On trouve de nombreux bridons sur le marché, pour différentes utilisations et dans différentes gammes de tarifs. Chaque marque propose régulièrement un nouveau modèle, développé selon l’évolution du sport. Ses dernières années, ce sont les modèles anatomiques qui se sont beaucoup développés. Depuis quelques années, l’équipe CWD a décidé de développer en plus de ses modèles “classiques”, des bridons en collaboration avec leurs cavaliers qui ont été n°1 mondial. Nous avons testé ces 6 bridons The One.
Ce qu’ils en disent :
Les n°1 mondiaux sont venus avec leurs envies, leurs besoins, leurs meilleures idées… Et nous avons mis tout notre savoir-faire et toute notre innovation au service de leurs chevaux et de leur équitation.
De cette collaboration est née une collection unique : des bridons sur-mesure, conçus par l’élite mondiale. Pas un simple équipement. Un allié décisif quand tout se joue.
Et vous, quel sera votre numéro 1 ?
À l’utilisation :
On apprécie tous de voir les meilleurs cavaliers du monde à l’œuvre. La qualité de l’équipement fait partie intégrante de la performance. Chaque cavalier possède ses propres préférences en matière de bridons : type de rênes, choix de muserolle, forme de têtière ou encore finition des boucles. Afin de mieux comprendre les spécificités de chaque modèle, nous avons testé chacun de ces bridons et en détaillons ici les caractéristiques, les points forts et les particularités.
Harrie Smolders – L’original
Visuellement, ce modèle reste assez classique, mais il a été conçu avec une attention particulière portée au confort du cheval. Sa têtière, dotée d’une mousse très absorbante, assure une bonne répartition des pressions, tandis que sa large muserolle anatomique avec noseband intégré contribue à la stabilité de l’ensemble. On y retrouve également un trèfle à quatre feuilles, symbole porte-bonheur emblématique du cavalier.
Les passants fixes limitent les frottements, et le frontal orné de pièces métalliques apporte une touche d’élégance discrète. Les rênes en tissu sont équipées d’arrêtoirs et se fixent au mors par une attache en cuir plutôt que par une boucle classique. Je ne suis généralement pas un grand adepte des rênes en tissu, mais celles-ci se révèlent particulièrement confortables en main et agréables à utiliser au quotidien.
Au final, il s’agit d’un bridon polyvalent, confortable et bien pensé, qui devrait convenir à un grand nombre de chevaux.
Kevin Staut – Le style
On retrouve sur ce modèle plusieurs éléments déjà appréciés sur le précédent, notamment une têtière très absorbante et des passants fixes, gages de confort et de stabilité. La particularité de ce bridon réside dans le passage du montant de muserolle au-dessus de la têtière, un choix de conception qui facilite son remplacement ou son ajustement. La muserolle est également livrée avec un passant en cuir permettant l’ajout d’un noseband si nécessaire.
Dans le même esprit de praticité, les montants de mors sont équipés de clips plutôt que de boucles, ce qui simplifie le changement de mors au quotidien. Côté esthétique, le frontal en cuir tressé apporte une véritable signature visuelle et une touche d’élégance raffinée. En revanche, le côté tressé de la muserolle pourrait ne pas convenir aux chevaux les plus sensibles. Les rênes en caoutchouc avec arrêtoirs offrent quant à elles une bonne prise en main et un contact sécurisé.
McLain Ward – Le classique
Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’un modèle très classique, sans fioritures. On retrouve, comme sur les deux autres bridons, une têtière très absorbante ainsi que des passants fixes. On peut néanmoins souligner la largeur de la muserolle plate, ainsi que la présence d’une boucle de noseband amovible.
Le choix des rênes s’est ici porté sur du caoutchouc, sans arrêtoirs. Un ensemble au style épuré et minimaliste, qui va à l’essentiel sans chercher à en faire trop.
Kent Farrington – L’astucieux
Encore un modèle doté d’une têtière absorbante, avec également un passage du montant de la muserolle positionné au-dessus, pour davantage de confort. Ce bridon se distingue surtout par ses muserolles interchangeables, qui peuvent être remplacées sans avoir à démonter l’ensemble du filet. Des boucles situées de chaque côté de la muserolle permettent en effet un changement rapide et pratique.
Trois types de muserolles sont fournies : une muserolle française « classique », une muserolle en cuir rond lisse et une muserolle en cuir tressé. Chacune est équipée d’un passant en cuir permettant l’ajout d’un noseband si nécessaire.
Sur le plan esthétique, le design du frontal apporte une belle finition à l’ensemble. On peut également souligner que les cuirs sont doublés veau, afin de garantir un contact uniquement souple et confortable contre la peau du cheval.
Ici aussi, les rênes en caoutchouc avec arrêtoirs assurent une bonne prise en main ainsi qu’un contact sûr et stable.
Rolf-Göran Bengtsson – Le sensible
Ce modèle se distingue par la largeur de sa têtière, conçue pour mieux répartir et limiter les pressions exercées sur cette zone. L’ergonomie et le confort sont également renforcés par la suppression de la muserolle classique, remplacée par un système d’attache au niveau de la sous-barbe.
Ce choix peut s’avérer intéressant en évitant de « contraindre » le cheval au niveau de la muserolle, mais il demande en contrepartie un ajustement particulièrement précis, afin d’éviter de ne pas trop serrer la sous-barbe.
Ici aussi, les rênes en tissu équipées d’arrêtoirs assurent une bonne tenue en main et se fixent au mors par une attache en cuir plutôt que par une boucle classique pour un contact plus fixe.
Scott Brash – Le perfectionniste
Avec sa doublure veau sur l’ensemble du bridon, sa têtière large anatomique et ses trois montants (mors, muserolle et sous-gorge) fixés ensemble — ce qui évite tout passage supplémentaire dans la têtière — le confort est clairement mis à l’honneur. Le noseband est amovible.
Sur le plan esthétique, ce bridon se distingue par son élégance, soulignée par les surpiqûres et les initiales présentes sur la muserolle. Les rênes en caoutchouc, sans arrêtoirs, complètent un ensemble sobre, chic et fonctionnel.
Personnellement, j’ai une préférence pour le bridon Scott Brash. Je trouve qu’il incarne parfaitement l’équitation sportive moderne : un modèle à la fois élégant et de grande qualité, sans excès de style, tout en étant conçu avec une réelle attention portée au confort du cheval. Mais j’apprécie aussi beaucoup le Harrie Smolders.
Les tarifs ne conviendront pas à tous, mais ce sont des produits uniques, fabriqués à la demande et donc qui ont un certain coût. Mais CWD propose sur son site le paiement en 3 ou 4 sans frais, ce qui peut aider certain à avoir quand même accès à des bridons de cette qualité.
Le site : The One de CWD
Le prix : de 610 € à 625 € selon le modèle
Photos © Sophie Jacoby et Cavaletti Mag













