J’ai testé : les étrivières monobranche d’Antarès

J’ai testé : les étrivières monobranche d’Antarès

L’équipement évolue de plus en plus, à la fois pour le confort du cheval mais également pour celui des cavaliers. La qualité des selles et des étriers a beaucoup progressé ces dernières années, et de nouvelles étrivières se sont développées sur le marché : les étrivières monobranche. Depuis quelques mois, je teste le modèle proposé par Antarès. 

Ce qu’ils en disent :

Les étrivières monobranche sont des étrivières larges conçues pour améliorer le confort et la stabilité du cavalier. La position basse de la boucle élimine toute sur-épaisseur sous l’enfourchure. Il n’y a donc pas de gêne pouvant être occasionnée au niveau du petit quartier, contrairement à des étrivières classiques.

Les tranches ont été repensées afin de limiter l’usure des quartiers de la selle. Par ailleurs, les coutures sont encastrées avec un fil tressé spécialement conçu pour lutter contre l’abrasion. Elles sont renforcées avec un intérieur en nylon pour éviter tout risque d’allongement.

Le large passant pour le couteau permet une mise en place facile. La fixation et le retrait des étriers sont donc très rapides. L’étrivière « R » correspond à l’étrivière droite. L’étrivière « L » correspond à l’étrivière gauche.

Les étrivières monobranche sont parfaites pour votre selle d’obstacle. Elles s’adaptent à tous les types d’étriers.

Les étrivières monobranche apportent un confort supplémentaire à l’adducteur du cavalier. En effet, son montage sans boucle au niveau des couteaux d’étrivières de la selle élimine les sur-épaisseurs gênantes. Par ailleurs, sa conception en une seule épaisseur évite les pincements de la cuisse, et assure un meilleur contact entre le cavalier et son cheval. Plus large que le modèle précédent, ces étrivières monobranche permettent une meilleure position et fixation de la jambe. L’équilibre est ainsi maintenu.

À l’utilisation : 

Depuis le temps que l’on monte avec des étrivières “classiques”, on s’est habitué à les sentir sous les mollets, mais il faut bien admettre que cela n’est pas particulièrement “confortable”. C’est la raison première qui m’a donné envie d’essayer des étrivières monobranches. Mais une fois que je les ai utilisés, j’ai découvert que leur intérêt va bien plus loin.  Cela apporte également naturellement un meilleur équilibre et plus de fixité aux niveau des jambes. 

Les boucles, positionnées en bas (et non en haut comme habituellement), apportent un vrai confort. Plus de sur-épaisseurs gênantes (voir même parfois irritantes pour certains cavaliers) au niveau des couteaux. 

Le fait de n’avoir plus qu’une branche plate en cuir apporte clairement de la stabilité. La jambe descend bien le long de l’étrivière, sans jamais être gênée. Quoi qu’il arrive, on se retrouve plus à devoir remettre bien à plat les étrivières à un moment où un autre d’une séance parce qu’on est gêné voir même pincé.

La facilité pour les mettre ou les enlever de la selle est aussi un vrai plus. Ce matin encore, j’ai longé une jument avant le travail, il ne m’a fallu qu’une minute pour retirer les 2 étrivières (en laissant les étriers dessus réglés à la bonne longueur) avant la longe et une minute après pour les remettre. Exit le problème des étriers qui vont soit rebondir dans les flancs du cheval, soit rayer la selle parce qu’ils sont remontés, mais forcément bougeront avec le cheval). 

On peut également noter que la selle s’use moins vite aux niveaux des étrivières qu’avec des étrivières classiques. Les ayant testé sur une selle neuve (la selle Signature demi-mesure d’Antarès dont on vous a parlé ici), j’ai vraiment pu le constater. Après plusieurs semaines d’utilisation, je ne vois presque aucune marque de frottement sur le cuir. 

Pour ce qui est du look et de la qualité du cuir, comme toujours, Antarès est au rendez-vous. Ma selle étant marron j’ai choisi les étrivières marron avec surpiqûres beiges. Je les trouve particulièrement belles.

Au niveau de l’entretien, rien de compliqué. Comme avec tout le reste de l’équipement en cuir, savon glycériné après chaque utilisation, baume à cuir une fois (ou deux selon votre utilisation du matériel) par mois et huile une fois (là aussi ou deux, selon votre utilisation) par an. 

Personnellement, je les ai complètement adoptées et je ne suis pas prête de revenir en arrière. Je me sens mieux dans ma position à cheval, la jambe plus en place, à la fois stable et souple. Le confort associé à l’amélioration de la fixité de la jambe apportée en font pour moi un élément vraiment important de l’équipement.

Les couleurs : marron ou noir

Les tailles : 00 à 4 (1,40m à + d’1,75m, guide des tailles dispo sur le site)

Le prix : 160 €

Le site : étrivières monobranches Antarès

Photos © Sophie Jacoby

J’ai testé : les étriers IR-ON S de Flex-On

J’ai testé : les étriers IR-ON S de Flex-On

La sécurité est un critère de plus en plus important dans le choix de l’équipement. Ces dernières années, les étriers ont beaucoup évolué et de nombreuses marques proposent maintenant des modèles “de sécurité”. Nous testons depuis quelques semaines le dernier sorti, l’IR-ON S de Flex-On. 

Ce qu’ils en disent : 

IR-ON S : Sécurité, confort et élégance réunis.

L’IR-ON S est la dernière innovation de notre gamme d’étriers, combinant le meilleur des modèles Safe-on et Hunter H. Cet étrier de sécurité allie performance technique, design épuré pour répondre aux besoins des cavaliers exigeants.

Sécurité optimale : grâce à sa branche amovible, l’IR-ON S libère le pied en cas de chute avec une force de déclenchement minimale de 40 kg, assurant une protection maximale. Le repositionnement de la branche est simple et rapide, permettant de remonter immédiatement en selle.

Design sobre et élégant : inspiré du Hunter H, l’IR-ON S se distingue par un design épuré et moderne, alliant discrétion et esthétisme pour un style soigné.

Polyvalence technique : robuste et léger, l’IR-ON S est disponible avec un plateau incliné ou plat, ainsi qu’avec un système de grip ou ultra-grip, offrant une adhérence optimale adaptée à chaque discipline et préférence.

L’IR-ON S incarne la parfaite alliance entre innovation technique et élégance intemporelle, pour une expérience en selle à la hauteur des attentes des cavaliers modernes.

Imaginée dans nos ateliers en France, façonnée avec exigence, cette nouveauté incarne une nouvelle manière de penser la monte.

À l’utilisation : 

Flex-On est une marque reconnue depuis longtemps pour ce qui est des étriers, mais également pour maintenant pour ses casques. Nous vous avions déjà parlé des étriers GC2, étriers Green Composite , en début d’année (vous pouvez retrouver l’article ici), ainsi que du casque Armet (article à lire ici) l’an dernier. 

La première chose que l’on apprécie quand on découvre les étriers IR-ON S, c’est leur look à la fois moderne et sport. Avec leur design très épuré. Ils sont vraiment beaux, ce qui est assez rare pour des étriers, et donc, mérite d’être souligné. 

Pour ce qui est de leur système de sécurité, je dois admettre qu’il m’a fallu un petit moment pour trouver où il était tellement il est discret ! C’est en fait la fixation entre la bas de la branche et le plancher de l’étrier qui se détache en cas de chute. La première fois que je l’ai manipulé à la main, j’avais l’impression que la résistance était assez forte avant que cela se détache, mais évidemment, après réflexion, à la main c’est logique qu’il faille forcer un peu pour mettre l’équivalent d’une force de 40kg (qui est le minimum pour le déclenchement de la sécurité). Je trouve que c’est un point positif car il se déclanchera bien en cas de chute, mais qu’il reste bien même si on se fait un peu “secouer” par un jeune cheval par exemple, mais il faut donc bien noter que c’est plus adapté aux adultes pour cette raison. Très facile à remettre en place (et qui ne risque pas de se casser vu la souplesse de la branche), on peut remonter à cheval tout de suite si on le souhaite.

Comme toujours avec Flex-On, ils sont également personnalisable (déclinable en 3 couleurs : chrome, mate, noir, et avec le choix entre plateau incliné ou plat ainsi que grip ou utra grip). 

Personnellement, j’apprécie particulièrement la version avec plateau incliné et ultra-grip. Le pied est bien calé, la jambe descend naturellement et la cheville fonctionne bien. C’est très confortable pour le cavalier. On retrouve ce que l’on appréciait déjà avec leurs autres étriers, mais en version 2.0. Associant confort, sécurité et chic, les IR-ON S sont vraiment modernes et parfaitement adaptés à l’exigence de l’évolution de notre sport. C’est vraiment une belle réussite. 

Pour ce qui est de l’entretien, un coup de brosse après chaque utilisation suffit à enlever le sable des grip. Si on veut qu’ils soient vraiment propres (malgré la période humide) un petit coup d’éponge dessus et ils sont comme neuf.

Le prix : 275 € en grip et 295 € en ultra grip

Le site : IR-ON S de Flex-On

Photos © Sophie Jacoby

J’ai testé : les guêtres coquées de Pro-Confort

J’ai testé : les guêtres coquées de Pro-Confort

Comme de nombreux produits, les protections ont beaucoup évolué ces dernières années, de façon à apporter plus de confort aux chevaux. De simples protections fermées rigides et non respirantes, nous sommes passés à des protections plus souples, mieux coupées et plus aérées. Depuis quelques semaines, nous testons les protections coquées de Pro-Confort.

Ce qu’ils en disent : 

Le design est les doublures sont conçues afin de limiter la surchauffe des tendons en favorisant une aération optimale.

  • Spécificités techniques :

-Coques en TPU : protection renforcée des membres, avec aérations intégrées pour une meilleure ventilation
– Doublures en 3D Mesh velours incluses : 3D Mesh matière respirante et amortissante pour un confort optimal. Matière velours : doux et confortable, protège la peau du cheval
– Doublure en mouton synthétique disponible en option : doublures interchangeables fixées par velcro
– Protection coquée pour une sécurité maximale
– Ventilées pour limiter la transpiration et favoriser le confort

  • Entretien :
    – Retirer les doublures avant lavage
    – Lavage à la main recommandé
    – Pas de lavage en machine ni de sèche-linge
    – Séchage à l’air libre, à l’abri du soleil direct

Parfaites pour le travail quotidien et la compétition.

À l’utilisation : 

Attention, coup de coeur ! 

Ces guêtres, découvertes à Equita Lyon, sont un vrai coup de cœur. 

Du côté du look, on est sur un produit à la fois classique et moderne. Chez Cavaletti Mag, on aime beaucoup le noir, donc ce choix de couleur unique nous convient parfaitement. Elles sont très bien aussi bien pour la maison que pour les concours. 

Du côté du confort, le design ergonomique est très appréciable. La coque se cale parfaitement à sa place sur le membre. La coupe du haut libère bien les mouvements du cheval. Que l’on choisisse l’intérieur 3D mesh velour vendu avec, ou bien la doublure en mouton synthétique, elles sont vraiment très confortables.

De côté des aérations, grâce à leur intérieur en mesh, qui est une matière à la fois respirante et amortissante, elles apportent un vrai plus aux autres modèles de protections déjà existants qui ont “juste” des aérations sur les coques. Là où avec des protections “classiques” je trouvais encore régulièrement les tendons un peu plus chaud que je ne l’aurais voulu après le travail, avec ces guêtres, je trouve vraiment les membres mieux au niveau de la température et n’ai aucune trace de transpiration (même avec une jument non tondue à ce niveau-là). 

Du côté de l’entretien, c’est top. La coque se nettoie facilement avec un coup de brosse ou d’éponge (si besoin) au quotidien. Pour les doublures en mesh, je la brosse avec une brosse douce après chaque séance, puis, quand il y a besoin de plus, il suffit de la détacher, de les laver à la main et de les laisser sécher quelques heures à l’air libre (pour un bon séchage rapide, idéalement dans une pièce chauffée l’hiver). Pour les doublures en moutons, comme toutes ce qui est moumoute, évidemment, ça n’aime pas trop les terrains mouillés et la boue, mais pour l’instant, en les brossant doucement à la brosse douce après utilisation quand il y a du sable dessus, elles sont encore comme neuves. Si besoin, elles sont vendues avec un sac de protection qui peut servir à les ranger, mais également à les laver à la machine (attention, pas à plus de 30° quand même et pas de séchage au sèche-linge).

Ma jument travaille bien et se déplace bien avec. Elles tiennent bien à leur place, sans qu’on ai l’impression de devoir serrer “fort” les boucles. Pas de marques de frottement des guêtres après le travail. Pas de traces de transpiration sous les protections quand je les enlève. Que demander de plus ?

Personnellement, j’en suis fan. Elles sont à la fois classe, confortables, respirantes, facile d’entretien et à un rapport qualité prix défiant toute concurrence ! J’utilise majoritairement les doublures mesh pour ses grandes qualités d’aérations / respirabilité. Mais je garde l’option des doublures en mouton si un jour je veux apporter un peu plus de “chic” en concours par exemple.  

Si vous allez au salon du cheval de Paris la semaine prochaine, n’hésitez pas à aller découvrir leur produit sur leur stand qui se situera au hall 4 – T8.

Le prix : 149,98 € les guêtres (payables en 3 ou 4 fois sur leur site) / 29,98 € les doublures en mouton

Les tailles : M ou L

Le site : Balou Protections Pro-Confort

Photos © Sophie Jacoby

Le Grand Prix Coupe du Monde de Lyon pour Olivier Perreau

Le Grand Prix Coupe du Monde de Lyon pour Olivier Perreau

Comme tous les ans, le Grand Prix Coupe du Monde d’EquitaLyon s’est déroulé dans un hall bondé. Le public, composé de beaucoup de connaisseurs, est toujours au rendez-vous de cet évènement incontournable du calendrier. Pour le plus grand plaisir des français, cette année le podium final est entièrement tricolore ! 

Dès le passage du premier couple, on a découvert un parcours au tracé technique, mais également pour lequel le chronomètre serait à prendre en compte car le temps limite obligeait vraiment à y penser pour finir dans le temps. 

Sur les 39 engagés, ils ne seront finalement que 8 à réussir à signer un premier parcours sans pénalité. Déjà auteur d’un premier parcours montrant qu’ils étaient en forme, le Rhônalpin Olivier Perreau et son Olympique GL Events Dorai d’Aiguilly ont tout tenté pour performer “à domicile”. Leur magnifique barrage leur offre la victoire, juste devant Julien Epaillard, bien connu pour être particulièrement rapide.

« Je suis très content de gagner enfin ici ce Grand Prix. C’était vraiment un objectif pour moi. Je n’ai pas fait le barrage que je voulais faire initialement mais la chance était avec moi. J’ai essayé de donner le meilleur en essayant d’aller le plus vite et de rester calme à la fin. M’imposer ici avec une jument de mon élevage ajoute une saveur à la victoire. C’est vrai que mon métier premier reste d’élever les chevaux. J’avais remporté mon premier Grand Prix 5* avec GL events Venizia d’Aiguilly C’est super, maintenant je vais réfléchir au troisième cheval (rires). Pour la suite, la Coupe du monde n’est pas un objectif pour moi. Après deux saisons intenses jusqu’aux Jeux olympiques de Paris 2024, j’ai eu une période un peu plus creuse. Je n’ai peut-être pas fait les meilleurs choix dans mon programme mais là elle revient très en forme. Je vais tâcher de la gérer au mieux. »

Après avoir pris la 2ème place de l’Equita Master la veille avec son crack Donatello d’Auge, Julien Epaillard était associé à Fringan de Vesquerie pour ce Grand Prix. Malgré son peu d’expérience à ce niveau, le fils de Mylord Carthago a répondu présent et a confirmé qu’il a toutes les qualités pour le plus haut niveau. 

« Je suis très satisfait de mon cheval, j’aurais évidemment signé pour un tel résultat. Fringan est en pleine progression depuis le mois de septembre. Je savais que le Grand Prix allait être long et difficile, j’ai misé sur sa fraîcheur ici et ça a payé. Il monte en puissance et montre de très grosses aptitudes que ce soit en indoor ou sur herbe. Ce sont encore des informations très intéressantes que j’engrange et on va pouvoir faire des plans pour la suite. Lyon est vraiment un bel événement, toutes les conditions sont réunies, on est bien, les chevaux aussi, le public est là. On voudrait que ce concours dure toujours ! »

Déjà 4ème du GP Longines du vendredi, Antoine Ermann enchaîne les belles performances et décroche la 3ème place avec son Flyod des Prés. La qualité de l’équitation du jeune cavalier et sa régularité à ce niveau sont impressionnantes. 

« Terminer quatrième du Longines Grand Prix vendredi soir était déjà un rêve de gosse. J’avoue que là je ne réalise pas trop. C’était déjà une chance de courir les grosses épreuves ici. Là c’est vraiment du bonus. Je suis très heureux. Cette saison a été riche. Cela me permet d’être plus à l’aise au niveau 5* mais avec un cheval comme le mien, ça aide. Je suis plus compétitif et j’essaie de continuer à progresser. »

Seul autre double sans faute, l’Irlandais Bertram Allen prend la 4ème place avec le prometteur 9 ans Quonquest de Rigo. Harry Charles termine 5ème avec Casquo Blue, devant Wilma Hellström et Cicci BJN. Pénélope Leprevost et son bouillonnant Baloubet de Talma signent une belle performance et prennent la 7ème place. Barbara Schnieper et Canine terminent 8èmes. 

On peut également souligner les 4 parcours sans pénalités aux obstacles, mais qui ont été privés de barrage à cause de temps dépassé. Malgré un très beau parcours, Edouard Schmitz et Gamin van’t Naastveldhof ont franchi la ligne avec quelques centièmes de trop. Richard Vogel et son exceptionnel United Touch S ont déroulé un parcours “d’école”. Magnifique à regarder, mais malgré sa grosse galopade, il écope quand même de 2 points de temps dépassés. 

Même score pour Nathan Budd et l’étalon Touardo Blue qui ont eux aussi signé un parcours de grande qualité.  Robin Muhr et Galaxy HM ont également réalisé une très belle prestation qui aurait mérité de leur donner accès au barrage, mais ils ont franchi la ligne d’arrivée avec 3 points de temps.

Que ce sport peut parfois être dur quand on voit ces couples à la porte du barrage, mais quel Grand Prix ! 

Pour son dernier Grand Prix 5*, on aurait évidemment aimé voir Philippe Rozier au barrage. Une petite faute avec l’étalon Le Coultre l’empêcha. L’émotion était palpable dès son entrée en piste. Les applaudissements à la fin de son parcours mais également à son retour au paddock resteront gravés dans les mémoires. 

Les résultats complets

Avec communiqué de presse (citations cavaliers)

L’Equita Masters d’Equita Lyon pour Petronella Andersson

L’Equita Masters d’Equita Lyon pour Petronella Andersson

Deuxième temps fort du CSI5*-W de Lyon, l’Equita Masters présenté par Hermès Sellier s’est déroulé, comme chaque année, le samedi soir. Avec 25 couples au départ et une deuxième manche ouverte aux 12 meilleurs, c’est toujours une très belle épreuve. 

À l’issue de la première manche, 7 couples avaient encore un score vierge au compteur, mais un seul réussit à aligner un autre parcours sans pénalité en deuxième manche. C’est donc une victoire avec la manière pour Petronella Andersson et Odina van Klapscheut !

« Je connais bien ma jument, je la monte depuis qu’elle a 7 ans. Elle est très respectueuse et rapide. J’ai monté ma deuxième manche comme je l’avais prévu. Odina a une grande galopade alors j’ai choisi d’enlever quelques foulées dans plusieurs lignes. En partant en milieu de barrage, je n’ai pas pris tous les risques, c’est finalement ce qui m’a permis de gagner. Les parcours de Grégory Bodo sont toujours très agréables à monter, il fait vraiment partie des meilleurs chefs de piste au monde. Lyon est l’un de mes concours favoris, je suis heureuse de cette victoire d’autant que j’ai mal commencé la compétition avec une chute dans le prix Groupama, donc là, je me rattrape bien (rires). Demain, je prendrai le départ du Grand Prix Coupe du monde Longines FEI avec Opaline de W&S. Elle a très bien sauté vendredi dans le Longines Grand Prix. On ne sait jamais ce que la compétition nous réserve mais si je monte bien, mes chevaux sont généralement performants. »

La deuxième place revient à Julien Epaillard et Donatello d’Auge, qui ont franchi la ligne d’arrivée avec 3 secondes d’avances, mais avec une faute sur le dernier, après avoir pris tous les risques avec un tracé très serré. 

« Je ne suis pas vraiment déçu. C’est le jeu. J’ai hésité à prendre l’option sur le dernier qui était difficile mais il y avait encore du joli monde derrière moi donc j’ai opté pour cette stratégie. Je me satisfais de cette 2e place. Dimanche, c’est Fringan de Vesquerie qui prendra part au Grand Prix Coupe du monde Longines FEI. Même s’il n’est pas encore compétitif à ce niveau, il est suffisamment en confiance pour le faire. Il va continuer à prendre de l’expérience. Donatello va souffler un peu avant les dernières échéances de la saison. »

Gregory Wathelet et le 9 ans Special Cera du Millet Z complètent le podium. Partis très vite dès le début de la 2ème manche, ils n’ont pas pu éviter une faute en sortie du double de verticaux, mais ils signent quand même une très belle performance pour leur première épreuve de ce niveau.

Pénalisé de 4 pts en première manche, mais seul autre couple à réussir le sans faute en deuxième manche, la Belge Annelies Vorsselmans et C. Kulottie W Z prennent une belle 4ème place, ex aequo avec Kevin Staut et Féline du Hus*HDC, la petite fille de sa crack SIlvana*HDC.

Robin Muhr prend la 6ème place avec Fou’Joie de Stel, juste devant Charlotte Léoni et Cyclone l’Epivent, qui avaient réalisé un premier tour sans faute, mais malheureusement pénalisé d’un point de temps.

Marc Dilasser termine 8ème avec son prometteur 9 ans, fils de Cornet Obolensky, Giulio du Ter, qui sautait à Lyon ses premières épreuves de ce niveau. 

Les résultats complets