Avec 65 partants et des tribunes pleines, le Championnat de France Pro Élite retrouve ses lettres de noblesse !

Même s’il se court sur une finale à 1,55 m, qui reste un cran en dessous de ce qui se faisait à une époque, cela redevient un bel événement pour un titre qu’il faut vraiment aller chercher. Avec une partie des meilleurs cavaliers français au départ (avec de nouveaux chevaux ou des chevaux « jeunes » pour ce niveau), mais aussi des cavaliers que l’on voit tout au long de l’année sur le circuit du Grand National ou en CSI 3*, cela devient une belle occasion de révéler des chevaux à suivre dans les prochains mois.

Le parcours de Yann Royant était parfaitement dosé. Avec seulement cinq doubles sans faute, il a permis de départager les couples sans mettre les chevaux (même avec peu de métier à ce niveau) dans le rouge.

LA révélation du championnat est sans aucun doute Hard’Rock Queen HJD. Le fils de Lauterbach, qui a rejoint les écuries de Julien Épaillard depuis seulement quelques semaines, a survolé les épreuves avec une facilité déconcertante et offre à Julien le titre de champion de France senior, qu’il n’avait jamais décroché jusque-là. La manière avec laquelle ils ont déroulé chacun de leurs parcours laisse présager un bel avenir. ​​« Il s’agit de mon premier titre de champion de France, j’ai fini par y arriver ! Mon cheval a un immense potentiel, mais manque encore d’expérience. Je ne savais pas à quoi m’attendre car il n’avait concouru qu’une seule fois sur herbe avant ce championnat. Je crois énormément en lui et je suis épaté par sa prestation. Cette nouvelle génération de terrain en herbe me réconcilie gentiment avec cette surface, sur laquelle j’ai peu couru ces dernières années car mes chevaux ne sont pas ferrés. Je suis content de mes chevaux lors des parcours, j’ai des sensations formidables et que l’on passe en premier ou en dernier, la qualité du sol reste la même. »

Champions de France Pro Élite en 2024, Cédric Hurel et Fantasio Floreval Z prouvent encore une fois qu’une belle complicité, associée à une excellente gestion du programme pour préserver son cheval (en ciblant bien ses objectifs et sans chercher à courir tous les gros concours), permet d’être performants pendant plusieurs années au plus haut niveau, sans être tous les week-ends sur des 5*. « Mon cheval est expérimenté, il connaît le système puisqu’il était en or en 2024. Deuxième, cela change, j’ai laissé Julien prendre la première place ! Je suis parti avec du retard puisque nous avons commis une faute lors de la chasse. Nous passons de la quinzième à la deuxième place, je ne m’attendais pas à une aussi belle remontée. Lors des championnats, le sport fait qu’il y a souvent des bouleversements dans le classement, j’ai pu en profiter. Dans tous les cas, je n’aurais pas pu rattraper Julien. J’ai fait mon travail en réalisant un double sans-faute aujourd’hui, je suis très content. »

Inès Joly et Come On Z complètent le podium en alignant les parcours sans pénalités. « J’ai Come On depuis janvier 2024, je le connais depuis longtemps. Je souhaitais réaliser des parcours réguliers, sans faute, pour ne pas le mettre en difficulté. C’est un cheval respectueux, qui a toujours envie de bien faire. Il a répondu présent les deux jours et prouvé que, malgré sa petite taille, il a tout d’un grand cheval. Il compte beaucoup pour moi, j’espère pouvoir le conserver et aller le plus loin possible avec lui. »

Avec seulement quelques centièmes de plus, qui la placent au pied du podium, Sara Brionne réalise un magnifique championnat avec son puissant étalon Grand Duc du Paradiso.

En tête avant la dernière manche, Olivier Perreau et Himalaya du Temple terminent 5e au classement final, avec une faute sur le dernier parcours.

6e sous la selle d’Edward Levy, la grise Griss de Kerglenn a montré beaucoup de qualités, tout comme la très bonne Vivolenska, qui termine 8e avec Charlotte Léoni.

Le classement complet : ici

(avec communiqué de presse pour les citations)