Le Grand Prix du CSIO5* de La Baule pour Piergiorgio Bucci

Le Grand Prix du CSIO5* de La Baule pour Piergiorgio Bucci

Sous un soleil éclatant et devant des tribunes pleines à craquer, le Grand Prix 1,60 m, épreuve phare du CSIO5*, a tenu toutes ses promesses. Au terme d’un concours de très haut niveau, l’Italien Piergiorgio Bucci a confirmé sa grande forme du moment en s’offrant une nouvelle victoire, quinze jours seulement après son succès dans le Grand Prix du CSIO5* de Rome.

Dès les premiers passages, le parcours imaginé par Gregory Bodo a révélé toute sa subtilité. Technique, exigeant et particulièrement sélectif, il a provoqué de nombreuses fautes sans jamais tomber dans l’excès, fidèle à la réputation du chef de piste français. Face à un plateau exceptionnel réunissant certains des meilleurs cavaliers et chevaux de la planète, il fallait un tracé de cette qualité pour faire la différence. Au final, seuls sept des quarante couples engagés sont parvenus à décrocher leur billet pour le barrage.

Dans ces conditions exigeantes, seuls deux couples sont parvenus à réaliser le double sans faute. Le Suisse Martin Fuchs et Conner Jei ont longtemps cru tenir la victoire, mais ils ont finalement dû s’incliner face à Piergiorgio Bucci et Hantano, auteurs d’un barrage plus rapide de quelques dixièmes. La troisième place revient à Julien Epaillard et Fringan de Vesquerie. Le Français avait pourtant signé le meilleur chrono du barrage, mais une faute lui a coûté la victoire.

Derrière ce trio de tête, l’Irlandais Cian O’Connor prend la quatrième place avec Chatolinue PS, devant son compatriote Bertram Allen associé à Qonquest de Rigo. L’étalon Ermitage Kalone, monté par le Belge Gilles Thomas, termine sixième, tandis que Pieter Devos et Casual DV Z complètent le classement des barragistes.

Douze autres couples ont bouclé leur parcours avec seulement quatre points au compteur. Parmi eux, ont peut relever le très bon parcours de la françaises Nina Mallevaey qui se fait “piéger” par le difficile mur avec Dynastie de Beaufour, mais aussi celui de Charlotte Léoni, qui à quant à elle, livré une prestation très convaincante avec Vivolenska malgré une faute en début de parcours.

Malgré huit points, Hitot de Riverland a une nouvelle fois marqué les esprits. Encore relativement inexpérimenté à ce niveau d’épreuve, le cheval a démontré de remarquables qualités et laissé entrevoir un avenir prometteur parmi l’élite.

Du premier au dernier concurrent, ce Grand Prix a offert un spectacle de très haut niveau. Réunir sur une même piste autant de cavaliers et de chevaux d’exception devient de plus en plus rare à l’heure où les grands rendez-vous internationaux se multiplient chaque semaine. Les spectateurs présents ont ainsi eu le privilège d’assister à une confrontation exceptionnelle entre les meilleurs du monde. Une nouvelle démonstration de toute la richesse et de l’intensité du sport de haut niveau.

La France triomphe à domicile dans la Coupe des Nations de La Baule

La France triomphe à domicile dans la Coupe des Nations de La Baule

Le CSIO5* de La Baule occupe toujours une place particulière dans la saison internationale, mais plus encore cette année, à quelques semaines des Championnats du Monde d’Aix-la-Chapelle. L’événement prend ainsi des allures de répétition générale pour les meilleurs cavaliers et chevaux de la planète. Un plateau exceptionnel s’est donné rendez-vous sur la magnifique piste du stade François-André, offrant un avant-goût de ce qui attend le public lors du grand rendez-vous mondial. Et comme à son habitude, La Baule peut compter sur un public fidèle et nombreux, venu profiter du spectacle dans une ambiance unique.

Comme souvent à La Baule, la journée du jeudi a servi de mise en route pour de nombreux couples. Certains ont choisi de participer à une épreuve de moindre importance, tandis que d’autres se sont contentés de quelques sauts afin de préserver leurs montures et préparer les échéances du week-end.

Présent dès l’ouverture des portes à 8 heures, le public a également profité de l’événement pour déambuler dans le village des exposants, où se côtoient les plus grandes marques de sellerie, d’équipement et de soins dédiés au cheval comme au cavalier.

Sur la piste, le temps fort de la journée était le Prix FFE/Generali à 1,50 m. La victoire est revenue à l’Irlandais Cian O’Connor associé à Genghis Khan. Il devance de peu Kevin Staut avec sa grise Féline de Hus HDC, tandis que la Canadienne Erynn Ballard complète le podium avec De Flor 111 Santa Rosa. Côté français, Julien Epaillard et l’étalon Le Coultre de Muze signent également une belle performance en prenant la quatrième place.

Premier grand temps fort du week-end, la Coupe des Nations Barrière s’est disputée vendredi devant des tribunes combles et a tenu toutes ses promesses. Dans une ambiance électrique, le suspense est resté entier jusqu’au dernier cavalier, offrant au public un spectacle de très haut niveau.

Alignant une équipe particulièrement solide, l’Allemagne faisait figure de favorite au départ. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu pour la Mannschaft, notamment en raison des fautes inhabituelles du couple Richard Vogel – United Touch S, auteur de deux parcours loin de ses standards avec respectivement 12 puis 4 points de pénalité. Une contre-performance dont les Français ont su parfaitement profiter.

Composée de Nina Mallevaey avec Dynastie de Beaufour, Olivier Perreau associé à GL Events Dorai d’Aiguilly, Antoine Ermann en selle sur Floyd des Prés et Julien Épaillard avec Fringan de Vesquerie, l’équipe de France a livré une prestation remarquablement régulière pour s’imposer avec un total d’un seul point de pénalité. Une victoire particulièrement savourée puisque le dernier succès tricolore dans la Coupe des Nations de La Baule remontait à 2017. Cavaliers comme spectateurs ont ainsi pu célébrer un succès aussi attendu que mérité, de très bon augure à quelques semaines des Championnats du Monde.

« Gagner la Coupe des Nations à La Baule, c’est un rêve qui devient réalité. Entendre le public français qui chantait La Marseillaise, c’était incroyable. J’en avais plein de frissons, avec des yeux de petite fille qui brillaient. Ce n’est que du bonheur. J’essaye de profiter à fond de cette période. Le sport ce sont des hauts et des bas. En ce moment, j’ai surtout des hauts mais ça ne sera pas toujours comme ça, alors je savoure, sans m’enflammer. »  Nina Mallevaey.

« Je regardais ce concours de La Baule depuis tout jeune, insiste-t-il. C’était déjà un rêve de monter un jour ici, alors gagner la Coupe des Nations, je vous laisse imaginer. Ça fait beaucoup… Je ne suis pas certain de bien réaliser. J’avais peur que mon point de temps en première manche coûte très cher. C’était une erreur que j’aurais pu éviter. Heureusement, ça n’a finalement pas eu de conséquence. » Antoine Ermann

« C’est un bonheur d’avoir pu courir cette Coupe des Nations Barrière. Ce public donne envie de tout donner. J’étais un peu déçu de ma faute en première manche mais je suis très content de pouvoir monter avec de tels cavaliers. Je suis également très heureux de ma jument qui est très belle forme. »  Olivier Perreau

« C’était un défi d’arriver avec Fringan en forme. À la base je devais être remplaçant, malheureusement Simon (Delestre) a eu un accident et n’a pu être présent. Cette Coupe des Nations Barrière m’a permis d’engranger beaucoup d’informations pour l’amener au jour J à l’heure H. Je vais l’engager sur le Rolex Grand Prix de dimanche pour voir son comportement sur un schéma qui se rapproche des Championnats du monde. »  Julien Épaillard

Deuxièmes avec quatre points de pénalité, les Allemands ont malgré tout confirmé leur excellente forme grâce notamment aux doubles sans-faute d’Andre Thieme et DSP Chakaria, ainsi que de Sophie Hinners associée à Iron Dames Singclair. 

L’Irlande complète le podium avec un total de neuf points, portée entre autres par les très beaux parcours de Bertram Allen et de l’impressionnant Qonquest de Rigo (1+0).

Parmi les autres performances marquantes de cette Coupe des Nations, il faut également souligner les prestations des Belges Pieter Devos et Gilles Thomas. Associés respectivement à Casual DV Z et à Ermitage Kalone, ils ont une nouvelle fois démontré toute l’étendue de leur talent avec des parcours de très grande qualité (0+0 et 0+1).

Tout au long de cette Coupe des Nations, le public a vibré au rythme des passages de chaque couple. Ce sont des moments comme celui-ci qui rappellent pourquoi le saut d’obstacles suscite autant de passion : du sport de très haut niveau et de l’émotion, partagés entre les cavaliers, leurs chevaux et les spectateurs.

Les résultats complets

Le rendez-vous est désormais donné pour la suite du week-end, avec le traditionnel Derby de La Baule samedi en fin d’après-midi, avant le point d’orgue de l’événement : le Grand Prix, programmé dimanche en début d’après-midi.

Article fait avec communiqué pour les citations des cavaliers.

J’ai testé : les bridons The One de CWD

J’ai testé : les bridons The One de CWD

On trouve de nombreux bridons sur le marché, pour différentes utilisations et dans différentes gammes de tarifs. Chaque marque propose régulièrement un nouveau modèle, développé selon l’évolution du sport. Ses dernières années, ce sont les modèles anatomiques qui se sont beaucoup développés. Depuis quelques années, l’équipe CWD a décidé de développer en plus de ses modèles “classiques”, des bridons en collaboration avec leurs cavaliers qui ont été n°1 mondial. Nous avons testé ces 6 bridons The One. 

Ce qu’ils en disent : 

Les n°1 mondiaux sont venus avec leurs envies, leurs besoins, leurs meilleures idées… Et nous avons mis tout notre savoir-faire et toute notre innovation au service de leurs chevaux et de leur équitation.

De cette collaboration est née une collection unique : des bridons sur-mesure, conçus par l’élite mondiale. Pas un simple équipement. Un allié décisif quand tout se joue.

Et vous, quel sera votre numéro 1 ?

À l’utilisation : 

On apprécie tous de voir les meilleurs cavaliers du monde à l’œuvre. La qualité de l’équipement fait partie intégrante de la performance. Chaque cavalier possède ses propres préférences en matière de bridons : type de rênes, choix de muserolle, forme de têtière ou encore finition des boucles. Afin de mieux comprendre les spécificités de chaque modèle, nous avons testé chacun de ces bridons et en détaillons ici les caractéristiques, les points forts et les particularités.

Harrie Smolders – L’original 

Visuellement, ce modèle reste assez classique, mais il a été conçu avec une attention particulière portée au confort du cheval. Sa têtière, dotée d’une mousse très absorbante, assure une bonne répartition des pressions, tandis que sa large muserolle anatomique avec noseband intégré contribue à la stabilité de l’ensemble. On y retrouve également un trèfle à quatre feuilles, symbole porte-bonheur emblématique du cavalier.

Les passants fixes limitent les frottements, et le frontal orné de pièces métalliques apporte une touche d’élégance discrète. Les rênes en tissu sont équipées d’arrêtoirs et se fixent au mors par une attache en cuir plutôt que par une boucle classique. Je ne suis généralement pas un grand adepte des rênes en tissu, mais celles-ci se révèlent particulièrement confortables en main et agréables à utiliser au quotidien.

Au final, il s’agit d’un bridon polyvalent, confortable et bien pensé, qui devrait convenir à un grand nombre de chevaux.

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Kevin Staut – Le style

On retrouve sur ce modèle plusieurs éléments déjà appréciés sur le précédent, notamment une têtière très absorbante et des passants fixes, gages de confort et de stabilité. La particularité de ce bridon réside dans le passage du montant de muserolle au-dessus de la têtière, un choix de conception qui facilite son remplacement ou son ajustement. La muserolle est également livrée avec un passant en cuir permettant l’ajout d’un noseband si nécessaire.

Dans le même esprit de praticité, les montants de mors sont équipés de clips plutôt que de boucles, ce qui simplifie le changement de mors au quotidien. Côté esthétique, le frontal en cuir tressé apporte une véritable signature visuelle et une touche d’élégance raffinée. En revanche, le côté tressé de la muserolle pourrait ne pas convenir aux chevaux les plus sensibles. Les rênes en caoutchouc avec arrêtoirs offrent quant à elles une bonne prise en main et un contact sécurisé.

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McLain Ward – Le classique

Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’un modèle très classique, sans fioritures. On retrouve, comme sur les deux autres bridons, une têtière très absorbante ainsi que des passants fixes. On peut néanmoins souligner la largeur de la muserolle plate, ainsi que la présence d’une boucle de noseband amovible.

Le choix des rênes s’est ici porté sur du caoutchouc, sans arrêtoirs. Un ensemble au style épuré et minimaliste, qui va à l’essentiel sans chercher à en faire trop.

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Kent Farrington – L’astucieux

Encore un modèle doté d’une têtière absorbante, avec également un passage du montant de la muserolle positionné au-dessus, pour davantage de confort. Ce bridon se distingue surtout par ses muserolles interchangeables, qui peuvent être remplacées sans avoir à démonter l’ensemble du filet. Des boucles situées de chaque côté de la muserolle permettent en effet un changement rapide et pratique.

Trois types de muserolles sont fournies : une muserolle française « classique », une muserolle en cuir rond lisse et une muserolle en cuir tressé. Chacune est équipée d’un passant en cuir permettant l’ajout d’un noseband si nécessaire.

Sur le plan esthétique, le design du frontal apporte une belle finition à l’ensemble. On peut également souligner que les cuirs sont doublés veau, afin de garantir un contact uniquement souple et confortable contre la peau du cheval.

Ici aussi, les rênes en caoutchouc avec arrêtoirs assurent une bonne prise en main ainsi qu’un contact sûr et stable.

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Rolf-Göran Bengtsson – Le sensible

Ce modèle se distingue par la largeur de sa têtière, conçue pour mieux répartir et limiter les pressions exercées sur cette zone. L’ergonomie et le confort sont également renforcés par la suppression de la muserolle classique, remplacée par un système d’attache au niveau de la sous-barbe.

Ce choix peut s’avérer intéressant en évitant de « contraindre » le cheval au niveau de la muserolle, mais il demande en contrepartie un ajustement particulièrement précis, afin d’éviter de ne pas trop serrer la sous-barbe.

Ici aussi, les rênes en tissu équipées d’arrêtoirs assurent une bonne tenue en main et se fixent au mors par une attache en cuir plutôt que par une boucle classique pour un contact plus fixe.

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Scott Brash – Le perfectionniste 

Avec sa doublure veau sur l’ensemble du bridon, sa têtière large anatomique et ses trois montants (mors, muserolle et sous-gorge) fixés ensemble — ce qui évite tout passage supplémentaire dans la têtière — le confort est clairement mis à l’honneur. Le noseband est amovible.

Sur le plan esthétique, ce bridon se distingue par son élégance, soulignée par les surpiqûres et les initiales présentes sur la muserolle. Les rênes en caoutchouc, sans arrêtoirs, complètent un ensemble sobre, chic et fonctionnel.

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Personnellement, j’ai une préférence pour le bridon Scott Brash. Je trouve qu’il incarne parfaitement l’équitation sportive moderne : un modèle à la fois élégant et de grande qualité, sans excès de style, tout en étant conçu avec une réelle attention portée au confort du cheval. Mais j’apprécie aussi beaucoup le Harrie Smolders.

Les tarifs ne conviendront pas à tous, mais ce sont des produits uniques, fabriqués à la demande et donc qui ont un certain coût. Mais CWD propose sur son site le paiement en 3 ou 4 sans frais, ce qui peut aider certain à avoir quand même accès à des bridons de cette qualité. 

Le site : The One de CWD

Le prix : de 610 € à 625 € selon le modèle

Photos © Sophie Jacoby et Cavaletti Mag

Thibeau Spits et Impress-K remporte le GP 5* du Printemps des Sports Équestres

Thibeau Spits et Impress-K remporte le GP 5* du Printemps des Sports Équestres

Hier, le Printemps des Sports Équestres a offert un magnifique Grand Prix sur le terrain d’honneur en herbe du Grand Parquet, que l’on retrouve enfin pour notre plus grand plaisir ! Avec un plateau de cavaliers et de chevaux exceptionnels, et devant un public venu si nombreux que le parking de la Salamandre n’était même plus assez grand, nous avons passé un très beau moment de sport.

Comme à son habitude, Gregory Bodo a dessiné un parcours à la fois très technique, accessible malgré un temps serré, et respectueux des chevaux. Au final, 10 des 50 couples au départ ont réalisé un parcours sans faute aux obstacles, mais 4 se sont fait piéger par le temps et n’ont pas pu accéder au barrage. « J’avais vraiment hâte de revenir au Grand Parquet sur cet écrin de verdure. Le terrain a répondu à toutes nos attentes. On a un footing qui est absolument irréprochable. Ce qui nous intéressait pour ce premier événement mondial sur ce Terrain d’Honneur, c’était que les chevaux évoluent dans un contexte rassurant avec un maximum de sécurité et aussi en faisant depuis le premier jour une montée en puissance sur un Grand Prix 5* exigeant mais pas excessivement gros. La moitié des partants sortent à 4 points et il n’y a aucun abandon dans cette épreuve, ce qui est rare. Je pense que les cavaliers ont pris beaucoup de plaisir à évoluer sur ce Terrain d’Honneur, mais nous avons eu aussi beaucoup de plaisir à les voir dans ce Grand Prix. » 

La victoire revient au jeune Thibeau Spits avec l’étalon Impress-K van’t Kattenheye, qui enchaîne les belles performances depuis quelques mois. Seul couple double sans faute dans ce Grand Prix, ils ont dominé le sujet avec classe. « Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Après Paris, il avait pris un peu de repos pour l’élevage, donc il était un peu chaud et pas très concentré. J’étais déjà content d’être qualifié pour le Grand Prix. Mais aujourd’hui, il était plus calme. C’est aussi un cheval qui sait très bien ce qu’il a à faire. Il a sauté magnifiquement bien. Je ne savais pas si mon barrage serait assez rapide avec les concurrents à venir. Heureusement, je réussis le double sans faute. Forcément, les championnats du monde restent un objectif pour cette année et des résultats comme aujourd’hui aident. Alors je pense que j’ai de bonnes chances d’être présent là-bas et d’y faire un bon résultat. »

Martin Fuchs a pris tous les risques avec son expérimenté Conner Jei. Le chrono est plus rapide, mais une barre au sol sur le dernier obstacle les prive de la victoire. « Bien sûr je préfère toujours gagner, mais cette deuxième place est satisfaisante parce qu’être deuxième avec quatre points au barrage, ça n’arrive pas souvent. Un grand bravo à Thibeau. J’adore son équitation et son cheval. Ils forment un super couple. J’aime voir les jeunes comme lui réussir. Avant j’étais toujours le plus jeune, maintenant j’ai presque deux fois son âge (rires). Ça fait du bien d’avoir cette nouvelle génération qui nous pousse à toujours faire mieux et qui offre un spectacle superbe comme l’a offert Thibeau aujourd’hui »

Avec son Forban de Beliard, qui ne cesse de progresser ces derniers mois, Marie Demonte confirme encore une fois qu’ils ont leur place à ce niveau, malgré une petite faute au barrage. « C’est une belle journée. Pour le moment je n’ai pas encore eu vraiment le temps de réaliser mais c’est une belle victoire d’équipe. C’est un cheval que j’ai depuis qu’il a l’âge de 6 ans. On y a toujours cru. Edouard Coupérie m’a donné la chance d’aller le préparer à Ocala et Wellington où il a sauté des gros parcours. Il est arrivé ici avec un mois sans concours, donc assez frais. Tout le métier qu’il a pris là-bas, il l’a exprimé aujourd’hui sur la piste de Fontainebleau »

Dès le début du barrage, Mégane Moissonnier tente le tout pour le tout avec Crooner Tame. Ils sont plus rapides que le vainqueur, mais terminent 4e avec deux fautes.

La très bonne Casual DV Z commet, elle aussi, deux fautes dans ce barrage. Sous la selle du Belge Pieter Devos, elle prend quand même une belle 5e place.

Pour gagner un Grand Prix comme celui-là, les cavaliers sont obligés de chercher à aller toujours plus vite. Un tournant serré, une incompréhension ou une distance qui ne sort plus comme on voudrait peuvent vite arriver et « dérégler » la machine. Ça a été le cas pour Hello Mango et Scott Brash, qui avaient pourtant réalisé un fantastique premier tour et terminent 6e avec 12 points.

Avec un point de temps, Nicolas Sers et Eleven de Riverland prennent la 7e place et signent ici une belle performance, confirmant leur belle évolution depuis leur titre de vice-champions de France ici l’an passé.

L’Irlandais Tom Watchman déroule un magnifique parcours avec Tabasco de Toxandria Z, mais pas assez rapide. À cause d’un petit point de temps, lui non plus n’accède pas au barrage et doit se contenter d’une 8e place.

À la 9e place, le chic et démonstratif Cazan Z (Comme Il Faut x Vagabond de la Pomme), qui confirme toutes les qualités qu’il laissait entrevoir depuis quelques mois sous la selle de Theodore Boris.

Avec 2 points de temps dépassés, l’Allemand Christian Ahlmann termine à la 10e place avec son très puissant étalon, fils de United Touch S, Untouched LB.

Parmi les chevaux de 9 ans débutant à ce niveau de compétition, on tient à souligner le parcours d’Hitot de Riverland avec François-Xavier Boudant. Bien qu’il se soit fait piéger par deux difficultés en fin de parcours, le jeune étalon a été impressionnant de qualités et a réalisé un tour plein de promesses pour l’avenir.

Les résultats complets : ici 

Sylvie Robert, présidente de GL Event Equestrian Sport semble ravie de cette nouvelle édition du Printemps des Sports Équestres. « Je souhaite remercier la Fédération Équestre Internationale, la Fédération Française d’Équitation, le Président du Groupe GL events pour la confiance qu’ils me témoignent. Remercier aussi les cavaliers qui nous ont permis de vivre du très grand sport avec un plateau absolument incroyable, l’ensemble des partenaires et des institutions qui nous permettent de proposer cet événement et avec qui nous travaillons main dans la main. Nous sommes très heureux de retrouver le Terrain d’Honneur du Grand Parquet. Un terrain formidable remis aux normes les plus exigeantes du sport moderne par les équipes de Normandie drainage et Natural Grass, sous la supervision de Michel Poncelet. Les chevaux ont sauté de manière remarquable donc on est très heureux de pouvoir les accueillir dans de si bonnes conditions. Merci du fond du cœur à toutes mes équipes qui ont réalisé un travail remarquable pour permettre la tenue d’un si bel événement dans d’aussi bonnes conditions. Nous nous retrouverons l’année prochaine. Et j’ai le plaisir de vous confirmer que les dates sont posées ici jusqu’en 2030. »

Ainsi s’achève cette édition du Printemps des Sports Équestres, marquée par une organisation remarquable et des performances de très haut niveau. Nous tenons à remercier GL Events Equestrian Sport pour la qualité constante de leurs événements. En seulement 5 éditions, ce rendez-vous s’est imposé comme un incontournable du calendrier, porté par un savoir-faire reconnu. Cavaliers, chevaux et spectateurs en ressortent unanimes : ces quinze jours de compétitions, du dressage au jumping, auront offert ce qui se fait de mieux aujourd’hui.

Article rédigé avec communiqué pour les citations. 

Le Printemps des Sports Équestres – CSIYH 7 et 8 ans

Le Printemps des Sports Équestres – CSIYH 7 et 8 ans

La finale du CSIYH 7 ans – 1,35m

Chez les chevaux de 7 ans, la finale a offert un scénario particulièrement disputé. Sur les 70 couples engagés, 31 ont réussi à signer un parcours sans pénalité, contraignant les cavaliers à prendre tous les risques pour espérer figurer au classement.

Mathis Vallat, cavalier GL Events, s’impose avec Jordan du Chalet (Candy de Nantuel x Eldorado de Hus). Auteur d’un double sans faute, il signe un chronomètre de référence qui vient récompenser une prise de risque assumée.

Toujours rapide, Victor Bettendorf s’empare de la 2e place avec Jumbo de la Roque (Mylord Carthago x Untouchable 27), un cheval alliant force et respect. L’Allemand Christian Ahlmann complète le podium avec l’étalon Toemme de Regor Z,  qui a déroulé de très bons parcours.

Les épreuves réservées à cette catégorie d’âge permettent souvent de découvrir de futurs chevaux de haut niveau, voire même de Grand Prix. Plusieurs chevaux ont particulièrement retenu l’attention. Jus d’Orange DK (Mylord Carthago x Diamant de Semilly) a ainsi marqué les esprits avec un premier tour de grande qualité, laissant entrevoir un fort potentiel pour le sport moderne. Camo Waldstar Z (Cornet Obolensky x Zirocco Blue) s’est également distingué par ses moyens, son sang et son chic. Unity Touch (United Touch) s’est aussi démarqué avec une très grosse galopade et de gros moyens. Des chevaux à suivre de près pour l’avenir.

Les résultats complets : ici

La finale du CSIYH 8 ans – 1,45m 

La qualité des « jeunes » chevaux d’avenir engagés dans ce CSIYH s’est également confirmée lors de la finale des chevaux de 8 ans, où 24 des 64 partants ont signé un parcours sans faute en première manche. Le barème de l’épreuve (en deux manches et non au barrage) a limité à 13 le nombre de couples qualifiés pour la seconde manche.

La victoire revient à Janika Sprunger avec Victory Music Z (Vigo d’Arsouilles x Emerald), qui a déroulé un magnifique barrage avec une facilité déconcertante ! Dotée de beaucoup de force, d’un grand galop, de respect et d’un excellent passage de dos, elle s’est littéralement baladée dans cette finale.

Avec seulement quelques centièmes de plus, Olivier Perreau prend la 2e place avec Celena des Joanins Z (Chacco Blue). Elle aussi a montré une grande galopade et beaucoup de moyens.

La troisième place revient à Henrik von Eckermann avec Catniss Four C (Catover). Avec une façon de faire un peu atypique, en « s’enroulant » sur chaque saut, elle a démontré beaucoup d’application et de respect.

Trois Français suivent ensuite dans le Top 7 : Thomas Lambert est 4e avec Ipswich du Marchet (Untouchable), Clément Frerejacques est 5e avec Ice Tea de l’Eden (Sunday de Riverland) et Arthur Deuquet est 7e avec Isba de Nantuel, fille de Chilli Willi et de la crack Hello Folie (Folie de Nantuel). Il signe un chronomètre plus rapide que celui des vainqueurs, mais une faute sur le dernier obstacle le prive d’un meilleur classement.

Les résultats complets : ici