J’ai testé : Zen’Care de Caval’Care

J’ai testé : Zen’Care de Caval’Care

Aider son cheval à être calme et relâché, sans pour autant qu’il manque d’énergie, est un équilibre parfois difficile à trouver, particulièrement chez les chevaux très sensibles et/ou avec beaucoup de sang. La période hivernale, avec le froid, le fait de travailler parfois plusieurs jours de suite en manège et de moins pouvoir mettre les chevaux au paddock, amplifie souvent leur stress durant cette période. Nous avons testé le Zen’Care pendant quelques jours.

Ce qu’ils en disent : 

Zen’Care est une formule 100 % active, sans additifs ni supports, spécialement conçue pour les chevaux sujets au stress, à l’excitation ou aux tensions musculaires.

Le Magnésium bisglycinate, hautement biodisponible, agit sur la relaxation neuromusculaire, tandis que le L-Tryptophane, précurseur de la sérotonine, favorise un état d’esprit plus calme et concentré sans effet sédatif.

À l’utilisation : 

Ma jument est très sensible, et j’ai déjà essayé plusieurs produits afin de l’aider à gagner en relâchement. En plein hiver, après une dizaine de jours à travailler uniquement en manège et sans accès au paddock à cause des terrains gelés ou enneigés, elle est devenue plus tendue que d’habitude et moins volontaire au travail.

J’ai alors choisi de tester le Zen’Care, pour son action relaxante mais aussi pour son rôle de précurseur de la sérotonine, l’hormone du bien-être. Premier point important pour moi : l’acceptation du produit. Ma jument étant parfois compliquée avec les poudres dans la ration, j’avais quelques doutes, mais elle l’a pris sans aucune difficulté.

Les premiers effets se sont fait sentir à partir du 4ᵉ ou du 5ᵉ jour. J’ai rapidement constaté une amélioration du relâchement musculaire : elle se déliait beaucoup plus vite, dès les premières minutes au pas, alors qu’auparavant elle restait contractée longtemps, jusqu’à ce qu’elle ait galopé. Côté mental, elle est redevenue plus allante et disponible au travail, tout en restant calme et relâchée. Elle a retrouvé une énergie plus positive.

Grâce à cela, les séances sont devenues plus faciles et agréables, et nous sommes sorties d’un cercle négatif pour retrouver une dynamique de travail fluide et constructive. J’ai arrêté la cure au bout de dix jours, car ma jument allait très bien, et les effets se sont maintenus dans le temps.

J’ai également testé le produit sur un cheval de 8 ans, très gentil mais particulièrement inquiet face à certaines manipulations. Les premiers jours, je n’ai pas constaté de différence notable. En revanche, à partir du cinquième jour, un réel changement de comportement est apparu.

Le cheval s’est montré beaucoup plus serein au quotidien, aussi bien au box qu’au travail, et nettement plus relâché dès le début de la détente.

Le produit n’a pas permis de résoudre certains problèmes, liés à de mauvais souvenirs et non à son niveau de stress général, mais il a clairement favorisé un meilleur relâchement. Cela a, progressivement, contribué à faciliter la résolution des autres difficultés.

Le Zen’Care a donc parfaitement rempli son rôle : une aide ponctuelle efficace pour gérer le stress et les émotions, retrouver du confort dans le travail, puis pouvoir s’en passer une fois l’équilibre retrouvé.

Le prix : 70 € 

Le site : Zen’Care de Calval’Care

J’ai testé : Min’Tab d’Equidéos

J’ai testé : Min’Tab d’Equidéos

Il est parfois difficile de s’assurer qu’un cheval vivant au pré, en troupeau, reçoit une quantité suffisante de compléments en minéraux et vitamines. Généralement proposés sous forme de seaux ou de blocs mis à disposition dans les herbages, ces formats de produits ne permettent pas de garantir que chaque cheval bénéficie réellement de ce dont il a besoin.

Ce qu’ils en disent : 

Complément en minéraux et vitamines pour chevaux 

Min’Tab est un complément minéral sous forme de tablette destiné à couvrir les besoins quotidiens en vitamines et minéraux des chevaux et poneys. Il convient parfaitement aux équidés recevant peu ou pas d’aliments concentrés, grâce à sa formule complète et pauvre en calories. Sans céréales et sans luzerne, il respecte la sensibilité digestive et métabolique des chevaux. Sa composition associe l’ortie, reconnue pour ses vertus drainantes et reminéralisantes, la fléole et le Sainfoin, qui apportent des fibres de qualité favorisant une bonne digestion, ainsi que des algues riches en oligo-éléments. Min’Tab se distingue par sa praticité de distribution, sa formulation pour équilibrer un apport de fourrage et peut aussi servir de récompense saine.

À l’utilisation : 

J’ai testé Min’Tab avec un cheval de sport de 5 ans vivant au pré, en groupe, avec abri et foin à volonté. À l’approche de l’hiver, je cherchais une solution simple pour être certaine qu’il ne manque pas de minéraux essentiels à son bien-être.

Chaque jour après le travail, nous lui avons donc donné Min’Tab. Distribué à la main, il faut reconnaître qu’il n’était pas particulièrement à l’aise pour les croquer. Nous avons donc rapidement pris l’habitude de lui donner ses 3 carrés dans un seau avec un peu de fibres. C’est devenu un vrai rituel qu’il apprécie : en s’appuyant sur le fond du seau, il les consomme sans en laisser une miette.

J’ai également testé le produit sur deux autres chevaux afin d’observer leur réaction : l’un les mange facilement à la main, tandis que l’autre, comme le 5 ans, préfère une distribution en seau.

Dans tous les cas, l’utilisation reste très pratique et s’adapte facilement aux habitudes de chaque cheval. Le stockage est lui aussi bien pensé : le sachet permet de conserver le produit proprement, que ce soit en graineterie ou en sellerie.

L’utilisation de Min’Tab nous a permis d’aborder la période hivernale sereinement, avec l’assurance qu’il bénéficiait des apports nécessaires. Malgré un hiver particulièrement humide, le cheval est resté en très bon état, beau et en forme.

Le prix : 21,57€ les 4,5 kg

Le site : Min’Tab d’Equidéos

Thibeau Spits et Impress-K remporte le GP 5* du Printemps des Sports Équestres

Thibeau Spits et Impress-K remporte le GP 5* du Printemps des Sports Équestres

Hier, le Printemps des Sports Équestres a offert un magnifique Grand Prix sur le terrain d’honneur en herbe du Grand Parquet, que l’on retrouve enfin pour notre plus grand plaisir ! Avec un plateau de cavaliers et de chevaux exceptionnels, et devant un public venu si nombreux que le parking de la Salamandre n’était même plus assez grand, nous avons passé un très beau moment de sport.

Comme à son habitude, Gregory Bodo a dessiné un parcours à la fois très technique, accessible malgré un temps serré, et respectueux des chevaux. Au final, 10 des 50 couples au départ ont réalisé un parcours sans faute aux obstacles, mais 4 se sont fait piéger par le temps et n’ont pas pu accéder au barrage. « J’avais vraiment hâte de revenir au Grand Parquet sur cet écrin de verdure. Le terrain a répondu à toutes nos attentes. On a un footing qui est absolument irréprochable. Ce qui nous intéressait pour ce premier événement mondial sur ce Terrain d’Honneur, c’était que les chevaux évoluent dans un contexte rassurant avec un maximum de sécurité et aussi en faisant depuis le premier jour une montée en puissance sur un Grand Prix 5* exigeant mais pas excessivement gros. La moitié des partants sortent à 4 points et il n’y a aucun abandon dans cette épreuve, ce qui est rare. Je pense que les cavaliers ont pris beaucoup de plaisir à évoluer sur ce Terrain d’Honneur, mais nous avons eu aussi beaucoup de plaisir à les voir dans ce Grand Prix. » 

La victoire revient au jeune Thibeau Spits avec l’étalon Impress-K van’t Kattenheye, qui enchaîne les belles performances depuis quelques mois. Seul couple double sans faute dans ce Grand Prix, ils ont dominé le sujet avec classe. « Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Après Paris, il avait pris un peu de repos pour l’élevage, donc il était un peu chaud et pas très concentré. J’étais déjà content d’être qualifié pour le Grand Prix. Mais aujourd’hui, il était plus calme. C’est aussi un cheval qui sait très bien ce qu’il a à faire. Il a sauté magnifiquement bien. Je ne savais pas si mon barrage serait assez rapide avec les concurrents à venir. Heureusement, je réussis le double sans faute. Forcément, les championnats du monde restent un objectif pour cette année et des résultats comme aujourd’hui aident. Alors je pense que j’ai de bonnes chances d’être présent là-bas et d’y faire un bon résultat. »

Martin Fuchs a pris tous les risques avec son expérimenté Conner Jei. Le chrono est plus rapide, mais une barre au sol sur le dernier obstacle les prive de la victoire. « Bien sûr je préfère toujours gagner, mais cette deuxième place est satisfaisante parce qu’être deuxième avec quatre points au barrage, ça n’arrive pas souvent. Un grand bravo à Thibeau. J’adore son équitation et son cheval. Ils forment un super couple. J’aime voir les jeunes comme lui réussir. Avant j’étais toujours le plus jeune, maintenant j’ai presque deux fois son âge (rires). Ça fait du bien d’avoir cette nouvelle génération qui nous pousse à toujours faire mieux et qui offre un spectacle superbe comme l’a offert Thibeau aujourd’hui »

Avec son Forban de Beliard, qui ne cesse de progresser ces derniers mois, Marie Demonte confirme encore une fois qu’ils ont leur place à ce niveau, malgré une petite faute au barrage. « C’est une belle journée. Pour le moment je n’ai pas encore eu vraiment le temps de réaliser mais c’est une belle victoire d’équipe. C’est un cheval que j’ai depuis qu’il a l’âge de 6 ans. On y a toujours cru. Edouard Coupérie m’a donné la chance d’aller le préparer à Ocala et Wellington où il a sauté des gros parcours. Il est arrivé ici avec un mois sans concours, donc assez frais. Tout le métier qu’il a pris là-bas, il l’a exprimé aujourd’hui sur la piste de Fontainebleau »

Dès le début du barrage, Mégane Moissonnier tente le tout pour le tout avec Crooner Tame. Ils sont plus rapides que le vainqueur, mais terminent 4e avec deux fautes.

La très bonne Casual DV Z commet, elle aussi, deux fautes dans ce barrage. Sous la selle du Belge Pieter Devos, elle prend quand même une belle 5e place.

Pour gagner un Grand Prix comme celui-là, les cavaliers sont obligés de chercher à aller toujours plus vite. Un tournant serré, une incompréhension ou une distance qui ne sort plus comme on voudrait peuvent vite arriver et « dérégler » la machine. Ça a été le cas pour Hello Mango et Scott Brash, qui avaient pourtant réalisé un fantastique premier tour et terminent 6e avec 12 points.

Avec un point de temps, Nicolas Sers et Eleven de Riverland prennent la 7e place et signent ici une belle performance, confirmant leur belle évolution depuis leur titre de vice-champions de France ici l’an passé.

L’Irlandais Tom Watchman déroule un magnifique parcours avec Tabasco de Toxandria Z, mais pas assez rapide. À cause d’un petit point de temps, lui non plus n’accède pas au barrage et doit se contenter d’une 8e place.

À la 9e place, le chic et démonstratif Cazan Z (Comme Il Faut x Vagabond de la Pomme), qui confirme toutes les qualités qu’il laissait entrevoir depuis quelques mois sous la selle de Theodore Boris.

Avec 2 points de temps dépassés, l’Allemand Christian Ahlmann termine à la 10e place avec son très puissant étalon, fils de United Touch S, Untouched LB.

Parmi les chevaux de 9 ans débutant à ce niveau de compétition, on tient à souligner le parcours d’Hitot de Riverland avec François-Xavier Boudant. Bien qu’il se soit fait piéger par deux difficultés en fin de parcours, le jeune étalon a été impressionnant de qualités et a réalisé un tour plein de promesses pour l’avenir.

Les résultats complets : ici 

Sylvie Robert, présidente de GL Event Equestrian Sport semble ravie de cette nouvelle édition du Printemps des Sports Équestres. « Je souhaite remercier la Fédération Équestre Internationale, la Fédération Française d’Équitation, le Président du Groupe GL events pour la confiance qu’ils me témoignent. Remercier aussi les cavaliers qui nous ont permis de vivre du très grand sport avec un plateau absolument incroyable, l’ensemble des partenaires et des institutions qui nous permettent de proposer cet événement et avec qui nous travaillons main dans la main. Nous sommes très heureux de retrouver le Terrain d’Honneur du Grand Parquet. Un terrain formidable remis aux normes les plus exigeantes du sport moderne par les équipes de Normandie drainage et Natural Grass, sous la supervision de Michel Poncelet. Les chevaux ont sauté de manière remarquable donc on est très heureux de pouvoir les accueillir dans de si bonnes conditions. Merci du fond du cœur à toutes mes équipes qui ont réalisé un travail remarquable pour permettre la tenue d’un si bel événement dans d’aussi bonnes conditions. Nous nous retrouverons l’année prochaine. Et j’ai le plaisir de vous confirmer que les dates sont posées ici jusqu’en 2030. »

Ainsi s’achève cette édition du Printemps des Sports Équestres, marquée par une organisation remarquable et des performances de très haut niveau. Nous tenons à remercier GL Events Equestrian Sport pour la qualité constante de leurs événements. En seulement 5 éditions, ce rendez-vous s’est imposé comme un incontournable du calendrier, porté par un savoir-faire reconnu. Cavaliers, chevaux et spectateurs en ressortent unanimes : ces quinze jours de compétitions, du dressage au jumping, auront offert ce qui se fait de mieux aujourd’hui.

Article rédigé avec communiqué pour les citations. 

Le Printemps des Sports Équestres – CSIYH 7 et 8 ans

Le Printemps des Sports Équestres – CSIYH 7 et 8 ans

La finale du CSIYH 7 ans – 1,35m

Chez les chevaux de 7 ans, la finale a offert un scénario particulièrement disputé. Sur les 70 couples engagés, 31 ont réussi à signer un parcours sans pénalité, contraignant les cavaliers à prendre tous les risques pour espérer figurer au classement.

Mathis Vallat, cavalier GL Events, s’impose avec Jordan du Chalet (Candy de Nantuel x Eldorado de Hus). Auteur d’un double sans faute, il signe un chronomètre de référence qui vient récompenser une prise de risque assumée.

Toujours rapide, Victor Bettendorf s’empare de la 2e place avec Jumbo de la Roque (Mylord Carthago x Untouchable 27), un cheval alliant force et respect. L’Allemand Christian Ahlmann complète le podium avec l’étalon Toemme de Regor Z,  qui a déroulé de très bons parcours.

Les épreuves réservées à cette catégorie d’âge permettent souvent de découvrir de futurs chevaux de haut niveau, voire même de Grand Prix. Plusieurs chevaux ont particulièrement retenu l’attention. Jus d’Orange DK (Mylord Carthago x Diamant de Semilly) a ainsi marqué les esprits avec un premier tour de grande qualité, laissant entrevoir un fort potentiel pour le sport moderne. Camo Waldstar Z (Cornet Obolensky x Zirocco Blue) s’est également distingué par ses moyens, son sang et son chic. Unity Touch (United Touch) s’est aussi démarqué avec une très grosse galopade et de gros moyens. Des chevaux à suivre de près pour l’avenir.

Les résultats complets : ici

La finale du CSIYH 8 ans – 1,45m 

La qualité des « jeunes » chevaux d’avenir engagés dans ce CSIYH s’est également confirmée lors de la finale des chevaux de 8 ans, où 24 des 64 partants ont signé un parcours sans faute en première manche. Le barème de l’épreuve (en deux manches et non au barrage) a limité à 13 le nombre de couples qualifiés pour la seconde manche.

La victoire revient à Janika Sprunger avec Victory Music Z (Vigo d’Arsouilles x Emerald), qui a déroulé un magnifique barrage avec une facilité déconcertante ! Dotée de beaucoup de force, d’un grand galop, de respect et d’un excellent passage de dos, elle s’est littéralement baladée dans cette finale.

Avec seulement quelques centièmes de plus, Olivier Perreau prend la 2e place avec Celena des Joanins Z (Chacco Blue). Elle aussi a montré une grande galopade et beaucoup de moyens.

La troisième place revient à Henrik von Eckermann avec Catniss Four C (Catover). Avec une façon de faire un peu atypique, en « s’enroulant » sur chaque saut, elle a démontré beaucoup d’application et de respect.

Trois Français suivent ensuite dans le Top 7 : Thomas Lambert est 4e avec Ipswich du Marchet (Untouchable), Clément Frerejacques est 5e avec Ice Tea de l’Eden (Sunday de Riverland) et Arthur Deuquet est 7e avec Isba de Nantuel, fille de Chilli Willi et de la crack Hello Folie (Folie de Nantuel). Il signe un chronomètre plus rapide que celui des vainqueurs, mais une faute sur le dernier obstacle le prive d’un meilleur classement.

Les résultats complets : ici

Le Championnat de France Pro Elite pour Julien Epaillard 

Le Championnat de France Pro Elite pour Julien Epaillard 

Avec 65 partants et des tribunes pleines, le Championnat de France Pro Élite retrouve ses lettres de noblesse !

Même s’il se court sur une finale à 1,55 m, qui reste un cran en dessous de ce qui se faisait à une époque, cela redevient un bel événement pour un titre qu’il faut vraiment aller chercher. Avec une partie des meilleurs cavaliers français au départ (avec de nouveaux chevaux ou des chevaux « jeunes » pour ce niveau), mais aussi des cavaliers que l’on voit tout au long de l’année sur le circuit du Grand National ou en CSI 3*, cela devient une belle occasion de révéler des chevaux à suivre dans les prochains mois.

Le parcours de Yann Royant était parfaitement dosé. Avec seulement cinq doubles sans faute, il a permis de départager les couples sans mettre les chevaux (même avec peu de métier à ce niveau) dans le rouge.

LA révélation du championnat est sans aucun doute Hard’Rock Queen HJD. Le fils de Lauterbach, qui a rejoint les écuries de Julien Épaillard depuis seulement quelques semaines, a survolé les épreuves avec une facilité déconcertante et offre à Julien le titre de champion de France senior, qu’il n’avait jamais décroché jusque-là. La manière avec laquelle ils ont déroulé chacun de leurs parcours laisse présager un bel avenir. ​​« Il s’agit de mon premier titre de champion de France, j’ai fini par y arriver ! Mon cheval a un immense potentiel, mais manque encore d’expérience. Je ne savais pas à quoi m’attendre car il n’avait concouru qu’une seule fois sur herbe avant ce championnat. Je crois énormément en lui et je suis épaté par sa prestation. Cette nouvelle génération de terrain en herbe me réconcilie gentiment avec cette surface, sur laquelle j’ai peu couru ces dernières années car mes chevaux ne sont pas ferrés. Je suis content de mes chevaux lors des parcours, j’ai des sensations formidables et que l’on passe en premier ou en dernier, la qualité du sol reste la même. »

Champions de France Pro Élite en 2024, Cédric Hurel et Fantasio Floreval Z prouvent encore une fois qu’une belle complicité, associée à une excellente gestion du programme pour préserver son cheval (en ciblant bien ses objectifs et sans chercher à courir tous les gros concours), permet d’être performants pendant plusieurs années au plus haut niveau, sans être tous les week-ends sur des 5*. « Mon cheval est expérimenté, il connaît le système puisqu’il était en or en 2024. Deuxième, cela change, j’ai laissé Julien prendre la première place ! Je suis parti avec du retard puisque nous avons commis une faute lors de la chasse. Nous passons de la quinzième à la deuxième place, je ne m’attendais pas à une aussi belle remontée. Lors des championnats, le sport fait qu’il y a souvent des bouleversements dans le classement, j’ai pu en profiter. Dans tous les cas, je n’aurais pas pu rattraper Julien. J’ai fait mon travail en réalisant un double sans-faute aujourd’hui, je suis très content. »

Inès Joly et Come On Z complètent le podium en alignant les parcours sans pénalités. « J’ai Come On depuis janvier 2024, je le connais depuis longtemps. Je souhaitais réaliser des parcours réguliers, sans faute, pour ne pas le mettre en difficulté. C’est un cheval respectueux, qui a toujours envie de bien faire. Il a répondu présent les deux jours et prouvé que, malgré sa petite taille, il a tout d’un grand cheval. Il compte beaucoup pour moi, j’espère pouvoir le conserver et aller le plus loin possible avec lui. »

Avec seulement quelques centièmes de plus, qui la placent au pied du podium, Sara Brionne réalise un magnifique championnat avec son puissant étalon Grand Duc du Paradiso.

En tête avant la dernière manche, Olivier Perreau et Himalaya du Temple terminent 5e au classement final, avec une faute sur le dernier parcours.

6e sous la selle d’Edward Levy, la grise Griss de Kerglenn a montré beaucoup de qualités, tout comme la très bonne Vivolenska, qui termine 8e avec Charlotte Léoni.

Le classement complet : ici

(avec communiqué de presse pour les citations)