Tim Price en maître aux 5 Étoiles de Pau !

Tim Price en maître aux 5 Étoiles de Pau !

Reportage et photo par Justine Melliez (avec communiqué de presse)

La 35ᵉ édition des 5 Étoiles de Pau restera sans aucun doute dans les annales. Malgré une météo capricieuse – une tempête jeudi obligeant à reporter le dressage au vendredi, puis une alternance d’averses et de soleil tout le week-end – le public a répondu présent en nombre, fidèle à ce rendez-vous incontournable du concours complet international. Plus de 40 000 spectateurs ont vibré au Domaine de Sers, où le Néo-Zélandais Tim Price a une nouvelle fois brillé en s’imposant avec Jarillo.

Les Étoiles de Pau et Tim Price, c’est une histoire d’amour qui dure depuis 2008. Troisième en 2015 et 2020 avec Wesko, vainqueur en 2021 avec Falco, le cavalier néo-zélandais récidive cette année avec Jarillo. Fait remarquable : il est le seul cavalier à avoir conduit ses trois chevaux engagés jusqu’à l’épreuve de saut d’obstacles, un exploit qui témoigne de sa rigueur et de la qualité de son piquet.
« Avec Jarillo, il suffit de baisser les talons et de mettre les jambes, et il saute », souriait-il en conférence de presse. « Il est encore inexpérimenté à ce niveau, mais c’est son troisième 5*, qu’il a tous terminés. Ce parcours final était fait pour les meilleurs chevaux et les bons pilotes – exactement ce que nous attendons d’une épreuve de ce niveau. »

Le cross, fidèle à la réputation paloise, a bouleversé le classement avant un saut d’obstacles exigeant où les dix premiers pouvaient encore espérer la victoire. À l’issue d’un parcours spectaculaire, c’est la Britannique Sarah Bullimore et son cheval Corimiro qui s’emparaient de la tête du classement provisoire, après une superbe remontée depuis la 11ᵉ place du dressage. Leur performance a tenu le public en haleine jusqu’au dernier jour, avant que les fautes de l’épreuve de saut d’obstacle ne redistribuent les cartes.

C’est finalement le Britannique Tom Jackson qui a réalisé la plus belle remontée du week-end, passant de la 31ᵉ à la 2ᵉ place avec Plot Twist B, grâce à un double sans-faute remarquable. Le couple, déjà 18ᵉ l’an passé, confirme sa progression et égale sa meilleure performance à ce niveau après sa 2ᵉ place à Burghley en 2022.

La troisième marche du podium revient à l’Américain Boyd Martin et son cheval irlandais Cooley Nutcracker, ancien partenaire d’Astier Nicolas et d’Elisabeth Halliday, qui l’avait mené aux JO de Paris. Tout juste arrivé d’Elkton (USA) où il s’était classé 3ᵉ, le cavalier a salué « l’organisation parfaite malgré la météo » et la technicité du cross paloise : « Autant Elkton demandait de l’endurance, autant ici il fallait gérer ses lignes et ses ajustements de foulées. »

Côté tricolore, Benjamin Massié et Filao de Perle ainsi qu’Astier Nicolas et Dirty Old Town ont livré de belles prestations, concluant 7ᵉ et 8ᵉ malgré une barre chacun sur le dernier test. Les deux couples avaient auparavant signé un cross exemplaire, confirmant le potentiel de leurs chevaux et de belles perspectives en vue de la saison 2026.

Au-delà du sport de haut niveau, le public a également pu assister à de belles émotions côté jeunes cavaliers. Le Derby Poney, disputé samedi matin dans la carrière d’honneur, a permis à de talentueux cavaliers en herbe de fouler la même piste que leurs idoles. Montés sur leurs poneys de catégorie B, ils ont rivalisé d’audace et de précision, sous les applaudissements du public, fier d’encourager la relève du complet français.

Le week-end a aussi vibré au rythme du Tournoi International de Horse-Ball Féminin, qui a réuni plusieurs nations sur le terrain d’honneur. Dans une ambiance aussi sportive que conviviale, l’équipe de France féminine s’est imposée en patronne, décrochant une superbe victoire face à ses rivales européennes.

Créées en 1992, les Étoiles de Pau n’étaient à l’origine qu’un petit concours réunissant trois nations. Grâce à la passion et à l’énergie de Pascal Sayous, le directeur de l’événement, le concours a grandi au fil des ans pour devenir l’un des six CCI 5-L au monde*, sommet du concours complet international.

« C’est probablement la plus belle des trente éditions que j’ai vécues en tant qu’organisateur », confiait Pascal SAYOUS, saluant le travail des plus de 400 bénévoles et des équipes mobilisées malgré la tempête. Et comme pour lui donner raison, cette édition 2025 s’est achevée sous un magnifique soleil, dans une ambiance exceptionnelle.

Les 5 étoiles de Pau c’est : un niveau d’excellence, une ambiance unique, et un public fidèle venu vibrer aux côtés des meilleurs cavaliers de la planète. Vivement 2026.

Les 5 Étoiles de Pau – Un trio Britannique s’empare de la tête

Les 5 Étoiles de Pau – Un trio Britannique s’empare de la tête

Certes, les écarts sont infimes. Mais lors d’une compétition de ce niveau, l’essentiel n’est-il pas de marquer l’esprit de ses adversaires ? A 26 ans, Bubby Upton a damé le pion à ses compatriotes Tom McEwen et Oliver Townend, finalement 2e ex aequo à l’issue du test de dressage. Un tir groupé des Britanniques logique puisqu’ils sont les plus nombreux à avoir fait le déplacement. Le bilan est en demie teinte pour les français, avec Astier Nicolas et Benjamin Massié eux aussi à égalité ce soir (21e). Prochaine étape : le cross programmé à partir de 12h demain samedi 25 octobre. 

Cannavaro, Ballaghmore Class. Deux chevaux âgés de dix-huit ans, parmi les plus expérimentés du circuit occupent actuellement deux des trois premières places. La preuve que les cavaliers de concours complet préservent au maximum la santé de leurs chevaux afin de leur offrir une grande longévité au plus haut niveau. 6e l’an dernier ici même aux 5 Etoiles de Pau, Cannavaro et Bubby Upton ont d’ores et déjà amélioré leur score de dressage (25.6 pts contre 33 pts en 2024). Plutôt de bon augure à la veille du cross, une épreuve que l’étalon hollandais apprécie particulièrement.

Le duo est poursuivi par deux ténors, Tom McEwen et Oliver Townend, respectivement 4e et 8e mondiaux. Ex aequo au dressage, ils sont eux aussi de sérieux candidats au podium. Le premier monte Brookfield Quality avec qui il terminait 3e de l’épreuve l’an passé. Le second a choisi son fidèle Ballaghmore Class, 18 ans, et un palmarès impressionnant. Vainqueur des CCI5*-L d’Elkton (USA), de Lexington (USA) et du mythique Burghley (GBR), c’est actuellement l’un des meilleurs chevaux au monde. Va-t-il ajouter Pau à son tableau de chasse… ? Il faudra très certainement compter sur une bonne dose de talent et de chance pour parvenir au terme des 30 obstacles jalonnant le parcours imaginé par Pierre Michelet, le chef de piste emblématique des 5 Etoiles de Pau. Deux français se sont placés en embuscade à moins de 6 points de la tête : Astier Nicolas (vainqueur en 2015) et Benjamin Massié, tous les deux 21e. Ce dernier aurait pu faire mieux s’il n’avait pas loupé ses changements de pied au galop, un exercice que son cheval Filao de Perle réussit d’ordinaire parfaitement.

Rendez-vous est donné aux spectateurs demain dès 10h avec le Derby Poneys, avant de débuter le cross à 12h.

La compétition est à suivre en direct sur https://tv.event-pau.fr/

Benjamin Massié et Filao de Perle (photo : Laura Dupuy)

Le Mondial du Lion 2025

Le Mondial du Lion 2025

Reportage Maéva Martini 
Photos © Maéva Martini et Marine Ludet

Du 16 au 19 octobre 2025, le parc départemental de l’Isle-Briand, au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire), a célébré les 40 ans du Mondial du Lion, événement devenu incontournable dans le calendrier équestre international. Pendant quatre jours, cette compétition de haut niveau a réuni les meilleurs jeunes chevaux de concours complet de 6 et 7 ans, dans une ambiance festive, sportive et résolument tournée vers l’avenir. Et pour cette édition anniversaire, plus de 46 000 spectateurs ont répondu présent.

Au-delà du spectacle sportif, le Mondial du Lion est aussi un tremplin pour les jeunes chevaux qui y participent. Beaucoup d’entre eux poursuivront leur carrière au plus haut niveau, jusqu’aux Jeux Olympiques ou aux plus grands concours internationaux. C’est aussi une vitrine essentielle pour les éleveurs français et européens, qui trouvent ici une reconnaissance internationale pour leur travail de sélection et de formation.

Le village exposants, les animations pour les enfants, les espaces de restauration locaux et les multiples stands ont permis à tous les visiteurs – néophytes comme passionnés – de profiter d’un week-end convivial et riche en découvertes.

Le programme sportif a démarré dès le jeudi avec les épreuves de dressage, suivies samedi du spectaculaire cross, moment phare de la compétition. Le dimanche, les ultimes épreuves de saut d’obstacles ont sacré les nouveaux champions du monde des 6 et 7 ans, sous les applaudissements nourris d’un public conquis.

Chez les 6 ans, c’est la cavalière belge Lara DE LIEDEKERKE-MEIER qui s’est imposée avec TARA VAN HET LELIEHOF (EGASE VAN’T RUYTERSHOF x BONITA VAN HET LELIEHOF by MAJOR DE LA COUR), après avoir dominé la compétition de bout en bout. En tête dès le dressage, elle a signé un sans-faute au saut d’obstacles, ne concédant que 0,4 point de pénalité pour temps dépassé. Derrière elle, l’Irlandais Ian CASSELLS sur RUTLAND FLAMENCO (CASALLCO x RED FLAMENCO by JE T’AIME FLAMENCO) et l’américaine Hallie COON avec TYKILLEN TANGO (TYSON x LISDARA IMPISH LADY by MASTER IMP) complètent le podium, grâce à des prestations très régulières sur l’ensemble des trois tests. Le Français Thomas CARLILE, pourtant bien placé à l’issue du cross, termine 7ᵉ avec JUSTE UNETOILE (UPSILON x UNETOILE DE LA SERRE by QUAPRICE BOIS MARGOT) ,une barre au saut d’obstacles l’ayant privé de mieux.

Les résultats complets

Chez les 7 ans, le Britannique Tom MCEWEN a brillamment remporté le titre avec BROOKFIELD DANNY DE MUZE (M SPECIAL DE MUZE x GORTGLAS SPARROW by ASHFIELD BOBBY SPARROW), s’imposant grâce à un dressage solide et un ultime sans-faute sur l’épreuve de saut d’obstacles. Lara DE LIEDEKERKE-MEIER prend la deuxième place avec HELIOS (by HERALD 3), après avoir mené jusqu’au dernier jour mais une barre lui coutera la première marche du podium. Le podium est complété une nouvelle fois par Ian CASSELLS, en selle sur NOA W (BALTIC VDL x GUCRETIA by INDOCTRO). Côté tricolore, c’est Benjamin MASSIE qui réalise la meilleure performance française avec INDIGOGREY SAVIGNY AA (UPSILON x VAKARA DE SAVIGNY by NORWAY DE LA LANDE), terminant à une très prometteuse 4ᵉ place après un excellent cross et un sans-faute au saut d’obstacle. On peut également noter le cross électrique de Stéphane LANDOIS avec HAZELBERG’S NEW DELHI (O’BAILEY VH BROUWERSHOF x ERINA by APPLAUS) qui a fait vibrer le public français ! Mais malheureusement, cette fougue n’a pas suffi à compenser ses deux fautes au saut d’obstacles le lendemain.

Les résultats complets

J’ai testé : les gants Sensation de Racer

J’ai testé : les gants Sensation de Racer

Les gants font partie de l’équipement que certains cavaliers utilisent au quotidien et d’autres plus occasionnellement, mais il est rare de ne jamais avoir besoin d’en mettre. Depuis quelques semaines, nous testons les gants Sensation de Racer. 

Ce qu’ils en disent : 

Gant d’équitation offrant sensation de seconde peau grâce au mesh 3D ultra-léger. Respirabilité ultime et ajustement parfait pour liberté de mouvement totale avec paume antidérapante.

Gants seconde peau

Le Sensation promet le sentiment de ne pas porter de gant du tout. Fabriqué en mesh 3D ultra-léger, il assure une respirabilité ultime. Idéal pour les mois d’été, sa longueur de poignet courte et son ajustement parfait offrent une grande liberté de mouvement. La paume du gant est en tissu technique antidérapant, offrant une adhérence et une résistance à la transpiration optimales.

• Légèreté inégalable grâce à son poids plume
• Respirabilité optimale avec ses matériaux techniques aérés
• Coupe courte et ergonomique : Le poignet est dégagé
• Maintien sûr grâce à une bande silicone intérieure
• Matière tactile pour rester connectés
• Anti-glisse grâce à 5 inserts silicone sur l’index
• Résistance assurée grâce aux différentes pièces de renfort

À l’utilisation : 

J’ai toujours eu du mal à trouver des gants qui me conviennent. Généralement, ils me gênent et je trouve que je n’ai plus assez de sensation dans les mains. Mais comme tout le monde, quand il pleut ou qu’il y a de la transpiration et que les rênes glissent, ou encore quand je monte un cheval qui tire particulièrement, j’ai quand même besoin d’en mettre. Jusqu’à maintenant, je devais me forcer à en mettre de façon à pouvoir travailler correctement, mais je n’étais jamais vraiment à l’aise avec. Quelle que soit la marque utilisée.

Dès que j’ai essayé le modèle Sensation de Racer, j’ai senti une vraie différence. Fabriqués en mesh, ils sont vraiment très légers. Leur coupe, très courte, laisse le poignet bien dégagé. Pour ce qui est du confort, cela change tout. Pour la première fois, j’ai des gants avec lesquels j’ai la sensation d’avoir exactement les mêmes sensations que sans !

Les crans anti-glisse sur l’index permettent de vraiment bien garder ses rênes en main même en cas de pluie ou de transpiration.

Confort et efficacité, que demander de plus ?!

Les taille : XXS au L (attention certaines tailles sont déjà en rupture de stock)

Le prix : 35,95 € Attention, promo – 50 % en ce moment : 17,48 € !

Le site : Gants Sensation – Racer

Photos © Sophie Jacoby