Le salon des étalons de St Lô 2024

Le salon des étalons de St Lô 2024

Comme tous les ans à cette période depuis 2006, les éleveurs avaient rendez-vous ce week-end à St Lô pour le salon des étalons de sport.

Pendant trois jours, ils peuvent voir au box, en main ou sous la selle des étalons de 3 ans approuvés depuis peu, ainsi que des étalons qui ont déjà confirmé leurs qualités en compétition, ou encore des reproducteurs déjà confirmés sur descendance. Malgré la mauvaise météo, il y avait déjà du monde sur le parking samedi matin, peu avant le début de la présentation des étalons. Cet événement est vraiment devenu un incontournable pour de nombreux éleveurs qui viennent soit y faire un choix, soit en confirmer un, tout en profitant des conditions avantageuses “salon” proposées par de nombreux étalonniers.

Retour en images sur quelques étalons de la journée du samedi.

Parmi les étalons présentés, je retiens particulièrement le charisme et la puissance dégagés par Apardi, l’énergie de Balou Star, la force et la locomotion de Silver Deux de Virton et de Coldplay des Rosiers, la classe d’Urico, la présence et la puissance de Colestus, ainsi que le chic et la souplesse de Cooper vd Heffinck.

On peut également souligner le plaisir de voir des étalons ayant eu une belle carrière sportive, reproducteurs uniquement depuis plusieurs années, en très bel état et avec l’œil joueur, comme Check In, Consul de la Vie, ou encore Otto Mail.

L’Arc de Triomphe a clôturé les présentations. Comme à son habitude et malgré ses 25 printemps, il n’a évidemment pas pu s’empêcher de se faire remarquer. 

Le Printemps des Sports Équestres 2024

Le Printemps des Sports Équestres 2024

LE PRINTEMPS DES SPORTS ÉQUESTRES 2024, TOUTES LES DISCIPLINES ÉQUESTRES OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES RÉUNIES

Créé en 2022 par GL events Equestrian Sport, Le Printemps des Sports Équestres revient du 22 au 28 avril prochain sur le site du Grand Parquet de Fontainebleau, Capitale française du cheval. En association avec la Fédération Française d’Equitation et la Fédération Equestre Internationale, avec le soutien des institutions locales, cette troisième édition propose un programme sportif complet, préparation idéale avant l’échéance olympique. Si, en parallèle des Master Pro FFE, le CDI conserve ses 5 étoiles, le CSI gagne cette année le plus haut rang des compétitions internationales et devient CSI5*. Le concours complet et le paradressage rejoignent également le programme sportif avec un CCI3*-S et un CPEDI3*. En 2024, le rendez-vous Bellifontain réunira, pour une semaine complète, l’élite des sports équestres nationaux et internationaux de toutes les disciplines équestres attendues cet été à Versailles.

LES CHAMPIONS, TOUTES DISCIPLINES CONFONDUES, RÉUNIS À FONTAINEBLEAU

Première des nombreuses nouveautés 2024, le CPEDI3* ouvrira le bal des compétitions dès lundi 22 avril. Une place de choix pour les athlètes paralympiques qui auront l’honneur de fouler la piste les premiers, dans les épreuves réservées aux grades I à V et sous le regard d’Anne Prain, présidente du jury, également désignée pour être la présidente du jury lors des Jeux Paralympiques. On devrait retrouver dans cette compétition les meilleurs internationaux de la discipline, dont les cinq couples français inscrits sur la liste « À cheval pour Paris » de la FFE. Dès le 23 avril, l’autre grande nouveauté 2024 verra la jour. Le Printemps des Sports Équestres accueillera, pour la première fois, les cavaliers de concours complet pour un CCI3*-S. Organisé sur deux journées, ce nouveau label de compétition réunira trente cavaliers et parmi eux, très certainement, une large majorité des 15 couples français préqualifiés à ce jour par la Fédération Française d’Équitation. Pierre Le Goupil, nommé par la FEI l’an dernier pour imaginer et créer le parcours de cross de cette olympiade, officiera également lors de ce CCI3*-S Bellifontain. Une raison de plus, pour l’ensemble des cavaliers internationaux de concours complet et leurs équipes fédérales, de se joindre à la fête.

Le CDI5* accueillera ensuite l’élite des cavaliers et chevaux de dressage, samedi 27 et dimanche 28 avril. Le Top 10 mondial, ainsi que les membres de l’équipe de France sont attendus pour ces deux jours de compétition au plus haut niveau de la hiérarchie internationale. En saut d’obstacles aussi, le Printemps des Sports Équestres gagne cette année le rang de 5*. Programmé du 26 au 28 avril, la compétition accueillera les meilleurs mondiaux. Les chefs de piste Santiago Varela Ullastres et Grégory Bodo, ainsi que de nombreux acteurs du sport qui officieront lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, seront d’ores et déjà présents lors de cette étape majeure de préparation. Là encore, les couples présents sur la liste de préqualification de la FFE devraient être au rendez-vous, sous le regard attentif du sélectionneur national, Henk Nooren. En parallèle, un CSIYH* et un CSI2* permettront aux cavaliers de faire le déplacement avec un piquet de chevaux fourni. Nul doute donc, au regard de ce programme complet, que le Printemps des Sports Équestres sera, du 22 au 28 avril prochain, au cœur de toutes les attentions de la planète cheval.

LES MASTER PRO FFE, EUX AUSSI ENRICHIS

En parallèle de ce programme international, les Master Pro FFE seront également des temps forts qui rythmeront la semaine sportive à Fontainebleau. Les Championnats de France Pro 2, Pro 1 et Pro Elite seront cette année rejoints par une nouvelle catégorie, le Master Pro Jeunes Cavaliers. Réunissant les meilleurs cavaliers de moins de 21 ans au classement national, ce nouveau championnat se déroulera en deux manches, vendredi 26 et dimanche 28 avril.

LES AMATEURS TOUJOURS CONVIÉS

Toujours soucieuse de convier l’ensemble des passionnés du cheval à la fête, l’équipe de GL events Equestrian Sport n’a pas oublié les cavaliers amateurs. L’étape de l’Amateur Gold Tour FFE-Esthederm, déjà présente lors des deux éditions précédentes du rendez-vous Bellifontain, sera de retour également, du 25 au 27 avril.

THE FENCES PERFORMERS AUCTION

Après le succès de cette vente en 2023, Fences, l’agence pionnière des enchères de chevaux présentera, samedi 27 avril, en soirée, une vente exceptionnelle de vingt chevaux de sport.

LE TOUT DANS UNE AMBIANCE FESTIVE

Le programme sportif n’empêchera pas les équipes de GL events Equestrian Sport de proposer, en parallèle des épreuves, des temps conviviaux et festifs pour tous. Au cœur du village exposants, les passionnés pourront parcourir les stands pour une session shopping ou un apéritif convivial en bord de piste. Côté animations, le grand public pourra, quant à lui, prendre part aux multiples activités proposées pour les enfants : rencontre avec les animaux de la Ferme de Marino, pansage et promenade avec les chevaux Henson de la famille Bost, ou sur les poneys de l’Ecole Militaire d’Equitation, concours de dessins avec l’association Fontainebleau Cheval, parcours d’obstacles pour chevaux bâtons, courses de tracteurs à pédales… L’esprit garden party pour toute la famille sera bel et bien au rendez-vous. Enfin, la semaine sera clôturée par le Carrousel des lances de la Garde Républicaine, accompagné de sa fanfare.

Interview – Marie Demonte

Interview – Marie Demonte

Pendant le CSIW-5* de Bordeaux,  Epona du Quesnoy (10 ans par Ogrion des Champs), la jument de Marie Demonte a particulièrement attiré notre attention. Elle était également accompagnée par un autre cheval montrant beaucoup de qualités, Flashing de Riverland (9 ans par Kannan) dans les épreuves intermédiaires. Quelques jours après le concours, Marie Demonte à répondu à nos questions.

Pour commencer, peux-tu nous parler d’Epona, qui nous a fait très forte impression à Bordeaux ?

C’est une jument que j’ai eue dans mes écuries au mois d’octobre de ses six ans. Ça fait maintenant trois ans et demi. Dès que j’ai sauté avec, sincèrement, je suis tombée amoureuse. Elle avait déjà le respect et sa façon de sauter était incroyable. L’année de sept ans, elle s’est coincée dans un box et s’est blessée. Elle avait dû être opérée. À sept ans, elle n’avait fait qu’un concours à Royan au mois de février, puis après, elle a commencé les concours fin août ou début septembre. Elle n’a donc que très peu tourné à sept ans. À 8 ans, elle a suivi les bons chevaux en étant dans des épreuves à 1,40m, puis à 1,45. Elle a fait une année de huit ans formidable, avec une régularité et un nombre de parcours sans faute incroyable.

Quand on regarde ses performances, on voit qu’elle est vraiment tout le temps là.

Oui et depuis toujours. C’est une machine à sans-faute.Je ne fais que dire aux entraîneurs que c’est une jument de Coupe des Nations. C’est une jument qui se bat pour être sans-faute tout le temps. Elle a beaucoup de facilité dans les moyens et le respect. Après, il faut qu’elle prenne encore confiance. Qu’elle ait conscience qu’elle a ces moyens-là. Au début, quand on sautait 1,40m, elle allait deux mètres en l’air. Maintenant, 1,50m, on voit que c’est vraiment facile pour elle. Elle a gagné une 1,55m cette année. L’année dernière, ma jument de tête a été arrêtée au mois de février à Vilamoura. Epona devait donc assumer les qualifications des grands prix et les grands prix. J’ai essayé d’espacer les concours pour ne pas lui tirer sur le physique et elle a une santé de fer. Je pense qu’à 10 ans, elle arrive prête pour le vrai sport. Ça a été un concours de circonstances de sauter à Bordeaux où ce n’était pas prévu. Elle n’avait pas sauté depuis deux mois en concours. Elle était évidemment au travail, mais pas en condition de sport. On voit qu’elle est tout à fait au niveau. En plus, je pense qu’aujourd’hui, quand on a un cheval très respectueux, les concours indoor les freinent un petit peu. Pour une jument d’1,83m, c’est encore un peu plus difficile pour elle de sauter ça dehors que, par exemple, au sunshine tour où je l’ai trouvé très à l’aise sur une grande piste en herbe.

Quand on la voit faire ce niveau d’épreuve comme ça, on se dit que c’est une jument pour les échéances à venir.

Oui et elle est économisée. Elle est 100 % naturelle, elle n’a pas de protège-boulets derrière. C’est une vraie jument de sport. Sincèrement, j’aurai eu un concours 15 jours avant Bordeaux pour la mettre un peu dans le bain du concours, je pense que ce qui lui est arrivé dans le vertical bleu, ça ne serait pas arrivé.

C’est une jument à garder normalement ?

Oui, à garder pour faire du sport. Les propriétaires prennent du plaisir.

À Bordeaux, tu as également emmené Flashing, qui a lui aussi fait un super concours.

C’est un cheval qui a été élevé à Riverland et qui s’est avéré très délicat. À six ans, Flashing n’approchait plus les barres au sol dans la carrière. C’est un cheval extrêmement respectueux. Il a été envoyé chez Benoît Parent qui a un cavalier de concours complet installé vers Dax. Il a été là-bas, pour le débêtir un peu avec des obstacles de cross. Benoît l’a récupéré à sept ans, a fait un travail formidable avec le cheval puisqu’il a concouru jusqu’à 1,35m dans l’année, alors que le cheval ne passait pas une barre au sol. Ce n’était pas méchant, mais il fallait s’en occuper. Il fallait y aller gentiment. L’année dernière, pour son début d’année de huit ans, on décide de l’emmener à Vilamoura. Je ne l’avais jamais monté, mais j’ai dit d’accord, on va y aller gentiment. Donc on a sauté les cinq ans à Vilamoura, il y a un an. Au bout de six semaines, il a sauté deux rankings sans faute là-bas, mais c’était sur la même piste, en confiance. Puis son année de huit ans a démarré ensuite en étant assez formidable. Sur 11 grands prix deux étoiles courues, il est 10 fois sans faute.

Lui aussi semble très régulier !

Pour ça, il est un peu comme Epona, , c’est-à-dire qu’il faut y aller gentiment le premier jour. Il y a encore ce recul, qui en indoor a été plus accentué qu’à Oliva. Ce sont des chevaux à vieillir. Cette année, il se sent encore mieux sur des grandes pistes que sur une piste un peu enfermée.

Ils ont l’air d’arriver bien pour aller sur les concours ensemble, avec Epona dans les grosses épreuves et Flashing qui suit l’autre dans les intermédiaires.

C’est vrai. J’ai Flashing, Forban, Gentleman. J’aimerais qu’ils arrivent un peu à soulager Epona, pour qu’elle ait l’objectif des très gros concours et des grands prix, et que les chevaux à côté, aident à se qualifier ou à sauter les autres épreuves. Flashing, ce n’est pas un cheval de vitesse. C’est un cheval pour sauter des épreuves à barrage et un cheval de Grand Prix. Ils vont reprendre tous les deux sur les deux étoiles de Vejer. On va faire en sorte que la reprise soit facile et agréable. Après, ils nous dirons jusqu’où ils veulent aller.

Avec ce qu’ils ont montré à Bordeaux, cela ouvre une porte pour donner accès un peu à du beau concours ?

Bien sûr ! On sait que l’objectif maintenant, depuis quelques années, pour la fédération, ce sont les championnats pro élite. Ce qui fait qu’on a déjà un objectif à atteindre. Ensuite, les Coupes des Nations vont démarrer à partir du mois de mai. On sait que c’est une année olympique qui donne la priorité aux couples prétendants. Ensuite, nous devons accepter d’aller là où il y a de la place, sur les terrains, où ils ne vont pas aller. On ira un peu là où il y a de la place et avec plaisir pour les lancer gentiment.

Représenter la France en coupe des nations, c’est quelque chose d’important ?

Oui, vraiment. On l’a fait l’année dernière et ça s’est plutôt très bien passé. Je l’avais fait auparavant avec d’autres chevaux. L’objectif n’est pas de faire du Global Tour. On est plus Coupe des Nations que le circuit où il y a de l’argent. C’est comme ça, ce sont des rêves de gamins. J’ai eu la chance d’aller quand même sauter à Aix la Chapelle il y a deux ans. J’espère que, petit à petit, on va pouvoir ramener un piquet de chevaux, les endurcir gentiment et puis les emmener prêts à faire tout ça.

Pour finir, un petit mot sur le fait de monter à Bordeaux, devant ce public ?

C’est un sacré concours ! Ce n’est pas souvent qu’on est devant notre public. Je suis née à Toulouse, j’ai habité avec Olivier 10 ans à Bordeaux, après 10 ans à Barbaste donc, on est du secteur. Je n’ai jamais été trop loin. C’est vrai que ça fait chaud au cœur de sentir tous ces gens qui sont derrière nous. Beaucoup de gens étaient venus me voir. Mes parents ne viennent jamais, parce que j’ai quand même toujours des concours loin. Bordeaux, ça rassemblait tout le monde donc, ça fait chaud au cœur. Et c’est une arène, il y a quand même une ambiance particulière, avec les loges autour. C’est un profil où on est vraiment dans le public.

Interview – Robin Muhr

Interview – Robin Muhr

Durant le CSIW-5* de Bordeaux, nous avons été impressionnées par la qualité des chevaux de Robin Muhr, dont son jeune Crocodile Rock qui y faisait sa première 1,50m et Galaxy qui s’est classé dans les deux difficiles Grand Prix 1,60m. Quelques jours après, après qu’il avait déjà rejoint le concours d’Oliva, Robin Murh a répondu à nos questions. 

Est-ce que vous pouvez nous parler de Galaxy HM (Quality Time TN) ? Quelle est son histoire ?


Il a déjà 13 ans et jusqu’à l’année dernière, il sautait 1,20m. Il n’a jamais vraiment appris le vrai sport. Il a commencé au début de l’année dernière à sauter un peu plus haut avec son cavalier, qui ne l’a gardé que trois à quatre mois à-peu-près. Il est passé de 1,20m à 1,45m en quelques mois. Je l’ai acheté après ça et on a sauté assez vite, assez gros. Il a des qualités hors normes. C’est ce qui me permet déjà de faire ce sport-là, parce que techniquement, il y a encore pas mal de lacunes.


Vous vous attendiez à ce qu’il fasse ça ?


Oui, j’avais énormément d’espoir. Je l’ai acheté avec mon argent. J’y ai tout de suite cru énormément, mais pour vous dire vrai, parfois, je me suis dit que je n’allais jamais y arriver. Quand j’ai fait Bordeaux, je me suis dit qu’on est sur la bonne voie et ça, ça fait du bien.


On voit qu’il n’est pas facile. Par contre, on le voit aussi très à l’aise sur des parcours comme ceux de Bordeaux.


Exactement. Il est particulier. Il est très respectueux, mais il n’est pas très connecté. Il est beaucoup dans son idée à lui. C’est un cheval qui a un peu de caractère et il ne va pas non plus tout le temps se laisser faire. Il veut vraiment savoir qui il a en face de lui. Là, il se dit, « Ok, c’est toi. On se connaît, j’ai confiance en toi et on peut le faire. » Il peut parfois être très sensible sur certaines choses, mais très guerrier. Sinon, il est très gentil comme cheval. Le couple est en train de se former.


C’est votre cheval pour l’avenir ?


C’est mon cheval pour les Jeux olympiques de cette année.


Quel va être son programme dans l’idée d’aller aux Jeux olympiques ?


Là, il est à Oliva, il va sauter entre 1,30m ou 1,35m. Je vais essayer de bien l’avoir en main, de sauter dans de bonnes conditions. Qu’il apprenne à sauter sans forcer. C’est un cheval qui fait tout avec la force. Il faut essayer de lui apprendre à faire un peu avec la finesse et la justesse. Je vais prendre le temps de me connecter encore à lui afin que plus le temps passe, plus on soit connecté. Pour qu’on fasse qu’un pour que lorsqu’on arrive en piste et qu’il y a de grosses difficultés. Il faut qu’on soit soudés et qu’on sache qui fait quoi, et comment.

Après ce cheval-là, il y en a un autre qui ne semble pas du tout facile non plus, mais également prometteur, c’est Crocodile Rock (Cornet Obolensky).


Oui. Je l’ai depuis qu’il a quatre ans. Honnêtement, il n’est pas si compliqué que ça.


Il faisait sensible quand il rentrait en piste, un peu sur l’œil, mais par contre, dès qu’il est parti, ça semblait facile.


Oui, je suis vraiment très content de ce qu’il a fait à Bordeaux, parce que c’est son deuxième indoor de sa vie et sa première 1,50m. Il n’a que huit ans, on ne lui fait pas trop sauter ces épreuves-là normalement, mais j’avais fait une 1,45m en fin d’année et il avait fait ça très, très bien. Je l’ai amené à Oliva pour le remettre en route. Il a fait 1,45m plutôt bien. Après, ça reste un Cornet, mais vu que je l’ai depuis qu’il a quatre ans etque j’ai fait le débourrage et je le connais bien. Même si on passe sur des plus grosses épreuves, il a confiance en moi, et moi, j’ai confiance en lui.


Il a également l’air d’être un cheval d’avenir.


Oui, il est vraiment chouette et puis je le connais mieux que Galaxy. Je pense que Crocodile fera aussi de belles épreuves, même s’il est un peu moins spectaculaire que Galaxy. Crocodile est aussi un peu plus bébé.

À Bordeaux, vous aviez aussi Stawita PS (Stakkatol) qui a fait un bon concours. Aujourd’hui, ça vous fait un sacré piquet de chevaux pour faire les beaux concours.


Ce sont trois bons chevaux. J’en ai encore une autre jument qui est très bien aussi, qui n’était pas à Bordeaux, mais qui est à Oliva et qui a fait de bons résultats.


De l’extérieur, quand on voit ses chevaux, on a l’impression qu’il y a vraiment une écurie qui se construit pour avoir des chevaux de différentes générations pour avancer dans le sport.


C’est un peu le but. Faire du sport. On ne peut pas en avoir 10.000. Ce sont des chevaux qu’il faut connaître et avoir confiance en eux pour sauter ces épreuves. Il faut les entretenir au quotidien, savoir où ils en sont dans leur tête et physiquement. C’est compliqué d’en avoir beaucoup, mais jusqu’à six ou sept chevaux, on y arrive.


Cette année le gros objectif, ce sont les Jeux olympiques. Avez-vous d’autres objectifs sur certains concours d’ici-là ?


Honnêtement, je n’ai pas d’idée. C’est mon cheval qui va me dire. Peut-être quelques coupes de nations avec l’équipe d’Israël. On va voir. Le plus important, ça va être que mon cheval se sente bien. Je vais essayer de maintenir Galaxy à ce niveau-là. Crocodile, je vais le descendre un petit peu pour quelques épreuves, puis remonter un petit peu. Je pense qu’il aura un petit break cet été vu qu’il fait sa première année à ce niveau-là. Stawita PS va rester aussi sur ce niveau-là. Je ne pense pas la remettre sur 1,60m. J’ai fait le Championnat du Monde avec elle, mais je la trouve bien sur 1,45m/1,50m. Elle est compétitive, pour elle, c’est plus agréable et pour moi aussi. Parfois, le haut niveau c’est vraiment très contraignant. Pour les chevaux, ce sont de gros efforts, et pour nous, les cavaliers, aussi, parce que c’est nous qui leur demandons. Donc, il faut savoir un peu jauger ça.

Dans votre façon d’en parler, on sent que vous voulez vraiment faire du beau sport, mais que la priorité reste le bien-être des chevaux.


Si on commence à inverser les choses, la machine s’enraye. Ce sont des animaux, ça ne fonctionne pas avec de l’argent ou avec autre chose. Ça fonctionne parce qu’on s’en occupe, parce qu’on en prend soin et qu’on fait les choses justes. On peut se dire qu’on va essayer de gagner ci ou ça, mais au bout du compte, on ne sait pas si on va gagner, parce que des gens qui veulent gagner, il y en a plein lorsqu’on fait des épreuves. Il faut quand même monter pour faire les choses pour que son cheval se sente bien, pour que nous on se sente bien et après, on donne le meilleur qu’on peut. Le plus difficile, c’est d’arriver à gérer tous ces paramètres de pression et ce n’est pas facile.