Premier jour à Equita Lyon 2024

Premier jour à Equita Lyon 2024

Equita Lyon est un événement qu’on attend toujours impatiemment. Regroupant à la fois 4 étapes Coupes du Monde, un salon du cheval, ainsi que des animations et spectacles, c’est le rendez-vous incontournable de la fin d’année. 

Même en arrivant en début de matinée, la foule était déjà au rendez-vous. Dans les allées entre les exposants comme sur le bord des détentes ou des pistes, on trouve un mélange de connaisseurs, de passionnés, mais aussi de curieux, venus “voir le spectacle”. Ce mélange fait partie de ce qu’on apprécie à Equita Lyon. C’est un rendez-vous pour tous. Professionnels, amateurs, passionnés, touristes … L’ambiance y est comme toujours très agréable. 

Du côté des exposants, les marques les plus connues sont bien sûr présentes, mais on y trouve également des jeunes marques, en développement. Il y a également des stands de marques étrangères qu’on découvre à cette occasion. De notre côté, dès ce premier jour, nous avons déjà rencontré un certain nombre d’exposants avec qui nous avons prévu de futurs tests produits à vous faire découvrir sur Cavaletti.

Du côté du sport, deux grands rendez-vous étaient au programme du jour. Le Grand Prix Freestyle du CDIW-5* et le Grand Prix Longines 1,60m du CSIW-5*. 

Le Grand Prix Freestyle du CDIW-5*

Comme d’habitude, je ne rentrerais pas dans les détails techniques d’une discipline que je ne connais pas assez pour cela. Mais je tiens à souligner qu’encore une fois, j’ai regardé cette épreuve avec plaisir. Les Grand Prix Freestyle ont cette magie, créée par l’ambiance musicale, qui fait qu’un public, même s’il n’est pas un grand connaisseur, peut l’apprécier à sa juste valeur. 

La victoire revient à la Championne Olympique Isabell Werth, mais avec une autre monture que Wendy (avec qui elle est médaillée à Paris). Déjà vainqueurs du GP et du GPS du CDI5* du Crozet en septembre, Isabell Werth et DSP Quantaz remportent le GP et le GP Freestyle (avec 84.740 %) ce week-end à Lyon ! 

La 2ème place revient a Patrik Kittel avec Touchdown, qui signent une belle reprise en 81,975 %.

Quelle reprise … Mais quelle belle reprise ont déroulé le française Pauline Basquin et son Sertorius de Rima Z IFCE ! Ils prennent une très belle 3ème place avec 81,915 % ! Encore une fois, ils m’ont impressionné de finesse dans toute leur prestation. 

Les résultats complets

Le Grand Prix Longines 1,60m du CSIW-5*

Sur les 47 couples engagés, seulement 8 ont réalisé un parcours sans aucune pénalité. La victoire revient à la fantastique Foxy de la Roque. Sous la selle de Victor Bettendorf, la fille d’Armitages Boy remporte son 3ème GP 1,60m de l’année, à seulement 9 ans !

Elle devance de plus d’une seconde Harry Smolders et Monaco.

Le français Simon Delestre prend une belle 3ème place avec Dexter Fontenis Z en pleine forme.

Gregory Wathelet prend une belle 4ème place avec Double Jeu d’Honvault. Un début très prometteur à ce niveau pour un couple qui est encore en train de faire connaissance (Double jeu n’est sous sa selle que depuis quelques semaines). Alexa Ferrer et sa bondissante Vitalhorse Naiade d’Elsendam Z signent une belle performance en prenant la 5ème place. Les Champions de France en titre, Cédric Hurel et son fidèle Fantasio Floreval Z prennent la 6ème place avec un barre rapide, mais une barre au sol. Les premiers a avoir réussi un parcours sans pénalité au premier tour, Nicolas Delmotte et Jordan Molga M finissent 7ème, avec deux fautes au barrage. Martin Fuchs n’est pas parti au barrage, malgré un magnifique parcours de Conner Jei au premier tour. 

On peut souligner le très beau parcours avec seulement un point de temps dépassé de l’anglais Matthew Sampson avec Daniel. Plusieurs couples ont passé la ligne d’arrivée avec 4 pts, mais ont quand même signé de très beaux parcours, comme Ben Maher et son fabuleux Point Break,  Pieter Devos et sa géniale Casual DV Z ou encore Robin Muhr avec son Galaxy HM qui ne cesse de progresser. 

Les résultats complets

Demain, rendez-vous à 20h30 pour l’ EQUITA MASTERS presented by HERMÈS SELLIER.

Le Grand Prix du CSI4* de St Lô pour Inouï du Seigneur et Rik Hemeryck

Le Grand Prix du CSI4* de St Lô pour Inouï du Seigneur et Rik Hemeryck

Le public normand était au rendez-vous pour le Grand Prix 1,55m du CSI4* de St Lô. Plus aucune place n’était disponible le jour J. Avec 47 partants au départ, mais seulement 4 couples sans faute en première manche, ce Grand Prix a offert un beau moment de sport.

La victoire revient à Rik Hemerick avec son puissant Inouï du Seigneur. Pénalisé d’un petit point de temps dépassé en première manche, il a réalisé deux très beaux parcours qui lui ont offert une victoire bien méritée dans ce difficile Grand Prix. À 10 ans, ce fils de Jenson van’t Meulenhof est très régulièrement classé dans de belles épreuves et il confirme encore une fois sa qualité.

Pénélope Leprevost et Ehning Flamingo prennent une très belle 2ème place. Eux aussi n’auront fait tomber aucune barre, mais ils ont été pénalisés de 2 pts de temps en première manche. De plus en plus régulier à ce niveau (5ème du GP 1,55m de St Tropez, 3ème du GP 1,55m de Donaueschingen), l’étalon gris ne cesse de progresser.

À la troisième place est pour l’italien Lorenzo de Luca avec Violino il Palazetto. Il signe un deuxième tour sans faute et plus rapide, mais avait fait une faute en première manche. Il est suivi par Jérôme Guery et Careca LS, puis par Régis Bouguennec avec son prometteur Firefox Gem, et par Titouan Schumacher avec Illusion. 

On retient également le très beau premier tour (sans pénalité) de la 9 ans Farfelue de Beaufour sous la selle de Valentin Besnard. Elle a montré beaucoup de qualités. Sans aucun doute une jument d’avenir. 

Les résultats complets

Jumping international de St Lô – Nicolas Layec et Julien Epaillard à l’honneur dans les 1,50m

Jumping international de St Lô – Nicolas Layec et Julien Epaillard à l’honneur dans les 1,50m

Le CSI4* de St Lô est devenu un événement incontournable du calendrier. Encore une fois, un très beau plateau de cavaliers s’y retrouve, devant un public de connaisseurs et de passionnés. Jeudi, le hall du pôle hippique de St Lô s’est progressivement rempli jusqu’à accueillir un public venu nombreux pour la grosse épreuve du soir.

Le Prix France Étalons – 1,50m du jeudi

Sur les 49 couples au départ de cette épreuve, seuls 10 ont bouclé un parcours sans pénalités. Nicolas Layec et l’étalon France Étalons Best Of Iscla ont été les plus rapides en passant la ligne d’arrivée avec presque une seconde d’avance et avec la manière ! La deuxième place revient à Jérôme Guery avec son très performant Great Britain V, devant Pénélope Leprevost et Barbie de la Roque Z qui prennent une belle 3ème place en se baladant clairement sur ce parcours.

Sous la selle de la Suisse Sasha Barthe, Brocéliande du Lac a signé un parcours que l’on a particulièrement apprécié en montrant (9ème du classement final). Parmis les parcours à 4 pts, on retient particulièrement la puissance et la volonté de bien faire de Homer du Muze (monté par Ilaria Sutera), mais aussi le très beau parcours du 9 ans Firefox Gem avec Régis Bouguennec.

Le classement complet

Le Prix ville de Saint-Lô et Saint-Lô agglo

Julien Epaillard se plaît toujours à Saint-Lô. Vainqueur en 2020, 2021 et 2022 (avec 3 chevaux différents), il a montré ce soir qu’il faudrait encore compter sur lui cette année avec la fille de Quaoukoura du Ty, Dubaï du Soie. Déjà auteur d’un beau parcours hier (malgré une petite faute), Titouan Schumacher et Illusion ont confirmé leur grande forme en prenant une belle 2ème place. Deuxième hier, Jérôme Guery prend cette fois-ci la 3ème place avec Careca LS. Frédéric Vernaet et son démonstratif étalon Orak d’Hamwyck ont signé le seul autre double sans faute et ont pris la 4ème place.

Parmis les chevaux qui se sont fait remarquer malgré une faute, on peut citer l’étalon de 9 ans Top Invest 313 Z, qui a montré beaucoup de très bonnes choses sous la selle de Wilm Vermeir.

Le classement complet

Rendez-vous dimanche après-midi pour le Grand Prix 1,55m du CSI4*.
La liste des cavaliers qualifiés

Interview – Sylvie Robert nous parle d’Equita Lyon

Interview – Sylvie Robert nous parle d’Equita Lyon

Equita Lyon fête ses 30 ans cette année. Pour cette occasion, Sylvie Robert, présidente de GL events Equestrian Sport, a répondu à nos questions.

Bonjour Sylvie, merci de prendre le temps de répondre à nos questions. Pour commencer, cette année, Equita Lyon fête ses 30 ans. Quel regard portez-vous sur l’évolution de cet événement au fil des années ? 

Sylvie Robert : Equita Lyon fête effectivement ses 30 ans cette année. Lorsque je regarde le chemin parcouru, je suis avant tout très reconnaissante envers toutes les personnes qui ont rendu possible la progression de cet événement auquel nous sommes toutes et tous très attachés. Equita est avant tout une histoire de famille, celle des passionnés de chevaux et de sport que nous sommes – cavaliers, éleveurs, propriétaires, entraîneurs, grooms, visiteurs, exposants et bien sûr toute l’équipe qui m’entoure. La plupart des acteurs de l’événement sont engagés pour son développement depuis les premières heures. Ensemble, nous avons vécu de magnifiques émotions, fait de belles découvertes et rencontres et nous avons su prendre le temps de bâtir un événement qui pourrait réunir un nombre de plus en plus important de passionnés, pour partager avec eux ces sensations que seul le cheval peut provoquer. Grâce au soutien de nos fidèles partenaires, dont certains sont également présents depuis la première édition du salon en 1995, Equita Lyon a su progresser d’année en année pour prendre la dimension internationale que nous lui connaissons aujourd’hui et depuis 2005. Je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui ont accompagné ce projet, on crut en lui et en nous pour gravir les échelons. Je souhaite que nos regards continuent d’être tournés vers l’avenir comme nous l’avons toujours fait. 30 ans, cela se fête c’est vrai ! Mais il y a encore tant de chose à vivre et à partager !

Vous devez avoir mille souvenirs marquants des toutes ces éditions, mais si vous deviez en citer un ou deux, ça serait lesquels ?

Sylvie Robert : J’ai effectivement de très nombreux souvenirs des éditions passées ! En 30 ans, nous avons eu la chance de vivre de très beaux moments sportifs mais aussi humains. Equita Lyon est un catalyseur d’émotions et chaque édition nous a apporté son lot de grands souvenirs. Il serait donc difficile de ne retenir qu’un. Bien sûr, l’entrée en piste du premier partant de notre première étape Coupe du monde FEI restera gravée dans ma mémoire, tout comme les nombreuses représentations de la Garde Républicaine et du Cirque Gruss lors de nos soirées Sport et Spectacle. Je vibre toujours autant lorsque les chevaux investissent les halls d’Eurexpo et foulent la piste lyonnaise. J’ai hâte, chaque année, de découvrir ce que le sport aura à nous offrir comme belles émotions et cette année, j’ai une fierté particulière à voir évoluer nos médaillés de bronze des Jeux Olympiques, dont le cavalier partenaire du groupe GL events, Olivier Perreau.

Quand vous avez lancé ce projet, imaginiez-vous qu’il deviendrait ce qu’il est aujourd’hui ? 

Sylvie Robert : Lorsque j’ai pris la direction du salon en 1996, il accueillait 500 chevaux et 200 exposants et éleveurs. La première édition du salon, en 1995, avait réuni environ 42 000 visiteurs. Nous avons toujours eu à cœur de faire de ce salon un lieu de rencontres, de découvertes et de partage. En prenant le temps de gravir les échelons étape par étape, nous avons chaque année relevé notre niveau d’exigence, regardé vers l’avenir et questionné nos habitudes pour faire évoluer le salon du cheval de Lyon. C’est aussi grâce au soutien de nos partenaires que nous avons pu, au fil du temps, inscrire Equita Lyon et le Longines Equita Lyon, Concours Hippique International au rang des plus grands événements équestres internationaux. Notre partenariat avec la marque horlogère suisse Longines depuis 2013 a ainsi donné naissance au Longines Equita Lyon, Concours Hippique International. La confiance renouvelée de la Fédération Equestre Internationale, de la Fédération Française d’Equitation et le soutien de l’ensemble de nos partenaires honorent les équipes de GL events Equestrian Sport et nous permettent de faire de ce salon un véritable outil pour participer à faire avancer, tous ensemble la filière équine.

Mais aujourd’hui encore, nous restons tournés vers l’avenir et avons à cœur de faire encore évoluer le salon et les compétitions.

Avec tout ce qui est proposé dans les différents halls et les 11 carrières, on a du mal à imaginer ce qui pourrait se faire de plus ! Avez-vous encore des idées d’évolutions pour l’avenir ? 

Sylvie Robert : Bien sûr ! Et heureusement ! Il est vrai que le salon s’est beaucoup développé ces dernières années. Aujourd’hui il s’étend sur une surface de 140 000m2 couverts, équivalente à 19,5 terrains de football, mais aussi sur toutes les infrastructures extérieures d’Eurexpo où nous installons parkings, boxes et paddocks ! Chaque année, mon équipe et moi-même nous attelons à proposer des nouveautés, des améliorations, des surprises à l’ensemble de nos publics et nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Cela est dans notre ADN. Étant tous passionnés par l’animal cheval, nous sommes quotidiennement à l’écoute des acteurs de la filière et sommes engagés pour participer à l’évolution de celle-ci au fil des ans.

Equita Lyon est devenu un événement incontournable, autant pour les amateurs passionnés que pour les professionnels. On connaît la capacité de GL events a organiser des événements sportifs de la plus grande qualité. Mais ici, il y a aussi une vraie dimension “grand public”, qui elle évolue aussi avec les années. Prenez-vous autant de plaisir à travailler sur l’organisation des événements sportifs qu’à travailler sur les spectacles ou sur les nouveautés du côté du salon ? 

Sylvie Robert : Ce qui fait toute la singularité d’Equita c’est de réunir le Longines Equita Lyon, Concours Hippique International, l’Equita Lyon Western Horse Show et le salon du cheval. Pour nous il est important d’offrir une occasion annuelle à tous les passionnés et novices de se réunir pour célébrer le cheval dans toute sa diversité. Nous sommes avant tout des amoureux de cet animal fascinant. Bien sûr, les compétitions de très haut niveau nous offrent chaque année des émotions intenses, mais nous nous réjouissons, avant tout, de réussir à partager notre passion avec le plus grand nombre. C’est pourquoi nous avons par exemple tenu à conserver certaines des épreuves du plus haut niveau mondial en accès libre avec une entrée salon. 

Les Coupes du monde de saut d’obstacles, dressage et attelage attirent toujours beaucoup de public, mais également le Western Horse Show. Qu’est-ce qui vous a donné envie de donner autant de place à cette discipline, qui n’est souvent présente qu’en démonstration, sur les CSI / salons en France. 

Sylvie Robert : Nous accueillons l’étape Coupe du monde FEI de saut d’obstacles depuis 2009, celle de dressage depuis 2010, le FEI Jumping Ponie’s Trophy a fait son entrée à Lyon en 2017 et l’étape Coupe du monde FEI d’Attelage a rejoint notre programme en 2018. Aujourd’hui nous sommes le seul événement réunissant quatre Coupe du monde FEI et nous sommes très reconnaissant de la confiance accordée et renouvelée de la Fédération Equestre Internationale pour l’organisation de ces compétitions du plus haut niveau. Equita Lyon a toujours été pensé pour mettre en lumière le cheval dans toutes ses dimensions et accueillir les passionnés de tous horizons. De ce fait, dès 2009, le salon a également accueilli une compétition internationale de Reining, qui est la discipline phare de l’équitation Western. Au fil des éditions, le pôle western s’est agrandi et les compétitions se sont multipliées. La Coupe d’Europe de Barrel Race s’est notamment installée à Lyon depuis 2010. Quelle que soit la discipline, les compétitions de haut niveau donnent à l’événement sa dimension internationale et permettent de faire rayonner les sports tout autour du globe. Notre volonté est restée la même depuis les premières éditions du salon et nous sommes toujours en quête de progression, qu’il s’agisse du salon ou des compétitions. Depuis l’an dernier, nous sommes fiers d’accueillir, en parallèle du Derby NRHA de Reining, la seule étape qualificative européenne pour The Run For A Million, qui est la compétition de reining la plus dotée au monde. Grâce à une équipe dédiée, l’Equita Lyon Western Horse Show n’a cessé de briller, de plus en plus fort et de plus en plus loin. D’hier à aujourd’hui, nous ne pouvions concevoir Equita sans y accueillir de la meilleure manière les meilleurs athlètes des disciplines western et sans offrir à nos visiteurs l’opportunité de se plonger dans l’univers fascinant de l’équitation américaine.

Au-delà de l’équipe de GL Events, il y a aussi environ 400 bénévoles à participer à Equita Lyon. L’aide de bénévoles est indispensable à la bonne organisation d’un événement de cette taille. 

Sylvie Robert : Chaque année, près de 400 volontaires sont engagés auprès de notre équipe et sans eux, rien ne serait possible. J’ai plaisir à dire et répéter depuis nos débuts qu’Equita est une grande famille. Nous nous retrouvons chaque année avec une joie immense et partageons d’intenses émotions. La plupart d’entre eux sont présents depuis le début de l’aventure. De générations en générations, ces familles offrent leur temps et leur énergie à Equita Lyon et nous leur en sommes très reconnaissants. Ensemble, nous nous mobilisons pour la réussite de l’événement, mais nous sommes aussi très proches tout au long de l’année. Nos volontaires font intégralement partie de la famille et nous partageons aussi souvent les joies et les peines de la vie ensemble. Ce lien familial est une force, un indispensable à mes yeux. Je ne conçois pas la vie autrement.

Tous ceux qui sont déjà venus à Equita Lyon l’ont déjà noté dans leur agenda, mais qu’auriez-vous envie de dire aux autres pour leur donner envie de venir cette année ? 

Sylvie Robert : Qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir, apprendre, vibrer et s’émerveiller ! Nous sommes heureux d’accueillir celles et ceux, passionnés ou curieux, qui souhaitent s’immerger, le temps d’une journée ou d’une semaine, dans l’univers du cheval. Célébrons tous ensemble les 30 ans d’Equita Lyon !

Pour terminer, on ne peut pas conclure sans parler des Jeux Olympiques, qui ont été de l’avis de tous, une grande réussite pour les sports équestres. Après avoir organisé un tel événement, comment se sent-on ? On se dit qu’il va être difficile de faire “mieux” ou est-ce que ça motive encore plus pour les projets à venir ? 

Sylvie Robert : En 2024, les équipes de GL events Equestrian Sport ont effectivement eu la fierté d’assurer l’organisation des épreuves d’équitation aux Jeux Olympiques de Paris, dans le cadre exceptionnel du Château de Versailles. Ce défi sans précédent a été un moteur incroyable pour l’ensemble des équipes qui m’entourent.  Nous avons été honorés du formidable accueil du public de Versailles et des millions de téléspectateurs à travers le monde. Un de mes plus grands souhaits était d’emmener avec nous dans l’aventure, toute la belle famille équestre qui nous entoure depuis 30 ans. Je crois que le pari est réussi. Cerise sur le gâteau, la médaille de bronze par équipe en saut d’obstacles remportée par Olivier Perreau, talentueux cavalier ligérien dont GL events est partenaire depuis 2019 ! Cette réussite, symbolique de notre engagement, témoigne de notre volonté de soutenir le sport équestre à son plus haut niveau.

Bon salon à tous ! Que vive le Sport !

Le site : Equita Lyon

Stéphane Dufour nous parle de Diego de Blondel

Stéphane Dufour nous parle de Diego de Blondel

Il y a quelques jours, l’étalon Diego de Blondel (Vigo Cécé x Dollar dela Pierre) s’est fait remarquer en remportant le Championnat du monde des étalons de 9 ans et plus à Valkenswaard. Stéphane Dufour, son cavalier de toujours (et propriétaire, avec sa femme Elodie), répond à nos questions.

Quel est ton tout premier souvenir de Diego ?

Mon tout premier souvenir, c’est le jour où nous l’avons vu dans le champ avec sa mère porteuse . J’étais très curieux , car j’ai monté sa mère  » Mapierre de Blondel  » et son père  » Vigo Cécé  » en concours, et j’avais particulièrement aimé les deux. Diego avait 2 mois. C’est là que l’histoire a commencé.

Il avait déjà quelque chose en plus comparé aux autres ? 

Il avait déjà des atouts. Après, de là à dire ce qu’il allait faire, c’était trop tôt. Michel (Ruel) voulait que l’on ait ce poulain là. Ses mots ont été :  » Vous en ferez un étalon et il sera « votre » cheval. Nous avons été voir dans le champ et il nous a plu tout de suite.

Tu l’as débourré puis monté dans les épreuves jeunes chevaux. À cette période-là, est-ce qu’il montrait déjà particulièrement de potentiel ? 

Oui. Quand nous avons commencé à le faire sauter en liberté, il nous montrait déjà vraiment des bonnes choses. Des choses qui nous plaisaient vraiment. C’est un cheval qui avait du rayon dans ce qu’il faisait, qui avait des moyens et était très respectueux. Après, nous avions vu qu’il avait besoin d’organiser un peu tout ça. Nous savions que c’était un cheval qui prendrait un peu de temps. C’est pour ça que nous avons été lentement et que nous avons pris le temps de le former. Nous aimons bien prendre le temps de former les jeunes et de leur apprendre leur métier. Celui-ci le demandait et si nous avions été plus vite, ce n’est pas dit qu’il aurait fait ce qu’il fait aujourd’hui. 

Dès cette époque, on a dû vous le demander régulièrement. Mais vous avez pour l’instant fait le choix de ne pas le vendre.

Il y a une histoire particulière autour de ce cheval, un attachement sentimental. La connexion entre lui et nous deux (avec mon épouse Elodie ) est assez singulière. Si nous le vend un jour, parce qu’il peut être à vendre, son bien être sera primordial.

D’ailleurs, on a bien vu que quand vous avez fait le choix de le confier à Nicolas Delmotte, le cheval n’était pas pareil. Il a vraiment un attachement particulier à vous.

Diego était très régulièrement classé et Nicolas lui a fait passer un cap, mais le cheval était triste et Nicolas s’en est rendu compte… 

D’ailleurs, parmi les premiers messages que nous avons reçus sur la route du retour de Valkenswaard, il y avait ceux des grooms de Nicolas Delmotte !

Je pense que Diego a besoin d’avoir une relation très proche avec son cavalier et avec son entourage.

Maintenant, il est régulièrement performant sur 1,50m. On voit que c’est un cheval qui prend du plaisir à faire du concours, qui est en forme et est assez régulier.

Oui. Nous lui faisons plaisir et il nous le rend je pense. Il faut le vivre pour le croire.

Il vous a offert une belle victoire le week-end dernier, dans le Championnat du monde des chevaux de 9 ans et plus à Valkenswaard. Comment avez-vous vécu ce week-end ?

C’était top! L’année dernière, nous avions fait Lanaken et le cheval s’était classé meilleur français. Il nous avait déjà fait plaisir. Cette année, nous avons choisi d’aller plutôt chez Jan Tops et nous étions content parce que je trouve que tout est plus “cheval” là-bas. Ça correspond plus à ce que nous cherchons. En plus, Diego a sauté magnifique ! Je pense que ça correspondait aussi à ce qu’il aime.

En plus d’une victoire individuelle, il faut surtout souligner que c’est la victoire d’un collectif, avec François-Xavier Boudant et Dylan Levallois, avec notre victoire par équipe.

Et tout le groupe France et Selle français a juste été incroyable !

Il a effectivement l’air particulièrement à l’aise sur une piste en herbe comme celle-là.

Oui. Il a un tel galop qu’il se sent bien sur une piste comme ça. Il peut s’exprimer totalement. Il est aussi capable de le faire sur des petites pistes, mais là, c’est le bonheur. Il peut s’exprimer à 100 %. Le dernier parcours, c’était un bonheur.

Quand tu le sens comme ça, tu te dis qu’il a encore une marge de progression ? 

Oui, c’est sûr. Il est encore possible monter les barres, c’est évident. J’aimerais bien d’ailleurs, que justement, la porte soit un peu plus ouverte pour aller sur des plus gros concours. Si nous voulons demander quelques CSI3 ou 4* sur des pistes qui correspondent à notre cheval, on ayant comme moi, qu’un seul cheval de ce niveau, on ne nous ouvre pas les portes. J’aimerais qu’on lui donne un peu plus sa chance. Nous aimerions que le sélectionneur ait envie de lui donner sa chance, de nous envoyer sur une Coupe des Nations de 2ème ligue par exemple.

En parallèle de tout ça, il a aussi une carrière d’étalon.

Oui. Et je pense qu’il va l’avoir encore plus maintenant que les étrangers commencent à s’intéresser à Vigo Cécé, avec la victoire d’un Vigo Cécé à Lanaken et d’autres fils qui sont gagnants en 4 et 5 *. Comme il n’y a plus de paillettes de Vigo, ils se rabattent sur les fils. Donc je pense que Diego va sûrement un peu plus travailler. En plus, il a une souche maternelle où il n’y a pas d’autres étalon et il fait partie des meilleures souches françaises, voire européennes. Je pense vraiment que c’est un cheval intéressant.

Comment tu conseilles de l’utiliser ?

Je sais qu’il va ramener sa locomotion, avec une classe de galop comme lui. Il transmet ça à tous ses poulains. Tous ceux qu’on a vu ont une super locomotion, avec des dos bien tendus et une bonne sortie d’encolure, bien dessiné et bien orienté. Il va donner des moyens et de la force. On peut l’utiliser sur une jument dans le sang, lui, va ramener tout le reste. Je pense qu’il va vraiment bien produire. Il faut juste que les éleveurs lui fassent plus confiance. Nous avons déjà un retour sur sa production , il a déjà un fils approuvé étalon. En plus, la fertilité est top, même en congelé. 

Quelle est la suite de son programme ? 

Il va faire le Grand National de Saint-Lô, parce que nous avons une équipe avec la sellerie West Cheval et que c’est important de faire ce circuit pour représenter nos sponsors. Ensuite, il fera le Grand National de Lyon pour le faire voir à d’autres éleveurs. Après, j’aimerais bien, mais c’est vraiment à voir, je voudrais demander le CSI4* de Rouen.