Les poneys à l’honneur au Jumping de Bordeaux !

Les poneys à l’honneur au Jumping de Bordeaux !

Ce samedi, la piste bordelaise a mis les poneys à l’honneur avec deux épreuves phares : le Derby Poney by Devoucoux et la Super As Poney Élite – Grand Prix Excellence. Deux formats, deux niveaux, mais un même fil conducteur : la passion et la relève du saut d’obstacles français.

La journée a débuté avec le Derby Poney by Devoucoux, réservé aux poneys B et aux cavaliers de moins de 14 ans.

Disputée sur la grande piste internationale, l’épreuve proposait un parcours combinant obstacles fixes et obstacles mobiles. Audace et apprentissage étaient au rendez-vous pour ces jeunes cavaliers qui, malgré leur âge, ont fait preuve d’un sang-froid remarquable sur cette piste impressionnante.

Podium Derby Poney by Devoucoux

1er : Charles Edouard Doudeau & Diese Jud Ly
2ème Arthur Munoz & Heden Lescouley
3ème Romane Heripret & Quidam d’Audes

Une belle démonstration de complicité et de détermination pour ces jeunes couples prometteurs.

Changement d’ambiance ensuite avec la Super As Poney Élite. Ici, on ne parle plus d’apprentissage : on parle d’excellence.

Réservée aux cavaliers de moins de 18 ans, cette épreuve rassemble les meilleurs couples du circuit national. Les parcours sont exigeants et techniques, demandant une précision millimétrée où chaque détail compte.

À ce niveau, la maturité sportive impressionne. Les jeunes cavaliers montent avec justesse, lucidité et détermination, dans une atmosphère digne des plus grandes échéances.

Podium Super As Poney Élite Grand Prix Excellence:

1ere: Brune Faivre & Enigme des Prés
2eme : Apolline Baudry & Espoir du Rond Pré
3eme: Alice Duray & Ungaro of Qofanny

Du Derby formateur à l’élite nationale, cette journée a illustré toute la richesse du circuit poney. Sur la piste bordelaise, les jeunes cavaliers ont prouvé que la relève est bien là — déterminée, talentueuse et déjà impressionnante de maturité.

Le GP Coupe du Monde de Bordeaux pour Jessica Burke et Good Star du Bary

Le GP Coupe du Monde de Bordeaux pour Jessica Burke et Good Star du Bary

Il aura fallu 48 ans pour qu’une cavalière remporte le Grand Prix Coupe du Monde Bordeaux ! C’est enfin chose faite aujourd’hui grâce à Jessica Burke, en selle sur le SF né en Normandie, Good Star du Bary.

Sur les 35 couples au départ de ce Grand Prix, seuls 4 ont réussi à boucler un parcours sans aucune pénalité. Dès le passage du puissant Orak d’Hamwick en n°2, il était clair qu’il ne faudrait pas perdre de temps en route, car ils ont été pénalisés de deux points de temps dépassé. Ils ne seront pas les seuls à se faire piéger par le temps car Max Mühner avec Count On Me, Jodie Hall McAteer avec La Gupardie et Jordy van Massenhove avec Veridamo Z seront tous privés de barrage pour 1 point de temps. 

À mi-épreuve, seul l’allemand Tom Schewe avait réussi à signer un parcours sans faute, avec sa talentueuse Congress Blue PS. On commençait à se demander s’il y aurait un barrage quand l’expérimenté Daniel Deusser a relancé les choses avec son Otello de Guldenboom, rapidement rejoint par le brésilien Yuri Mansur avec Vitiki et l’Irlandaise Jessica Burke avec Good Star du Bary.

Bien malin celui qui aurait pu trouver le trio gagnant dans l’ordre, même à ce moment-là. Daniel Deusser a pris tous les risques, le temps était bien le plus rapide, mais une faute sur le dernier oxer lui coûte la victoire. Dernière à prendre le départ, Jessica Burke a signé un parcours magnifique qui lui offre la victoire avec son beau gris. Cette victoire est doublement particulière puisque c’est la première fois qu’une femme remporte le Grand Prix Coupe du Monde de Bordeaux, mais également parceque Good Star du Bary est un cheval français, ce qui fait que nous apprécions donc particulièrement cette performance !

Parmi les parcours que nous avons envie de souligner, il y a évidemment celui d’Orak d’Hamwick, qui s’est littéralement promené malgré la hauteur et la technicité du tracé. Mais également celui de Fischerheros Z, le 9 ans monté par Michael Jung qui fait une petite faute sur le dernier (en plus d’un point de temps), mais a montré beaucoup de qualités en déjouant la majorité des difficultés de ce parcours avec une facilité déconcertante.

Du côté des français, Julien Anquetin de Beau de Laubry prennent la 9ème place avec 4ème, suivi par Kevin Staut dy Visconti du Telman qui terminent 10èmes. 

Les résultats complets du Grand Prix Coupe du Monde Longines

La France domine la journée au Jumping de Bordeaux

La France domine la journée au Jumping de Bordeaux

De l’obstacle au cross en passant par le dressage, les français ont fait résonner la marseillaise sur toutes les épreuves internationales qui se sont courues hier au Parc des Expositions de Bordeaux. 

Dans le CSI5*

L’épreuve d’ouverture du CSI (1,45m) a offert une victoire à Jeremy Le Roy pour sa première participation en CSI5* ! En selle sur Falkira de Mormoulins, il remporte l’épreuve avec près de 2 secondes d’avance sur Julien Anquetin et Hirondelle Tame. La 3ème place revient à Yuri Mansur avec Glinka de la Treille. 

Les résultats complet 1,45m

Julien Epaillard et Donatello d’Auge ont dominé la 1,50m, grosse épreuve du jour avec la manière. Seuls Daniel Deusser et l’éton Bingo Ste Hermelle se sont rapprochés de leur chronomètre, mais ils ont passé la ligne d’arrivée avec 46 centimes de plus. Le podium est complété par Marc Dilasser avec Arioto du Gevres.

On peut également souligner la grande forme de Vitiki, qui a 18 ans, prend la 4ème place avec Yuri Mansur, ainsi que la belle 7ème place d’Eden Leprevost Blin Lebreton avec Barbie de la Roque Z. 

Les résultats complets 1,50m

Le Freestyle du CDI4* pour Pauline Basquin

Cette année, le dressage s’est invité au programme du Jumping de Bordeaux. La reprise libre en musique s’est déroulée en milieu d’après-midi, devant un public mélangé entre connaisseurs, amateurs et curieux. 

Pour notre plus grand plaisir, la victoire revient à Pauline Basquin et son olympique Sertorius de Rima Z Ifce avec une moyenne de 80.465 %. Pour cette première présentation de leur nouvelle reprise en musique, ils ont montré qu’ils ont retrouvé leur meilleur niveau. Que cela fait du bien au dressage de montrer une telle reprise, à la fois précise, technique et déroulée avec finesse. Cela montre vraiment l’évolution du sport que l’on souhaite voir continuer dans ce sens.

La 2ème place revient à Maria Caetano et Hit Plus en 77.530 %, juste devant João Victor Marcari Oliva et Feel Good VO NRW  en 76.900%. Ils ont tous les deux déroulé de très belles reprises, méritant parfaitement ce podium. 

On peut également noter la 4ème place du français Alexandre Ayache avec sa prometteuse Ruling Olivia.

Les résultats complet – reprise libre en musique

Le cross indoor Devoucoux pour Benjamin Massie

Le cross indoor est toujours une épreuve avec une ambiance particulière. Quelle belle épreuve nous avons vécu hier soir ! Cela sera le sujet d’un article complet à venir dans le week-end. 

Déjà vainqueur du cross indoor en 2024, Benjamin Massié et Cupidon du Cardonne ont remporté l’édition 2026 avec classe. Envie de gagner, grosse galopade, tournants serrés, ils n’ont rien laissé au hasard ! Cette épreuve s’est couru à une vitesse impressionnante. Le niveau et l’évolution des couples participants aux cross indoor rend le suspens de plus en plus intense jusqu’à la fin de l’épreuve.

Le classement complet Cross indoor

Le grand retour du sport à la Porte de Versailles : Le Salon du Cheval de Paris 2025 renoue avec la compétition

Le grand retour du sport à la Porte de Versailles : Le Salon du Cheval de Paris 2025 renoue avec la compétition

Le Salon du Cheval de Paris a repris ses quartiers au parc des expositions de la Porte de Versailles du 12 au 14 décembre 2025, mais cette édition revêtait une saveur toute particulière. Si l’événement avait déjà rouvert ses portes l’an passé, il manquait alors son âme sportive : la compétition internationale. Cette année, le saut d’obstacles de haut niveau a enfin fait son grand retour dans la capitale, transformant à nouveau l’arène en un théâtre d’exploits pour plus de 150 cavaliers internationaux. Durant trois jours intenses, le public a vibré au rythme des sabots frappant le sable, retrouvant cette adrénaline des grands prix qui faisait tant défaut. Derrière mon objectif, j’ai pu capturer non seulement la performance, mais aussi l’émotion d’un milieu équestre enfin réuni autour de ses champions.

Dès le vendredi matin, l’impatience était palpable dans les allées. Le coup d’envoi des épreuves internationales a marqué officiellement le retour du chronomètre et de l’enjeu. Le Prix Covalliero (CSI1*, 1,15 m) a vu I sous la selle du jeune Reuben Blackhurst s’imposer avec une sérénité remarquable, devant Adele Shaw sur Kikke suivie de Sarah Hedi et Gannavero. La journée s’est achevée en apothéose avec le Prix Ihedrea (CSI3*, 1,45 m) où François Xavier Boudant, en selle sur Brazyl Du Mezel, a offert un parcours d’une précision chirurgicale. Photographier ces premiers instants de compétition, c’était immortaliser la joie de tout un secteur de retrouver la confrontation sportive à Paris.

La ferveur du salon ne s’est pas éteinte avec la tombée de la nuit, bien au contraire. La piste s’est transformée pour accueillir la traditionnelle Nuit du Cheval, un spectacle immersif mêlant prouesses équestres et mise en scène artistique. Sous les projecteurs de la Porte de Versailles, le public a été transporté dans un univers où la poésie et la technique se rencontrent, offrant une parenthèse enchantée après l’intensité des premières épreuves de la journée. Entre voltige, dressage de haute école et tableaux chorégraphiés, cette soirée a célébré la dimension artistique de l’équitation, rappelant que derrière chaque athlète se cache un artiste. Le public a été transporté par la prouesse technique de Lorenzo, qui a une nouvelle fois repoussé les limites de l’impossible avec ses quinze chevaux en totale liberté, offrant une démonstration de puissance et de synchronisation spectaculaire. Dans un registre plus intime, l’émotion était à son comble lors du passage d’Hassan et du Docteur Peyo, un moment suspendu et poétique qui a rappelé à tous la sensibilité exceptionnelle de l’animal. La transmission et la complicité étaient également au cœur de cette soirée, illustrées par le duo touchant d’Alizée Froment et sa fille, dont la symbiose sur scène a ému les tribunes. L’univers féerique de la Showteam Mirage Espagnol a ensuite transformé l’arène en un monde onirique où chevaux et ballons semblaient ne faire plus qu’un dans une danse aérienne. Enfin, Elisa Laville a complété ce plateau d’exception avec une démonstration mêlant une liberté totale et une complicité absolue avec ses montures.

Le samedi a confirmé que le niveau d’exigence était monté d’un cran. Les obstacles ont pris de la hauteur et la tension est devenue presque palpable autour de la piste. La matinée a été marquée par la domination sans partage d’Hicham Chani lors du Prix Tattini (CSI1*, 1,30 m), réussissant l’exploit de placer deux de ses chevaux, Enchilada Z et Nabor Ste Hermelle, aux deux premières places. L’après-midi, le public a retenu son souffle pour le Prix CENECA (CSI3*, 1,45 m). C’est le Belge Koen Vereecke qui a fini par s’imposer au terme d’un barrage haletant, devançant de peu le Français Alix Ragot. La concentration extrême des cavaliers et la puissance des chevaux ont créé des contrastes saisissants. Le soir, l’ambiance a radicalement changé pour laisser place à l’effervescence de la Nuit du Complet. Cette épreuve de cross indoor a fait vibrer les tribunes avec une énergie débordante. Sur un parcours parsemé d’obstacles naturels imposants — troncs, haies et passages de gué — les meilleurs complétistes se sont élancés dans une course contre la montre effrénée. Des cavaliers de renommée internationale tels que Karim Laghouag, Alexis Goury, Benjamin Massié et Camille Lejeune ont fait la démonstration de leur maîtrise technique, aux côtés d’une relève talentueuse et déterminée. La présence de Julie Simonet, Héloïse Le Guern, François Pons, Jeanne Rossez, Morgane Euriat, Lucas Brun, Vérane Nicaud, Salomé Poisson, Jade Bourguet ou encore Charlotte Bordas a insufflé une énergie incroyable à l’épreuve. Le bruit des sabots martelant le sol et les encouragements du public à chaque franchissement ont créé une atmosphère électrique.

Le point culminant de ce week-end de célébration fut, sans conteste, le Grand Prix du Salon du Cheval de Paris le dimanche. Cette épreuve reine (CSI3*, 1,50 m) représentait le symbole ultime de ce retour à la compétition. Sur un parcours technique et massif, c’est finalement François-Xavier Boudant qui a triomphé avec Brazyl du Mezel, réalisant un double sans-faute magistral. Il devance deux icônes du saut d’obstacles tricolore : Roger-Yves Bost, toujours aussi fulgurant, et Thomas Lambert. L’ovation du public lors de la remise des prix a prouvé, s’il le fallait encore, que le sport est le cœur battant de cet événement.

Les résultats complets : Grand Prix CSI3*

Au-delà des trophées, cette édition 2025 marque une renaissance. Ce n’était pas seulement un salon, c’était le retour d’une expérience immersive. J’ai été frappée par cette énergie collective, cette communion entre les athlètes, les chevaux et les spectateurs qui attendait ce moment. Ce Salon du Cheval ne se contente plus d’exposer, il vit à nouveau au rythme de la performance. Ces trois jours furent un condensé de passion pure, prouvant que rien ne remplace l’émotion du direct et la beauté d’un parcours parfaitement exécuté sous les projecteurs de la Porte de Versailles.

Toute l’équipe de Cavaletti Mag tient enfin à adresser ses plus sincères remerciements aux équipes organisatrices du Salon du Cheval de Paris pour leur accueil et la qualité de cet événement. Un grand merci également à VL Média et tout particulièrement à Emmanuel Semo pour leur confiance et l’opportunité donnée de couvrir ces trois jours de compétition.

J’ai testé : les étriers IR-ON S de Flex-On

J’ai testé : les étriers IR-ON S de Flex-On

La sécurité est un critère de plus en plus important dans le choix de l’équipement. Ces dernières années, les étriers ont beaucoup évolué et de nombreuses marques proposent maintenant des modèles “de sécurité”. Nous testons depuis quelques semaines le dernier sorti, l’IR-ON S de Flex-On. 

Ce qu’ils en disent : 

IR-ON S : Sécurité, confort et élégance réunis.

L’IR-ON S est la dernière innovation de notre gamme d’étriers, combinant le meilleur des modèles Safe-on et Hunter H. Cet étrier de sécurité allie performance technique, design épuré pour répondre aux besoins des cavaliers exigeants.

Sécurité optimale : grâce à sa branche amovible, l’IR-ON S libère le pied en cas de chute avec une force de déclenchement minimale de 40 kg, assurant une protection maximale. Le repositionnement de la branche est simple et rapide, permettant de remonter immédiatement en selle.

Design sobre et élégant : inspiré du Hunter H, l’IR-ON S se distingue par un design épuré et moderne, alliant discrétion et esthétisme pour un style soigné.

Polyvalence technique : robuste et léger, l’IR-ON S est disponible avec un plateau incliné ou plat, ainsi qu’avec un système de grip ou ultra-grip, offrant une adhérence optimale adaptée à chaque discipline et préférence.

L’IR-ON S incarne la parfaite alliance entre innovation technique et élégance intemporelle, pour une expérience en selle à la hauteur des attentes des cavaliers modernes.

Imaginée dans nos ateliers en France, façonnée avec exigence, cette nouveauté incarne une nouvelle manière de penser la monte.

À l’utilisation : 

Flex-On est une marque reconnue depuis longtemps pour ce qui est des étriers, mais également pour maintenant pour ses casques. Nous vous avions déjà parlé des étriers GC2, étriers Green Composite , en début d’année (vous pouvez retrouver l’article ici), ainsi que du casque Armet (article à lire ici) l’an dernier. 

La première chose que l’on apprécie quand on découvre les étriers IR-ON S, c’est leur look à la fois moderne et sport. Avec leur design très épuré. Ils sont vraiment beaux, ce qui est assez rare pour des étriers, et donc, mérite d’être souligné. 

Pour ce qui est de leur système de sécurité, je dois admettre qu’il m’a fallu un petit moment pour trouver où il était tellement il est discret ! C’est en fait la fixation entre la bas de la branche et le plancher de l’étrier qui se détache en cas de chute. La première fois que je l’ai manipulé à la main, j’avais l’impression que la résistance était assez forte avant que cela se détache, mais évidemment, après réflexion, à la main c’est logique qu’il faille forcer un peu pour mettre l’équivalent d’une force de 40kg (qui est le minimum pour le déclenchement de la sécurité). Je trouve que c’est un point positif car il se déclanchera bien en cas de chute, mais qu’il reste bien même si on se fait un peu “secouer” par un jeune cheval par exemple, mais il faut donc bien noter que c’est plus adapté aux adultes pour cette raison. Très facile à remettre en place (et qui ne risque pas de se casser vu la souplesse de la branche), on peut remonter à cheval tout de suite si on le souhaite.

Comme toujours avec Flex-On, ils sont également personnalisable (déclinable en 3 couleurs : chrome, mate, noir, et avec le choix entre plateau incliné ou plat ainsi que grip ou utra grip). 

Personnellement, j’apprécie particulièrement la version avec plateau incliné et ultra-grip. Le pied est bien calé, la jambe descend naturellement et la cheville fonctionne bien. C’est très confortable pour le cavalier. On retrouve ce que l’on appréciait déjà avec leurs autres étriers, mais en version 2.0. Associant confort, sécurité et chic, les IR-ON S sont vraiment modernes et parfaitement adaptés à l’exigence de l’évolution de notre sport. C’est vraiment une belle réussite. 

Pour ce qui est de l’entretien, un coup de brosse après chaque utilisation suffit à enlever le sable des grip. Si on veut qu’ils soient vraiment propres (malgré la période humide) un petit coup d’éponge dessus et ils sont comme neuf.

Le prix : 275 € en grip et 295 € en ultra grip

Le site : IR-ON S de Flex-On

Photos © Sophie Jacoby