en 2024. Deuxième, cela change, j’ai laissé Julien prendre la première place ! Je suis parti avec du retard puisque nous avons commis une faute lors de la chasse. Nous passons de la quinzième à la deuxième place, je ne m’attendais pas à une aussi belle remontée. Lors des championnats, le sport fait qu’il y a souvent des bouleversements dans le classement, j’ai pu en profiter. Dans tous les cas, je n’aurais pas pu rattraper Julien. J’ai fait mon travail en réalisant un double sans-faute aujourd’hui, je suis très content. »

Inès Joly et Come On Z complètent le podium en alignant les parcours sans pénalités. « J’ai Come On depuis janvier 2024, je le connais depuis longtemps. Je souhaitais réaliser des parcours réguliers, sans faute, pour ne pas le mettre en difficulté. C’est un cheval respectueux, qui a toujours envie de bien faire. Il a répondu présent les deux jours et prouvé que, malgré sa petite taille, il a tout d’un grand cheval. Il compte beaucoup pour moi, j’espère pouvoir le conserver et aller le plus loin possible avec lui. »

Avec seulement quelques centièmes de plus, qui la placent au pied du podium, Sara Brionne réalise un magnifique championnat avec son puissant étalon Grand Duc du Paradiso.

En tête avant la dernière manche, Olivier Perreau et Himalaya du Temple terminent 5e au classement final, avec une faute sur le dernier parcours.

6e sous la selle d’Edward Levy, la grise Griss de Kerglenn a montré beaucoup de qualités, tout comme la très bonne Vivolenska, qui termine 8e avec Charlotte Léoni.

Le classement complet : ici

(avec communiqué de presse pour les citations)

Le Grand Prix Hermès pour le n°1 mondial Scott Brash

Le Grand Prix Hermès pour le n°1 mondial Scott Brash

Dans l’écrin majestueux du Grand Palais à Paris, le Grand Prix Hermès a tenu toutes ses promesses, offrant un grand moment de sport conclu par un barrage à la hauteur du prestige de cet événement d’exception.

La nef du Grand Palais est unique. Des cavaliers au public, personne ne reste insensible à sa beauté en y entrant pour participer ou assister au Saut Hermès. Le Grand Prix Hermès 1,60 m, épreuve phare du concours, s’est déroulé devant des tribunes combles.

Parmi les 50 couples engagés au départ, les pronostics s’annonçaient particulièrement difficiles. Le parcours exigeant imaginé par Santiago Varela Ullastres et Grégory Bodo demandait à la fois précision et expérience pour en déjouer toutes les subtilités. À mi-parcours, seuls Martin Fuchs et Conner Jei avaient réussi un sans-faute, au point que l’on pouvait se demander si un barrage aurait lieu. Finalement, cinq autres couples ont signé un parcours parfait dans la seconde moitié de l’épreuve, offrant un barrage de très haut niveau.

À la lecture de la liste des qualifiés, une chose était certaine : le chronomètre allait s’affoler. Scott Brash et sa bouillonnante Hello Chadora Lady (Chacco Blue x Nintender) ont signé un barrage exceptionnel en 32,32 s. Au sommet de son art, le numéro 1 mondial s’impose une nouvelle fois.

Derrière lui, la lutte pour la deuxième place est particulièrement serrée. Avec un temps identique de 33,35s, deux couples se partagent cette place. Martin Fuchs et Conner Jei confirment leur excellente forme, tandis que Mr. Tac, déjà vainqueur du Grand Prix Hermès en 2023 sous la selle de Victor Bettendorf, prouve une nouvelle fois son aisance dans ce cadre prestigieux, cette fois-ci sous la selle d’Harrie Smolders.

Auteur d’un premier tour d’une grande facilité, le puissant Grandorado TN N.O.P., associé à Willem Greve, réitère un sans-faute en barrage mais ne parvient pas à rivaliser avec les meilleurs chronos. Ils terminent quatrièmes.

Après un premier parcours parfaitement maîtrisé, Impress-K van’t Kattenheye faute à la suite d’un virage très serré à l’entrée du double de droit. Le jeune Thibeau Spits avait fait le choix de prendre tous les risques pour aller plus vite. Un pari qui ne paie pas cette fois-ci, mais qui n’enlève rien à la qualité de leur performance, récompensée par une cinquième place.

Geir Gulliksen et Island V G, très à l’aise lors du tour initial, rencontrent davantage de difficultés au barrage. Avec trois fautes, ils conservent néanmoins une belle sixième place dans ce Grand Prix particulièrement exigeant.

Côté français, aucun couple ne parvient à signer le sans-faute, mais on peut souligner que trois des nos cavalières réalisent de solides performances avec seulement quatre points de pénalité : Jeanne Sadran avec Dexter de Kerglenn, Alexa Ferrer avec Vitalhorse Fleur d’Oz et Lara Tryba avec Katania.

Les résultats complets 

Du cadre exceptionnel à la qualité du sport proposé, le Saut Hermès s’impose, plus que jamais, comme un rendez-vous incontournable du calendrier équestre.

Saut Hermès – samedi 21 mars 2026

Saut Hermès – samedi 21 mars 2026

La 16ème édition du Saut Hermès a tenu toutes ses promesses ce samedi. Sous la majestueuse verrière du Grand Palais, baignée par une magnifique lumière, le public parisien a vibré au rythme d’un sport de très haut niveau et d’une parenthèse artistique envoûtante. Entre la fougue de la jeunesse, l’expérience des champions confirmés et la poésie des arts équestres, retour sur une journée tout simplement exceptionnelle.

Une matinée sur les chapeaux de roues

Dès 10h00, l’ambiance était électrique avec les Talents Hermès (CSI U25). Les cavaliers de moins de 25 ans ont prouvé que la relève était bel et bien là. C’est l’Irlandais James Connors Smyth (23 ans) qui a affolé le chronomètre en selle sur sa jument Dia Chapila PS avec un temps de 34.76 secondes. S’élançant en dernier, il a réussi à coiffer au poteau le Belge Mathieu Guéry pour 71 petits centièmes, prouvant qu’il avait une monture taillée pour la vitesse.

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La température est encore montée d’un cran à la mi-journée avec le Prix GL Events (CSI 5*). Dans cette épreuve au chronomètre, le Français Mathieu Billot s’est montré littéralement supersonique. Associé à Cosacara Z, une jument de 9 ans pleine de promesses, le Tricolore a bouclé son tour en 59.32 secondes pour s’offrir une magnifique victoire à domicile. « Ça fait beaucoup de bien de gagner au Grand Palais », a-t-il confié, savourant ce moment de communion avec le public.

La seconde place revient à un autre français, Jeremy Leroy avec Falkira de Mormoulins. Gilles Thomas prend la troisième place avec Qiara de  Kalvarie. 

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L’exigence au sommet : Pieter Devos fait briller la Belgique

Au cœur de l’après-midi, tous les regards étaient tournés vers l’épreuve phare du jour : Le Saut Hermès (CSI 5*). Les chefs de piste des derniers Jeux olympiques, Santiago Varela Ullastres et Gregory Bodo, avaient concocté un parcours redoutable exigeant un gros tempo.

À ce jeu, c’est le Belge Pieter Devos qui a brillé avec sa jument Jarina J. Après un premier tour parfait, il a su prendre des risques dans la seconde manche pour s’imposer en 45.06 secondes. Une victoire acquise avec maîtrise, sous les accords de la Brabançonne qui a résonné sous la nef parisienne. La deuxième place revient à Jessica Burke avec le Selle Français Good Star du Bary, juste devant Malin Bayard Johnsson avec Hennessy. Julien Epaillard et Easy Up de Grandry prennent une belle 4ème place. 

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L’Art et le rythme : Quand le cheval devient musicien

Le Saut Hermès n’est pas qu’une compétition sportive ; c’est aussi une célébration du cheval. La journée a pris une dimension poétique et tribale avec le spectacle inédit « Tous percussionnistes ! ».

Imaginée par l’artiste équestre Solène Kuntz sur une musique originale de Minh-Tâm Nguyen, cette création a offert une symbiose parfaite entre l’art équestre et la musique contemporaine des Percussions de Strasbourg. Sur la piste, les foulées des chevaux du Mas de Cisco ont répondu aux appels des musiciens. L’apparition fulgurante des voltigeuses cosaques du Nagaika Tribe, lancées à toute allure, a fait frissonner les tribunes. Le son des sabots se mêlant aux percussions et a transformé le Grand Palais en un orchestre vivant, créant un langage universel et puissant entre l’Homme, le cheval et la musique. Un pur moment de grâce.

Une nocturne avec Simon Delestre

Comment mieux clôturer ce samedi qu’avec une victoire française dans une ambiance survoltée ? À 20h30, le Prix du 24 Faubourg (CSI 5*) a enflammé le Grand Palais. Dans cette épreuve accumulator (où l’on additionne les points des obstacles sautés), il fallait prendre tous les risques.

Et à ce jeu, Simon Delestre sait très bien jouer ! Porté par le public et par son extraordinaire jument Olga van de Kruishoeve, le Lorrain a excellé ! En bouclant son parcours en 46.88 secondes avec un total de 65 points, il a fait se lever les tribunes, devançant de peu le jeune belge Thibeau Spits avec King van Essene et l’allemand Daniel Deusser avec Bingo Ste Hermelle. « C’est toujours formidable et beaucoup d’émotions de gagner ici », a réagi le cavalier partenaire Hermès. Premier couple français de ce classement, Roger-Yves Bost et Giorgio de la Batia terminent a la 7ème place. 

De l’adrénaline des parcours de vitesse et du spectacle équestre, ce samedi au Saut Hermès a été une véritable montagne russe émotionnelle, préparant idéalement le terrain pour le très attendu Grand Prix de dimanche.

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Martin Fuchs et Conner Jei remportent le GP Audi du Jumping de Bordeaux

Martin Fuchs et Conner Jei remportent le GP Audi du Jumping de Bordeaux

Le Jumping de Bordeaux réussit bien à Martin Fuchs et Conner Jei, qui, après avoir remporté l’étape Coupe du Monde de l’an dernier, se sont imposés dans le Grand Prix Audi 1,60m cette année. 

Dès la sortie de la startlist de ce Grand Prix, avec un partie de couples confirmés mais également d’autres qui débutent sur ce niveau d’épreuve, on a su qu’il serait particulièrement intéressant à regarder. 7 des 31 couples au départ ont réussi à signer un parcours sans pénalité. Premier à partir dans cette épreuve, Victor Bettendorf signe ici la meilleure performance de Encore Toi du Linon (Kannan) avec un très beau double sans faute avec un temps très rapide, qui leur offre la 2ème place.

Mais Martin Fuchs a tout tenté et a réalisé un fantastique barrage aux rênes de Conner Jei en 15 centimes de moins que Victor et Encore Toi. « Victor a réalisé un parcours incroyable, très rapide du premier au dernier obstacle. Je savais que je devais rentrer dans mon parcours en donnant un maximum de vitesse. J’ai vraiment coupé entre le deuxième et le troisième obstacle. Mon cheval a répondu et, pour un grand cheval, il est capable de sauter dans n’importe quelle situation. C’est ce qui m’a permis de pousser autant la vitesse. »

La 3ème place revient à Michael Jung avec son 9 ans Fischerheroes Z (Heros vd Windelsteen Z), que l’on avait déjà beaucoup apprécié dans le GP Coupe du Monde de la veille.

Vainqueurs de ce Grand Prix l’an passé, Cédric Hurel et son Fantasio Floreval Z ont encore une fois été au rendez-vous en prenant une très belle 4ème place. 

5ème au classement final pour le premier Grand Prix de ce niveau, Camille Condé Ferreira et l’étalon du Haras de Clarbec, Bassano de Nantuel (Baloubet du Rouet) ont réalisé une très belle performance en signant deux parcours sans pénalité avec la manière.

Également double sans faute, mais avec le chronomètre le moins rapide du barrage, Soren Moeller Rohde et Evolution ASK DWB ont terminé 6ème. 

Malgré une petite faute au barrage, Marie Demonte et Forban de Béliard ont réalisé leur meilleure performance à ce niveau en prenant la 7ème place.

Privés de barrage à cause d’une faute au premier tour, on peut quand même également souligner la belle 8ème place de Kevin Staut avec Féline de Hus HDC, la petite fille de Silvana. 

Un très beau Grand Prix pendant lequel le public a vibré du début à la fin. Le grand sport a encore une fois été au rendez-vous de ce fantastique Jumping de Bordeaux.

Rendez-vous l’année prochaine !

Les résultats complets du Grand Prix Audi 1,60m