J’ai testé : la veste Janais de Gaze

J’ai testé : la veste Janais de Gaze

Le mois de mars est, pour beaucoup de cavaliers, signe de reprise des concours. Qui dit reprise des concours, dit aussi faire le point sur son équipement pour la saison. Parmi les indispensables, il y a bien sûr, la veste de concours. De nombreuses marques de textiles proposent leur modèle. Depuis quelques semaines, nous testons la veste Janais de Gaze et c’est un vrai coup de coeur ! 

Ce qu’il en disent : 

Veste conçue pour une liberté de mouvement sur 360° degrés grâce à un procédé de tissage. L’élaboration de nos toiles T.C.S comportent jusqu’à 31 technicités  (360°, mémoire élastique, résistant au sable, résistant au boulochage, anti frottement etc…). Vous aurez un confort maximum avec cette coupe cintrée et flatteuse. 

Toutes les infos : Veste Janais

À l’utilisation : 

Dès réception du colis avec la veste, je n’ai pas résisté à l’envie de l’essayer. Ma première sensation a été particulièrement bonne. La matière est très agréable et la veste est magnifique. Quelques jours plus tard, je l’ai testé en situation et cela n’a fait que confirmer tout le bien que j’en pensais déjà. 

Du côté du look, elle est à la fois sobre et très classe. J’adore. Le logo est sur l’épaule, mais discret et chic. Le raffinement des finitions ainsi que les 4 boutons logotés apportent également vraiment quelque chose à l’esthétique de la veste.  La coupe cintrée est parfaite et tombe naturellement très bien. On voit que chaque petit détail a été pensé de façon à rendre ce produit le plus beau possible, et c’est réussi. 

Du côté du confort, la matière est douce et agréable. Quand on porte cette veste, on se sent très bien et libre de ses mouvements. Parfois, avec une veste de concours, le look est là, mais c’est au détriment du confort. Ici, nous avons clairement les deux. Bien qu’avec une coupe près du corps, elle est très souple et très agréable à porter. Que ce soit en préparant ma jument (avec la veste sous le manteau quand il fait froid), à la détente ou en piste, je suis parfaitement à l’aise avec. Il m’est même arrivé de repartir du concours en voiture en oubliant de l’enlever tellement elle est confortable.

Du côté technique, la matière “anti froissement » est un vrai plus. Si on fait un minimum attention à la façon dont on la range, elle est toujours parfaitement lisse. Ce qui est particulièrement appréciable quand on enchaîne plusieurs jours et / ou week-end de concours. Elle est très respirante. Même lors d’une détente avec un manteau au-dessus, on ne transpire pas dedans. Si on prend une petite averse (ce qui arrive quand même régulièrement en concours), elle sèche assez rapidement après. Sa mémoire élastique et sa matière indéformable devraient lui permettre de particulièrement bien vieillir au fil du temps. Je ne l’ai pas depuis assez longtemps pour le confirmer dès maintenant, mais c’est la sensation qu’elle me donne. 

Pour toutes ces raisons, la veste Janais de Gaze est un vrai coup de cœur. Elle a vraiment tout pour elle.

Les + : Son chic et ses 31 technicités qui en font un produit de très grande qualité.

Les – : Le seul point négatif serait pour moi qu’elle n’est pas accessible à toutes les bourses, mais la qualité à un prix et ici, il est largement justifié. 

Le prix : 499,99 €, mais vous pouvez profiter de – 30 % avec le code promo cavaletti30 (offre valable jusqu’au 5 mai) ! 

Les tailles : 32, 34, 36, 38, 40, 42

Le site : Gaze

Photos © Sophie Jacoby 
J’ai testé : Les barres en mousse personnalisées de BoxProtec

J’ai testé : Les barres en mousse personnalisées de BoxProtec

J’ai découvert la marque BoxProtec lors de salons de fin 2024. En passant dans l’allée de stand, deux produits ont attiré mon attention en premier, leurs petites barres en mousse personnalisées et leurs tentures personnalisées (dont on vous parlera très bientôt). Depuis quelques jours, je teste leurs barres en mousse.

Ce qu’ils en disent : 

Ces barres d’équitation sont composées de mousse souple qui protège les articulations de votre cheval ou poney si celui-ci venait à marcher dessus contrairement aux barres en bois qui peuvent causer des entorses.

Elles sont idéales pour travailler :

  • Un parcours de barre au sol
  • Des foulées entre des obstacles d’équitation
  • Différentes allures de cadence du cheval
  • En constituant des couloirs afin de canaliser les chevaux ou d’encadrer des obstacles
  • Le saut droit de votre équidé
  • Le plat avec des tracés précis

Les barres peuvent également servir comme barre de réglage et à la réception des obstacles d’équitation pour canaliser les chevaux qui ont tendance à sauter en longueur notamment sur les verticaux. Cela permet d’améliorer la parabole du saut. Elles permettent aussi d’enclencher le réengagement vers l’avant à la réception. Demandez toujours conseil à votre coach ou entraîneur à propos des distances.

Les barres en mousse équitation BoxProtec sont légères, idéales à disposer et à porter, seulement 1,5 kilos.

À l’utilisation : 

J’ai choisi la version de 1m, parce que je trouve le format très pratique à déplacer et qu’il oblige à de la précision à cheval. J’ai utilisé les barres dans différentes configuration : des barres isolées à passer aux trois allures de façon à travailler le tracé, la concentration et la rectitude, des barres à passer au trot pour travailler le rebond et la régularité, des barres à 20m au galop pour travailler la variation de rythme possible sur la même distance, mais aussi en barres de réglage (avant après un obstacle) en en mettant 2 cote à cote de façon à ce que ça fait 2m de largeur ou encore, pour faire un couloir pour encadrer dans une ligne. Les légèreté des barres permet de les déplacer facilement, ce qui est particulièrement agréable. On change de configuration en 2 min, même avec un cheval en main.

Pour toutes ces utilisations, la sécurité apportée par le fait qu’elles soient en mousse est un vrai confort pour le cheval comme pour le cavalier. Cela retire le risque d’entorse ou de toute autre blessure qui peut être causée en marchant sur une barre en bois. De mon côté, cela m’a poussé à essayer plus de configurations différentes, car avec, je ne crains pas un “mauvais pas”. En plus de cela, comme elles sont légères, on les range plus naturellement parce que cela prend 2 min et que cela ne demande pas d’effort. Étant mieux (et surtout plus souvent) rangées que de barres classiques, elles vont forcément mieux vieillir dans le temps.

Le fait qu’elles soient carrées leur permet de rester un peu plus en place que des barres rondes (et donc cela peut éviter au cavalier de passer son temps à descendre pour les remettre parce qu’elles bougent au moindre frottement). 

Leur housse de protection leur permet de supporter tous les temps et d’être très facilement nettoyables (un coup de brosse à sec ou si besoin un coup de jet d’eau, et elles sont comme neuves). Elle les rend aussi assez solides pour ne pas s’abîmer dès qu’un cheval marche dessus.

Le fait qu’elles soient personnalisables est un plus particulièrement sympa. Pour un événement ou une marque qui fait du sponsoring, etc … C’est un support en plus pour de la visibilité. Ils peuvent y intégrer toutes sortes de texte et de logo (logos d’écuries, noms des propriétaires pour éviter les vols, sponsors, etc.) ce qui en fait un excellent support de communication et un moyen de marquer son matériel de façon unique. De notre côté, on adore le rendu. 

C’est un super outil de travail, qui, pour ne rien gâcher, a un look vraiment sympa ! 

Il faut aussi souligner que les barres sont fabriquées et cousues à la main de A à Z dans leur atelier. Situés dans le Nord de la France, tous leurs produits (hors textile) sont Made in France.

Les + : Le fait qu’elles soient en mousse (sécurité pour les chevaux, légèreté pour les cavaliers), dans différents formats et personnalisables. 

Les – : Pour l’instant, je n’en n’ai pas trouvé.

Les dimensions : 1 m 2 m ou 3m de long x 10 cm x 10 cm

Les couleurs : bleu, noir, blanc, rouge ou jaune

Le prix : 39 € , 49 €  ou 59 € HT selon la taille

Le site : https://boxprotec.fr

Equi Seine 2024

Equi Seine 2024

Le 24 novembre au matin, je franchis les portes du Parc des Expositions de Rouen. L’atmosphère est électrique.

Des cavaliers de toute l’Europe convergent vers cet écrin normand, leurs chevaux volant au-dessus des obstacles. Je ressens immédiatement l’adrénaline et les émotions qui caractérisent ces compétitions internationales. L’accueil est chaleureux, les visiteurs ont le sourire aux lèvres, tout pour passer une bonne fin de weekend. Durant les épreuves, je suis fascinée par la précision technique des cavaliers. Le souffle du public tout entier se coupe avant chaque obstacle franchi. La relation entre le cavalier et sa monture est presque chorégraphique. Leur détermination et les émotions perçues me rappelle que le sport est avant tout une histoire de passion. Le public brandit des drapeaux, chante, cri, s’exclame, c’est incroyable de se dire que toute une salle vit les mêmes émotions grâce à un seul sport.

Au-delà des épreuves, je m’immerge dans l’univers équestre. Les boutiques et selleries, permettent de flâner en attendant le barrage, et de ramener de beaux souvenirs à la maison. L’organisation est méticuleuse ; les bénévoles ont été aux petits soins toute la journée, et surtout rendaient le sourire à tous ceux qui passaient. On voit bien qu’EquiSeine est aussi une expérience humaine. En parlant d’humanité, ma journée à été marquée par une action des plus touchantes ; un hommage à Jean-Maurice Bonneau, figure incontournable du monde équestre. Durant chaque remise des prix, son discours retentissait et prenait tout le monde aux tripes. Il n’est pas toujours question de chevaux et de scores, mais bien de relations humaines, plus qu’honorées.

Le Grand Prix du CSI2* est remporté par Jean Francois Filatriau et Gershwin Dromelle, qui signent le seul double sanf faute de l’épreuve. La 2ème place revient à Maëlle Martin avec Gucci des Embruns, devant Martin Provost et Doha Lgd. 

Les résultats complets

L’épreuve phare du week-end, le Grand Prix 1,55m du CSI4* est remporté de très belle manière par Titiouan Schumacher et Illusion. Passant la ligne avec seulement 16 centièmes de plus, Cédric Hurel et Fantasio Floreval Z prennent une belle 2ème place. Le Hollandais Michael Greeve est 3ème avec Denver. Deux autres couples ont signé un double sans faute dans ce Grand Prix. Rubert Murphy et Hudle G (qui remporte le prix de la meilleure jument du concours) sont 4èmes et Pénélope Leprevost est 5ème avec l’étalon Ehning Flamingo. 

Les résultats complet

Vous pouvez retrouvez notre interview de Titouan Schumacher : ici

Ce que je retiens d’EquiSeine 2024, ce ne sont pas seulement des performances sportives, mais des moments d’humanité. La complicité entre l’homme et l’animal, le respect, la technique et la grâce.

Interview – Titouan Schumacher nous parle d’Illusion

Interview – Titouan Schumacher nous parle d’Illusion

Quelques heures avant de remporter le Grand Prix du CSI4* de Rouen, Titouan Schumacher nous a parlé de son fantastique Illusion. 

Depuis quelques semaines, on voit de plus en plus Illusion sur les beaux concours. Quelle est l’histoire de ce cheval ? 

On l’a depuis maintenant deux ans et demi à peu près. C’est une histoire un peu dingue en fait. Avec un copain, on s’était mis en tête d’acheter un petit cheval à deux pour faire du commerce, tout simplement. J’étais parti en tournée au Portugal et lui avait vu ce cheval là plusieurs fois. Il sautait bien mais était un peu compliqué avec un amateur. Il était un peu spécial. Il est allé l’essayer, il a sauté deux obstacles dans la carrière, il m’a appelé et m’a dit “Il est super.”. Je n’ai pas trop réfléchi et je n’avais pas regardé les résultats du cheval.  J’ai dit “Ok, vas-y, on fait moitié moitié”. On l’a vraiment pas acheté cher.  Le cheval est arrivé, je regarde les résultats du cheval et je vois beaucoup d’éliminations. À ce moment-là, je me demande dans quelle histoire on s’est lancé. Il était très très compliqué au début. Mon ami le montait beaucoup à la maison et moi au concours. Au début, ça lui a valu un nez cassé et un trauma crânien. On est tombé tous les deux facilement cinq ou six fois ! Il n’était pas contre le cavalier, mais dès qu’il avait peur de quelque chose, il avait des réactions démesurées. Au début, je ne pouvais pas aller de l’écurie à la carrière à cheval, on le prenait en main, on descendait.

C’est un cheval hypersensible.

Oui. Au début, en concours, on arrivait au paddock en main, on montait au paddock, puis on redescendait, On entrait sur la piste à pieds et on montait dessus sur la piste. Mais par contre, j’ai jamais eu vraiment de problème sur la piste. À force de patience, il s’est déclenché. 

À ce moment-là, vous l’imaginiez devenir le cheval qu’il est aujourd’hui ? 

Il était sympa, mais non. L’idée, c’était de travailler un petit peu et de le revendre après. Au début, on s’est même dit que pour le revendre avant de faire monter quelqu’un dessus, ça allait être compliqué.

À quel moment est-ce que tu as commencé à te dire qu’il pourrait être mieux que ce que vous pensiez ? 

On l’a emmené assez vite à un concours à Nancy. J’ai engagé 1,35m, 1,40m, 1,45m, alors qu’il n’avait sauté que 1,20m avant qu’on l’achète. Il a fait ça sans faute et vraiment bien. Là on s’est dit qu’on avait peut être un bon cheval.

Ça fait quelques concours qu’on le voit vraiment très sauter sur des belles épreuves. Il donne l’impression de la faire avec beaucoup de facilité et on l’imagine facilement faire encore mieux. 

On verra, il passe des caps. Il saute avec plus de moyens et d’envergure qu’il le faisait au début. Il ne s’inquiète pas du tout, ne force pas et devient très régulier. Un concours où il ne fait pas un classement, ça n’existe plus.

Aujourd’hui, il se retrouve cheval de tête.

Oui, complètement. J’avais Atome à l’époque où on l’a acheté. Six mois après, Atome s’est blessé. J’avais une autre jument qui s’appelait Carera entre deux, qui fait un peu la transition.

Quel est l’objectif maintenant ? 

C’est toujours un cheval qui est “à vendre”. Mais ce n’est plus la même chose. Ce n’est pas pressé. Et si on peut le garder, c’est tant mieux. L’idée, c’est quand même de voir comment il évolue.

Quelles sont ses plus grosses qualités ? 

Le respect et le courage. C’est un guerrier. Il va au feu et il a vraiment tout le respect. 

Quel est ton programme avec lui ? 

Le Grand Prix, cet après-midi, puis il a fini sa saison et il va démarrer mi janvier à Oliva en tournée. En fonction de ça, on verra la suite.

 

Pour finir, peux-tu nous donner quelques nouvelles d’Atome ? 

Il va bien, il est au pré avec les un et deux ans. On a mis beaucoup de temps à le mettre au pré. Au début, au bout d’une heure il en avait marre, il fallait le rentrer. Ça a duré un bon moment comme ça. Puis un jour, je me suis dit qu’on allait le changer un peu d’endroit pour qu’il n’est plus les écuries en tête. On le mettait au paddock à côté des écuries et du coup il voulait vraiment rentrer. On l’a un peu éloigné et maintenant, ça va super.

Interview – Cédric et Barbara Hurel

Interview – Cédric et Barbara Hurel

Le week-end dernier, le couple Cédric Hurel et Fantasio de Floreval a brillé sur la magnifique piste d’Equita Lyon. Ils ont signé deux très belles performances en se classant 6èmes du GP 1,60m du vendredi et 6èmes du GP 1,60m Coupe du Monde du dimanche. Acheté à l’origine pour Barbara, la femme (et groom) de Cédric, l’histoire s’est finalement écrite différemment. Le trio ne se connait aujourd’hui par coeur et les performances sportives sont une belle récompense de tous les choix que Cédric et Barbara ont fait pour donner une vraie chance à ce petit mais si talentueux cheval. 

C’était ta première participation au CSIW-5* de Lyon ?

Cédric : Oui. C’était la première fois à Lyon Coupe du Monde. J’ai toujours eu envie de le faire, mais ce n’est pas facile d’avoir une place. Il y a deux ans, on a fait le Grand National et on a remporté l’étape du Grand National. L’année dernière, j’ai choisi de sauter le 2* parce que mon cheval était légèrement en méforme à ce moment-là. Il fallait sauter un peu plus petit et il a remporté le GP 2*. Cette année, du coup, comme on avait le titre de champion de France, on était sûr de pouvoir participer au 5* et Lyon était programmé depuis plusieurs mois. Et comme à son habitude, Fantasio a été très bon à Lyon. Il adore ce concours, moi aussi, et ça se ressent. 

Comme tu étais certain de pouvoir participer au 5*, tu as organisé ta saison en fonction de cet objectif ? 

Cédric : Après les championnats, on avait visé La Baule. Ça ne s’est pas très bien passé dans le Grand Prix. Après ça, je me suis dit qu’on allait faire notre programme de façon à arriver dans les meilleures conditions pour Equita Lyon.  On a laissé tomber le 5* de Dinard. J’ai préféré faire le 3*étoiles. On a fait plusieurs pauses dans la saison pour pas pour pas tirer trop dessus. Il a fait une pause d’un mois après le 4* de Deauville au mois d’août et on a refait une pause d’un mois après être rentré des deux semaines de Gassin, où d’ailleurs on n’a pas pu sauter le Grand Prix parce qu’il s’était fait un petit bobo à l’œil. Puis on l’a remis en route à Saint-Lô la semaine d’avant Lyon.

En le regardant sauter ce week-end, je l’ai trouvé particulièrement à l’aise sur cette hauteur. 

Cédric : Est-ce qu’on a passé un cap ? Peut-être. En tout cas, on a trouvé deux trois petites ficelles en plus pour que le cheval soit plus à l’aise dans sa locomotion et dans son corps. Du coup, ça lui donne de la sérénité dans son action et plus d’aisance dans les moyens. Dès qu’il fait un peu d’effort, il se contracte un petit peu ou il se recule plus qu’il ne faudrait. Là je pense qu’on a compris quelque chose tous les deux, enfin, tous les trois d’ailleurs avec Barbara aussi.  

En venant à Lyon, tu imaginais faire les performances de ce week-end ? 

Cédric : Honnêtement, je savais pas. Je savais pas. Parce que même si à Saint Lô, ça s’est bien passé, on a fait un petit quatre points dans la 1,50m du vendredi et un petit quatre points dans le Grand Prix. Toute la saison, il n’a pas raté grand-chose dans les Grand Prix, mais c’était des 3 ou 4*. Donc on était dans l’idée de tenter quelque chose, mais sans avoir la certitude que ça fonctionne.

En plus, il a répondu présent dans les 2 Grand Prix ! 

Cédric : Oui. Honnêtement, vendredi soir, après le barrage, je me suis dit “Voilà, ça c’est fait. Super ! Mais va falloir refaire.” Est-ce que c’est un hasard ou pas ? Vendredi soir, il était génialissime. Mais est-ce que c’est arrivé parce que ça devait arriver et que c’était c’était c’était uniquement ce parcours-là à 1,60m ou est-ce qu’on avait passé un cap, je ne savais pas. J’ai essayé de me forcer pour le parcours de dimanche à faire la même chose et ça s’est passé de la même manière. Sauf la dernière ligne évidemment, où je n’avais pas la distance que je voulais sur la spa et où du coup, j’ai refait une foulée de plus pour rentrer dans le double. 

Les performances de ce week-end sont une belle récompense de tout le travail des années passées !

Cédric : C’est une belle récompense du travail, du fait de n’avoir jamais voulu le vendre, mais aussi, après plus de 20 ans en étant spécialisé dans les jeunes chevaux, d’avoir fairt une croix dessus pour se consacrer uniquement aux vieux chevaux. C’est un peu la concrétisation de de toutes les années de travail en essayant toujours de s’améliorer. Pour en arriver là, il a fallu du travail, de la concentration et de la motivation aussi. Parce que ça coûte de prendre la route, d’aller loin, de faire des concours trois, quatre étoiles et puis de temps en temps, un cinq étoiles. Ce n’est pas pareil que des nationaux. Mais ça porte ses fruits. Il faut garder ses idées et aller au bout.

Tu prouves aussi que c’est encore possible, en étant propriétaire de son cheval, en le respectant et sans gros mécènes, d’accéder au haut niveau.  

Cédric : Oui, c’est possible, en effet. Il faut se donner du mal, mais c’est possible.

Qu’elle est belle, cette histoire ! C’est ton cheval, tu as toujours refusé de le vendre et aujourd’hui il est là, classé dans deux Grand Prix 1,60m au CSIW-5* d’Eqyita Lyon. 

Barbara : Il n’y a pas de mot… Même si je l’ai gardé pour nous, je ne pensais pas qu’il arriverait à ce niveau-là. Ils arriveraient tous les deux à ce niveau-là. Plein de monde m’ont fait remarquer qu’ils m’ont vu pleurer le premier jour. Pour la Coupe du monde, je n’ai même pas pleuré parce que ça me semblait tellement irréel… C’est tellement beau. Je n’y croyais pas en fait. Déjà, ce qu’on avait reçu en émotions le vendredi en émotion, c’était tellement beau.

Après le classement de vendredi, tout était déjà gagné pour vous en fait.

Barbara : Exactement. On avait déjà fait notre week end à partir du vendredi. On avait déjà rempli un objectif. Après, on a pris ça pour du plus. 

Après un week-end comme, on a d’autres rêves, d’autres objectifs pour la suite ?

Barbara :On reste toujours dans les mêmes objectifs. Après on ne s’emballe pas. Et encore hier matin on m’a dit que c’étaient les quinze premiers. Que je peux peut-être penser à la finale. Mais l’objectif, ce n’est pas du tout ça. Il donne tellement, il est tellement généreux. Bien sûr, il pourrait le faire. Mais non. Parce que je voudrais qu’il dure dans le temps. On ne va pas lui tirer dessus. On va continuer comme toujours, en priorisant le respect du cheval. Je l’ai monté ce matin en extérieur et il était très très en forme. Le vétérinaire va venir, le checker est fin de semaine, juste pour voir. Ok, tout va bien et je sais que tout va bien. Mais non, on ne va pas changer notre façon de faire et risquer de lui demander trop.