Le Derby de La Baule est une épreuve mythique et toujours très attendue du public. Les passionnés les plus fidèles de ce rendez-vous sont d’ailleurs arrivés tôt ce matin (tandis que le derby commençait à 14h15) pour s’assurer de bonnes places en tribunes. Ils ont bien fait, puisque dès milieu – fin de matinée, il n’était plus possible de trouver une place en tribune. Après la reconnaissance des cavaliers, la piste a été ouverte pendant une quinzaine de minutes au public, qui a pu aller découvrir la technicité de ce parcours par lui-même.
Ils n’étaient que 18 engagés dans le derby. Philippe Rozier et son cheval de Grand Prix Prestigio La Silla ont eu la difficile tâche d’ouvrir cette épreuve. Malgré toutes les qualités de sauteur de Prestigio, la partie “cross” était moins évidente pour lui, qui n’a pas vraiment compris ce que ces obstacles naturels faisaient dans ce parcours. Cela a tout de suite montré à quel point cette épreuve est compliquée. Entre les obstacles à 1,50m et les obstacles naturels auxquels les chevaux de concours sont moins voir pas du tout habitués, signer un sans faute est toujours un exploit.
Cette année, ils ne sont que deux à passer la ligne d’arrivée sans pénalité. Steve Guerdat et son très bon Easy Star de Talma (Quick Star) ont pris la tête vers le milieu de l’épreuve et l’ont gardé jusqu’au passage du dernier couple, Shane Sweetman et Irandole du Flot (Vivaldi du Seigneur), qui ont pris la tête avec un parcours encore plus rapide. L’un comme l’autre ont fait un magnifique parcours, fluide et serein.
La jeune Lily Attwood (qui avait déjà remporté la 1,45m ce matin avec Karibou Horta) prend une très belle 3ème place avec une faute à la rivière, mais un magnifique parcours. Parmi les plus beaux parcours que nous avons vu, on peut également citer celui de Mégane Moissonnier et sa fille de Diamant de Semilly, Leeuwin van de Moerhoeve.
Comme toujours, ce Derby a été un très beau moment de sport !
Le Jumping International de La Baule fait partie des concours où l’on aime particulièrement aller. À peine arrivée (tout juste une heure avant le début de la Coupe des Nations), je retrouve cette atmosphère spécifique au CSIO de La Baule. Cette magnifique piste en herbe, la vie du village exposants, ainsi que le fantastique public dans lequel se mélangent professionnels, passionnés et touristes font de ce concours un événement particulier. Trente minutes avant le début de l’épreuve, les tribunes sont déjà remplies pour le défilé des nations.
Il suffisait de lire la liste de départ pour savoir que nous allions assister à du grand sport, mais nous avons en plus eu droit à un scénario parfait. Un parcours de haut niveau mais très “cheval” qui n’a fait aucune “catastrophe”, des couples à la pointe de leur sport et en plus, pour ne rien gâcher, le soleil a été au rendez-vous.
Les Allemands (qui n’avaient pas gagné la Coupe des Nations de La Baule depuis 2007) ont dominé le sujet et remportent l’épreuve de très belle manière. Les vice-champions d’Europe Philipp Weishaupt et Zineday ont déroulés deux magnifiques parcours sans pénalité (malgré une touchette sur le n°1 en deuxième manche). Marcus Ehning a, comme toujours, donné une véritable leçon d’équitation, malgré une petite faute en première manche avec Coolio 42. Déjà gagnante fin mai dans la Coupe des Nations de Rome (avec un double sans faute) avec son 9 ans Tabasco de Toxandria Z, Kendra Claricia Brinkop montre encore une fois toute l’étendue de son talent, signant un parcours à 4 pts puis un sans faute. André Thieme et DSP , déjà 3ème du GP 1,60m du CSI5* de Hambourg début mai, confirment eux aussi leur grande forme avec un parcours sans pénalité et un 4 pts.
Pour le plus grand plaisir du public, qui bien que toujours très sportif et soutenant toujours tous les cavaliers à La Baule, les Français prennent une très belle 2ème place ! Simon Delestre et I Amelusina R 51 qui avaient le rôle d’ouvreurs pour la France ont terminé la première manche avec 5 pts et la 2ème avec 4 pts. Olivier Robert et Iglesias D.V. ont quand à eux signé un magnifique double sans faute, tout comme François-Xavier Boudant et Brazil du Mezel. Après avoir remporté le GP 1,60m du Dublin en 2023, François-Xavier et Brazil confirment encore une fois qu’on peut compter sur eux au plus haut niveau. Après une première manche à 10 pts suite à un problème dans la ligne oxer – rivière – double, Roger-Yves Bost et Delph de Denat*HDC ont signé un très beau sans faute en deuxième manche.
La troisième place revient à l’équipe Belge, composée de Olivier Philippaerts avec H&M Miro, Niels Bruynseels avec Origi vd Vosberg, Wilm Vermeir avec Iq van het Steentje et Jérôme Guery avec son crack Quel Homme de Hus.
Parmis les autres parcours à souligner, il faut citer les deux très bons parcours sans faute de l’Autrichien Max Kühner avec Electric Blue P, pour qui cette épreuve a semblé n’être qu’une formalité, mais aussi les parcours de Caracole de la Roque et Karl Cook qui ont signé un fabuleux sans faute en première manche et sont pénalisés de 4 pts pour une toute petite touchette sur le mur en 2ème manche. Malgré 2 fautes en 2ème manche (après un sans faute en première manche), Miss Blue-Sain Blue Farm a montré beaucoup de qualités et de facilités sous la selle de Yuri Mansur. Avec un parcours sans faute et un parcours à 4 pts, la jument de Petronella Andersson Odina van Klapscheut, a elle aussi montré beaucoup de bonnes choses.
Le tapis, ou l’élément qui influence tout un look en concours, ou même à la maison. Bon nombre d’entre nous les collectionne, pour leur couleur originale ou leur coupe, et ils sont parfois très nombreux dans nos casiers. Mais comment différencier un bon tapis parmi tous ceux présents sur le marché ?
Aujourd’hui, Cavaletti Mag teste pour vous le petit dernier de chez Greenfield Selection : le Diamond en bleu mystique.
Déjà familière des produits de la marque Greenfield, l’équipe Cavaletti Mag est ravie de pouvoir tester les nouveaux modèles en conditions réelles.
Disponible en 3 coloris originaux, le tapis Diamond donne une très bonne première impression. La ligne de dos semble bien coupée, le garrot bien dégagé et le tapis présente une épaisseur idéale, plus importante que sur les modèles précédents, tout en restant raisonnable pour ne pas ajouter trop d’épaisseur entre la selle et le cheval.
Côté tissu, on remarque au toucher un effet déperlant qui donne un aspect plus qualitatif qu’un simple tapis en coton. (Dommage que la composition ne soit pas disponible dans le descriptif du site web !). Les passages de sangle tombent juste et au bon endroit, et il n’y a pas d’attaches en nylon autour du garrot (qui, reconnaissons le, nous enquiquinent plus qu’autre chose). La partie interne est en nid d’abeille, un indispensable pour la gestion de la transpiration que l’on retrouve sur la majorité des tapis de sport aujourd’hui.
On aime particulièrement le travail de double coutures qui forment le motif Diamond, contrairement aux Diamond habituels qui n’ont généralement qu’une couture.
Et à l’utilisation, ça donne quoi ?
Dès le lendemain, c’est en selle que l’équipe Cavaletti Mag a testé le tapis Diamond de chez Greenfield. Premier constat : le tapis pose bien sur le dos, la ligne de dos et le garrot sont bien dégagés. Une fois la selle posée, on confirme que les passants de sangle sont correctement positionnés, ni trop en avant, ni trop derrière.
Après une séance de 45 min, le tapis n’a pas bougé et est toujours bien à sa place. Le cheval n’est pas plus mouillé qu’avec ses tapis habituels, la transpiration a traversé le tapis et le côté externe est mouillé sous la selle, au niveau des quartiers.
Aux utilisations suivantes, même constat à chaque fois : le tapis reste bien en place, pas de transpiration excessive.
Attention toutefois au bord blanc, qui se salit assez rapidement avec le frottement des rênes. Le tapis passe en machine à 30 degrés, séchage à plat à l’air libre, et retrouve sa couleur initiale sans trop d’effort, y compris pour récupérer le blanc. On note tout de même que le tapis est un peu moins rigide après deux lavages, à voir dans le temps si il conserve quand même sa forme et sa tenue.
Côté prix, on retrouve le tapis Diamond de chez Greenfield à 55€, très accessible donc pour un tapis de cette qualité. Le tapis Diamond existe en bleu mystique, vert menthe et lavande, en taille Full.
Hier, la grosse épreuve du CSI3* Cabourg Classic s’est déroulé sous le soleil et devant un public nombreux, composé de connaisseurs comme de curieux profitant de l’entrée gratuite pour venir découvrir notre sport.
Sur les 60 partants, 12 couples ont signé un sans faute et se sont qualifiés pour le barrage. Parmi eux, Marc Dilasser et Karl Cook ont choisi de ménager leurs chevaux en vue du GP de demain. Arioto du Gevres, le cheval de Marc Dilasser a signé un très beau parcours et semble en grande forme. Il a d’ailleurs remporté une 1,50m et pris la 2ème place du GP 1,55m du CSI3* de Compiègne mi-avril. La fantastique Caracole de la Roque, que l’on a bien connu sous la selle de Julien Epaillard, semble très bien s’entendre avec Karl Cook avec qui elle est 6ème d’un GP 1,60m à Wellington fin mars).
La victoire revient à Constant van Paesschen et Karnark du Roset, fils de Kannan et Flamme du Roset par Dollar de la Pierre, né chez Claire et Philippe Rizzoli.
Jessica Burke et son compétitif African Affaire (par Billy Congo), avec qui elle s’était déjà classé sur 1,50m au CSI4* de Canteleu le week-end dernier, prennent une belle 2ème place.
Cian O’Connor et son très bon Maurice (par Thunder vd Zuuthoeve) qui ont entre autres remporté la Coupe des Nations d’Ocala (1,60m) fin mars, complètent le podium.
Victor Bettendorf et Simolo de la Roque z prennent la 4ème place devant 4 français, Richard Breul et Exquis RB, Titouan Schumacher et Carera des Brimbelles, Julien Anquetin et Gravity of Greenhill, et Charlotte Spaas Levallois avec Dream de Beaufour.
Dans cette épreuve, j’ai également envie de souligner le très beau parcours du 9 ans Crystal King, monté par l’anglais Max Routledge. Ce Cornet Obolensky avec une mère Cassini I a beaucoup de choses pour lui. Il a été pénalisé d’une petite faute, mais a montré tellement de facilité et d’intelligence qu’il ne serait pas surprenant qu’il fasse parler de lui dans l’avenir. Le puissant Orak d’Hamwyck (Tobago Z x Toulon), monté par le Belge Frédéric Vernaet, a également fait forte impression, malgré ses 6 points.