Au-delà des Pistes : rencontre avec une association pas comme les autres

Au-delà des Pistes : rencontre avec une association pas comme les autres

Lors du Jumping International de Bordeaux 2026, une démonstration de dressage et de saut avec deux chevaux réformés des courses a attiré l’attention du public. L’occasion parfaite pour partir à la rencontre de l’association Au-delà des Pistes, engagée depuis plusieurs années dans la reconversion des chevaux de course après leur carrière sur les pistes. Nous avons ainsi pu échanger avec Carole Desmetz et Clotilde de Barmon afin de mieux comprendre les missions et les valeurs portées par l’association.

Comment est née l’association Au-delà des Pistes ?

L’association a été fondée en 2016 à l’initiative de Lisa-Jane Graffard, qui était Racing Manager de Godolphin, et Nemone Routh, Racing Manager des Aga Khan Studs. Ces deux grandes maisons, Godolphin, fondée par Sheikh Mohamed Al Maktoum, et les Aga Khan Studs,sont des eleveurs et propriétaires très impliquées dans les courses en France et à l’étranger.

Lisa Jane et Nemone ont suivi le modèle anglais ROR, Retraining of Racehorses, qui existe depuis plus de 20 ans outre-Manche. Pour elles, structurer la reconversion du cheval de course était une évidence culturelle, mais cette culture n’existait pas encore en France de manière organisée. Depuis 3 ans l’équivalent irlandais (TRoEile) a également été créé.

L’idée d’Au-delà des pistes était simple au départ : promouvoir la race du pur-sang, et sa polyvalence après sa carrière, montrer ce que devenaient les anciens champions, organiser des journées de reconversion sur les champs de course… Au départ France Galop n’était pas impliqué, et c’est grâce à Olivier DELLOYE qui était à l’époque Directeur Général de France Galop qu’une convention a été effectué en 2019 pour que France Galop soutienne Au Dela des Pistes sur deux points essentiels qui sont :  la partie administrative (mise à jour des papier et restriction d’exploitation c’est-à-dire l’interdiction de recourir en France et dans les pays qui ont signé la convention internationale) et la prise en charge des chevaux blessés. Au Dela des Piste n’a pas inventé la reconversion mais est l’association cadre et référente de France Galop, reconnue d’intérêt général, là pour aider et encadrer la reconversion.

Quelles sont vos missions aujourd’hui ?

Nous travaillons sur trois axes principaux. D’abord, la promotion de la reconversion et du pur-sang, montrer au grand public et aux professionnels ce que deviennent les chevaux après leur carrière, casser les idées reçues, valoriser la polyvalence du pur-sang dans d’autres disciplines.

Ensuite, la prise en charge administrative des chevaux réformés. C’est une partie très technique mais essentielle : changement de propriété, restriction d’exploitation pour empêcher tout retour en course dans une quinzaine de pays signataires de la convention internationale. Ce processus protège à la fois le cheval et les professionnels des courses, qui ne sont plus le dernier propriétaire en cas de litige.

Et enfin, le soutien financier aux chevaux blessés. Quand un cheval se blesse et ne peut plus courir, nous participons financièrement à sa prise en charge. C’est un volet qui a émergé assez naturellement : l’association avait des fonds levés et il était évident de les redistribuer aux chevaux qui en avaient besoin. France Galop nous a rejoints sur ce point en 2019, ce qui a marqué une étape importante dans notre développement.

Vous achetez et revendez des chevaux ?

Non, jamais. C’est important de le préciser car c’est ce qui nous distingue de beaucoup d’autres acteurs du marché. Au-delà des Pistes n’est pas un commerce. On ne fait pas de marge, on ne spécule pas sur les chevaux.

Notre rôle est celui d’un coordinateur et d’un garant. On met en relation les entraîneurs avec nos écuries de reconversion référencées et sérieuses. Les chevaux transitent administrativement par notre nom, le temps que les papiers soient faits, mais ils appartiennent toujours aux écuries partenaires. On ne prend aucune commission et on n’interfère jamais dans les ventes. Un contrat type, rédigé par une avocate, encadre chaque transaction pour protéger toutes les parties, et surtout le cheval au maximum.

Ce positionnement est fondamental pour nous. Il nous permet d’être perçus comme un appui neutre et de confiance, autant par le monde des courses que par le monde amateur.

Pourquoi insistez-vous autant sur la nécessité d’une reconversion professionnelle ?

Parce que la méconnaissance entre les deux mondes est encore très grande, et que c’est souvent le cheval qui en fait les frais.

Un cheval de course a grandi dans un environnement ultra-encadré. Il est suivi toutes les semaines par un vétérinaire, ferré toutes les quatre semaines, couvert, complémenté, massé. Il vit dans une écurie cinq étoiles, avec des codes très précis. Il sort toujours en lot de plusieurs chevaux, jamais seul. Il n’a jamais mis les pieds dans une carrière ou un manège. Ce sont ses repères depuis sa naissance.

Quand il arrive dans le monde amateur sans période de transition, les codes changent du tout au tout. L’amateur utilise naturellement ce qu’il a appris en poney club et le cheval ne comprend pas. Résultat : un cheval explosif, des ulcères, des incompréhensions de part et d’autre. Et souvent, le monde amateur en conclut que « les chevaux de course sont impossibles », ce qui est faux.

On a une image qui résume bien la situation : c’est comme si vous viviez dans un palace pendant les cinq premières années de votre vie, et qu’on vous déposait du jour au lendemain dans un camping. Il faut du temps pour s’adapter. C’est humain et c’est pareil pour les chevaux.

Vous n’êtes donc pas une association militante ?

Absolument pas, et c’est un point sur lequel on est très claires. On n’est pas des anti-courses. On ne gère pas une cause. On ne sauve pas les chevaux d’un quelconque enfer. Ce discours-là, on s’en tient très loin.

Les courses sont un milieu ultra-professionnel, où les chevaux sont soignés, choyés, accompagnés 365 jours par an. Les mauvais élèves existent, comme partout, mais ils ne sont pas représentatifs de l’ensemble. Quand on nous présente un cheval « sauvé dans un état catastrophique » à la sortie des courses, on explique souvent que ce cheval est simplement affûté pour courir, c’est sa condition normale, pas un signe de maltraitance.

Notre rôle est d’être un trait d’union, un maillon pédagogique entre deux univers qui ont tout à gagner à mieux se comprendre. On danse en permanence entre les deux mondes, on prend la parole dans les deux sens, et on essaye que le cheval reste au centre de tout.

Comment se passe concrètement votre travail au quotidien ?

On intervient sur plusieurs fronts en même temps. D’un côté, on est en contact permanent avec les entraîneurs et propriétaires qui ont des chevaux à réformer. On les oriente vers les écuries partenaires les mieux adaptées en fonction du profil du cheval. De l’autre, on développe notre réseau d’écuries de reconversion référencées, des professionnels sérieux, qui connaissent les spécificités du pur-sang et savent gérer cette période de transition.

En parallèle, on intervient de plus en plus dans les institutions : associations d’éleveurs, d’entraîneurs, écoles de formation comme l’AFASEC (écoles des courses hippiques). On va directement à la rencontre des jockeys, des lads, de tous les métiers qui gravitent autour du cheval de course, pour leur expliquer l’importance de cette transition et leur montrer qu’ils ont une part de responsabilité, non pas pour accompagner le cheval jusqu’à la fin de sa vie, mais pour bien amorcer sa reconversion.

Où en est l’association aujourd’hui, dix ans après sa création ?

On reste une petite structure à taille humaine, deux permanentes et quelques prestataires sur des missions ponctuelles. Mais ce qu’on a accompli en dix ans est vraiment significatif. Notre notoriété a progressé considérablement, autant dans le monde des courses que dans celui des sports équestres. On nous connaît, on nous respecte, on nous sollicite. Même si on essuis encore quelques critiques.

Au début, on s’excusait presque d’être là. On était discrètes, on faisait profil bas. Aujourd’hui, on prend la parole de manière claire et transparente, sur les salons, sur les champs de course, dans les médias. On a vraiment notre place dans la filière et on en est fières.

La présidence d’Aliette Forien, propriétaire notamment d’Utterchaos, le cheval d’Astier Nicolas, qui a porté l’association depuis ses débuts, va prochainement laisser place à un nouveau chapitre. Un tournant qui marque à sa façon la maturité d’une association qui a su trouver sa voix, et surtout, sa place.

Au-delà des pistes rappelle finalement qu’un cheval de course réformé ne cesse pas d’avoir un avenir une fois sa carrière terminée : avec le bon accompagnement, il peut révéler de grandes qualités et s’épanouir dans de nombreuses autres disciplines.

J’ai testé : le gel refroidissant Pro-legs de Bleu Roy

J’ai testé : le gel refroidissant Pro-legs de Bleu Roy

Les gels de préparation et de récupération se sont imposés comme  incontournables des produits de soins. En période estivale, les gels refroidissants présentent un intérêt tout particulier pour accompagner les chevaux après l’effort et contribuer à leur confort au quotidien. Depuis plusieurs semaines, nous testons le Pro-Legs de Bleu Roy afin d’évaluer son efficacité et sa praticité d’utilisation.

Ce qu’ils en disent : 

Gel tendons refroidissant à l’huile essentielle d’eucalyptus. Limite les risques de blessures.

Utilisation:
Après l’effort: soulage et rafraîchit les membres (tendons, articulations).

Également utile pour soulager les chevaux souffrant de tendinites, problèmes articulaires, crampes et courbatures/raideurs musculaires.

Mode d’emploi: Appliquer une noisette de gel sur le tendon. S’assurer que le membre soit propre et sec. Masser jusqu’à pénétration. Pas besoin de rincer.

À l’utilisation : 

En général, je suis une grande utilisatrice d’argile, même après une petite séance de saut ou une séance sur le plat particulièrement exigeante. Cependant, il m’arrive d’hésiter à en appliquer lorsque l’effort fourni me semble modéré, ou parce que cela implique de devoir doucher les membres le lendemain. L’utilisation d’un gel de récupération me paraissait donc intéressante à tester comme alternative.

Je l’ai testé sur deux chevaux différents, après des efforts de nature différente.

Tout d’abord, sur un jeune cheval de 5 ans après une séance de cavalettis, par une journée assez chaude. L’objectif était à la fois de rafraîchir les tendons après l’effort et de favoriser leur récupération après les répétitions de petits sauts. Ensuite, je l’ai utilisé sur une jument de 8 ans après une séance de travail sur le plat, également lors d’une forte chaleur mais aussi sur un sol un peu trop dur à mon goût ce jour-là. Là encore, l’effet rafraîchissant m’intéressait particulièrement en raison des températures élevées, mais également de l’effet récupérateur compte tenu des contraintes supplémentaires imposées par le terrain.

Dans les deux cas, les chevaux ont semblé apprécier l’application. J’ai également constaté un effet astringent assez rapide, puisqu’il semblait agir dès la pose du produit. Quelques minutes après l’application, comme le lendemain, les tendons des deux chevaux étaient parfaitement secs.

J’ai donc complètement adopté le Pro-Legs dans la gestion quotidienne de mes chevaux.

Le prix : 500 ml 29,95 € / 1kg 39,95 €

Le site : Pro-legs de Bleu Roy

Photos © Sophie Jacoby

Le Grand Prix du CSIO5* de La Baule pour Piergiorgio Bucci

Le Grand Prix du CSIO5* de La Baule pour Piergiorgio Bucci

Sous un soleil éclatant et devant des tribunes pleines à craquer, le Grand Prix 1,60 m, épreuve phare du CSIO5*, a tenu toutes ses promesses. Au terme d’un concours de très haut niveau, l’Italien Piergiorgio Bucci a confirmé sa grande forme du moment en s’offrant une nouvelle victoire, quinze jours seulement après son succès dans le Grand Prix du CSIO5* de Rome.

Dès les premiers passages, le parcours imaginé par Gregory Bodo a révélé toute sa subtilité. Technique, exigeant et particulièrement sélectif, il a provoqué de nombreuses fautes sans jamais tomber dans l’excès, fidèle à la réputation du chef de piste français. Face à un plateau exceptionnel réunissant certains des meilleurs cavaliers et chevaux de la planète, il fallait un tracé de cette qualité pour faire la différence. Au final, seuls sept des quarante couples engagés sont parvenus à décrocher leur billet pour le barrage.

Dans ces conditions exigeantes, seuls deux couples sont parvenus à réaliser le double sans faute. Le Suisse Martin Fuchs et Conner Jei ont longtemps cru tenir la victoire, mais ils ont finalement dû s’incliner face à Piergiorgio Bucci et Hantano, auteurs d’un barrage plus rapide de quelques dixièmes. La troisième place revient à Julien Epaillard et Fringan de Vesquerie. Le Français avait pourtant signé le meilleur chrono du barrage, mais une faute lui a coûté la victoire.

Derrière ce trio de tête, l’Irlandais Cian O’Connor prend la quatrième place avec Chatolinue PS, devant son compatriote Bertram Allen associé à Qonquest de Rigo. L’étalon Ermitage Kalone, monté par le Belge Gilles Thomas, termine sixième, tandis que Pieter Devos et Casual DV Z complètent le classement des barragistes.

Douze autres couples ont bouclé leur parcours avec seulement quatre points au compteur. Parmi eux, ont peut relever le très bon parcours de la françaises Nina Mallevaey qui se fait “piéger” par le difficile mur avec Dynastie de Beaufour, mais aussi celui de Charlotte Léoni, qui à quant à elle, livré une prestation très convaincante avec Vivolenska malgré une faute en début de parcours.

Malgré huit points, Hitot de Riverland a une nouvelle fois marqué les esprits. Encore relativement inexpérimenté à ce niveau d’épreuve, le cheval a démontré de remarquables qualités et laissé entrevoir un avenir prometteur parmi l’élite.

Du premier au dernier concurrent, ce Grand Prix a offert un spectacle de très haut niveau. Réunir sur une même piste autant de cavaliers et de chevaux d’exception devient de plus en plus rare à l’heure où les grands rendez-vous internationaux se multiplient chaque semaine. Les spectateurs présents ont ainsi eu le privilège d’assister à une confrontation exceptionnelle entre les meilleurs du monde. Une nouvelle démonstration de toute la richesse et de l’intensité du sport de haut niveau.

J’ai testé : les bridons The One de CWD

J’ai testé : les bridons The One de CWD

On trouve de nombreux bridons sur le marché, pour différentes utilisations et dans différentes gammes de tarifs. Chaque marque propose régulièrement un nouveau modèle, développé selon l’évolution du sport. Ses dernières années, ce sont les modèles anatomiques qui se sont beaucoup développés. Depuis quelques années, l’équipe CWD a décidé de développer en plus de ses modèles “classiques”, des bridons en collaboration avec leurs cavaliers qui ont été n°1 mondial. Nous avons testé ces 6 bridons The One. 

Ce qu’ils en disent : 

Les n°1 mondiaux sont venus avec leurs envies, leurs besoins, leurs meilleures idées… Et nous avons mis tout notre savoir-faire et toute notre innovation au service de leurs chevaux et de leur équitation.

De cette collaboration est née une collection unique : des bridons sur-mesure, conçus par l’élite mondiale. Pas un simple équipement. Un allié décisif quand tout se joue.

Et vous, quel sera votre numéro 1 ?

À l’utilisation : 

On apprécie tous de voir les meilleurs cavaliers du monde à l’œuvre. La qualité de l’équipement fait partie intégrante de la performance. Chaque cavalier possède ses propres préférences en matière de bridons : type de rênes, choix de muserolle, forme de têtière ou encore finition des boucles. Afin de mieux comprendre les spécificités de chaque modèle, nous avons testé chacun de ces bridons et en détaillons ici les caractéristiques, les points forts et les particularités.

Harrie Smolders – L’original 

Visuellement, ce modèle reste assez classique, mais il a été conçu avec une attention particulière portée au confort du cheval. Sa têtière, dotée d’une mousse très absorbante, assure une bonne répartition des pressions, tandis que sa large muserolle anatomique avec noseband intégré contribue à la stabilité de l’ensemble. On y retrouve également un trèfle à quatre feuilles, symbole porte-bonheur emblématique du cavalier.

Les passants fixes limitent les frottements, et le frontal orné de pièces métalliques apporte une touche d’élégance discrète. Les rênes en tissu sont équipées d’arrêtoirs et se fixent au mors par une attache en cuir plutôt que par une boucle classique. Je ne suis généralement pas un grand adepte des rênes en tissu, mais celles-ci se révèlent particulièrement confortables en main et agréables à utiliser au quotidien.

Au final, il s’agit d’un bridon polyvalent, confortable et bien pensé, qui devrait convenir à un grand nombre de chevaux.

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Kevin Staut – Le style

On retrouve sur ce modèle plusieurs éléments déjà appréciés sur le précédent, notamment une têtière très absorbante et des passants fixes, gages de confort et de stabilité. La particularité de ce bridon réside dans le passage du montant de muserolle au-dessus de la têtière, un choix de conception qui facilite son remplacement ou son ajustement. La muserolle est également livrée avec un passant en cuir permettant l’ajout d’un noseband si nécessaire.

Dans le même esprit de praticité, les montants de mors sont équipés de clips plutôt que de boucles, ce qui simplifie le changement de mors au quotidien. Côté esthétique, le frontal en cuir tressé apporte une véritable signature visuelle et une touche d’élégance raffinée. En revanche, le côté tressé de la muserolle pourrait ne pas convenir aux chevaux les plus sensibles. Les rênes en caoutchouc avec arrêtoirs offrent quant à elles une bonne prise en main et un contact sécurisé.

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McLain Ward – Le classique

Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’un modèle très classique, sans fioritures. On retrouve, comme sur les deux autres bridons, une têtière très absorbante ainsi que des passants fixes. On peut néanmoins souligner la largeur de la muserolle plate, ainsi que la présence d’une boucle de noseband amovible.

Le choix des rênes s’est ici porté sur du caoutchouc, sans arrêtoirs. Un ensemble au style épuré et minimaliste, qui va à l’essentiel sans chercher à en faire trop.

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Kent Farrington – L’astucieux

Encore un modèle doté d’une têtière absorbante, avec également un passage du montant de la muserolle positionné au-dessus, pour davantage de confort. Ce bridon se distingue surtout par ses muserolles interchangeables, qui peuvent être remplacées sans avoir à démonter l’ensemble du filet. Des boucles situées de chaque côté de la muserolle permettent en effet un changement rapide et pratique.

Trois types de muserolles sont fournies : une muserolle française « classique », une muserolle en cuir rond lisse et une muserolle en cuir tressé. Chacune est équipée d’un passant en cuir permettant l’ajout d’un noseband si nécessaire.

Sur le plan esthétique, le design du frontal apporte une belle finition à l’ensemble. On peut également souligner que les cuirs sont doublés veau, afin de garantir un contact uniquement souple et confortable contre la peau du cheval.

Ici aussi, les rênes en caoutchouc avec arrêtoirs assurent une bonne prise en main ainsi qu’un contact sûr et stable.

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Rolf-Göran Bengtsson – Le sensible

Ce modèle se distingue par la largeur de sa têtière, conçue pour mieux répartir et limiter les pressions exercées sur cette zone. L’ergonomie et le confort sont également renforcés par la suppression de la muserolle classique, remplacée par un système d’attache au niveau de la sous-barbe.

Ce choix peut s’avérer intéressant en évitant de « contraindre » le cheval au niveau de la muserolle, mais il demande en contrepartie un ajustement particulièrement précis, afin d’éviter de ne pas trop serrer la sous-barbe.

Ici aussi, les rênes en tissu équipées d’arrêtoirs assurent une bonne tenue en main et se fixent au mors par une attache en cuir plutôt que par une boucle classique pour un contact plus fixe.

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Scott Brash – Le perfectionniste 

Avec sa doublure veau sur l’ensemble du bridon, sa têtière large anatomique et ses trois montants (mors, muserolle et sous-gorge) fixés ensemble — ce qui évite tout passage supplémentaire dans la têtière — le confort est clairement mis à l’honneur. Le noseband est amovible.

Sur le plan esthétique, ce bridon se distingue par son élégance, soulignée par les surpiqûres et les initiales présentes sur la muserolle. Les rênes en caoutchouc, sans arrêtoirs, complètent un ensemble sobre, chic et fonctionnel.

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Personnellement, j’ai une préférence pour le bridon Scott Brash. Je trouve qu’il incarne parfaitement l’équitation sportive moderne : un modèle à la fois élégant et de grande qualité, sans excès de style, tout en étant conçu avec une réelle attention portée au confort du cheval. Mais j’apprécie aussi beaucoup le Harrie Smolders.

Les tarifs ne conviendront pas à tous, mais ce sont des produits uniques, fabriqués à la demande et donc qui ont un certain coût. Mais CWD propose sur son site le paiement en 3 ou 4 sans frais, ce qui peut aider certain à avoir quand même accès à des bridons de cette qualité. 

Le site : The One de CWD

Le prix : de 610 € à 625 € selon le modèle

Photos © Sophie Jacoby et Cavaletti Mag

J’ai testé : Le laser de classe 3B de Sport Innovations

J’ai testé : Le laser de classe 3B de Sport Innovations

Les technologies de soins évoluent à une vitesse impressionnante ces dernières années. Particulièrement, les produits thérapeutiques, utilisables maintenant au quotidien à l’écurie. Depuis quelques semaines, nous testons le laser 3B de Sport Innovations, distribué en France par HSM Confort. 

 

Ce qu’ils en disent : 

Le laser de classe 3B est un outil de soin conçu pour offrir une précision optimale dans le traitement des douleurs chez le cheval. Grâce à sa technologie avancée, ce laser permet de cibler précisément les zones douloureuses, favorisant une récupération rapide et efficace. Idéal pour les soins thérapeutiques, il aide à réduire les inflammations et à soulager les douleurs, contribuant ainsi au bien-être global de votre cheval. 

Classé en 3B, il se situe juste en dessous des lasers utilisés par les vétérinaires. Sa large tête d’action et ses 22 diodes permettent de traiter efficacement une zone étendue, jusqu’à 6 cm de profondeur. Son opercule anti-brûlure vous permet de poser le laser directement sur la peau, en toute sécurité, pour maximiser ses effets.

Nouveau design, , plus résistant, plus de fonctionnalités et plus puissant que le précédent, notre laser propose maintenant 2 modes :

  • en continu
  • en mode pulsé

Choisissez entre deux modes de fonctionnement : continu ou pulsé. Vous adaptez ainsi l’utilisation selon vos besoins, entre relâchement musculaire et activation cellulaire, notamment pour la cicatrisation.

Le nouveau laser vous permet également de choisir l’intensité de laser (50% – 75% – 100%)

Ce laser de classe 3B (dispositif émetteur de lumière) est utilisé pour :
– Réduction de l’inflammation
– Augmenter les enzymes antioxydantes et anti-inflammatoires
– Utilisation pour la gestion de la douleur et la rééducation des tissus mous
– Réduction du tissu cicatriciel
– Blessures sportives
– Traitement quotidien pour les problèmes aigus recommandés

Il agit jusqu’à 6 cm de profondeur. Utilisé avec un opercule équipé d’aimants pour éviter tout risque de blessure.

Facile d’utilisation. Nos clients utilisent ce laser sur leurs chevaux, leurs chiens, mais aussi sur eux-mêmes. Il devient rapidement un indispensable pour soulager vos compagnons… et vous-même.

À l’utilisation : 

Dans une écurie, on trouve inévitablement des chevaux présentant diverses pathologies. Certaines nécessitent une période de repos, tandis que d’autres doivent être gérées au quotidien afin de ne pas impacter leur confort ou leur travail. L’utilisation d’un laser peut être très intéressante dans de nombreux cas. Il est toutefois important de l’utiliser avec les conseils d’un vétérinaire afin de mettre en place le protocole le plus efficace possible (choix du mode, durée des séances, fréquence d’utilisation, etc.).

De notre côté, nous l’avons pour l’instant testé sur deux problématiques différentes. Tout d’abord sur une jument souffrant d’une légère entorse du grasset. Les lendemains des séances de laser, nous avons constaté une nette amélioration. Nous l’avons ensuite utilisé sur une jument présentant de l’arthrose au milieu de l’encolure. Cette pathologie ne l’empêche pas de travailler, mais demande une gestion quotidienne pour lui apporter un maximum de confort. Là aussi, nous avons observé une amélioration de sa façon de fonctionner et de travailler.

Parmi les choses que l’on peut souligner, il y a sa facilité d’utilisation. Livré dans un coffret comprenant le laser et des lunettes de protection, mais aussi accompagné de vidéos explicatives détaillant les différentes options d’utilisation, il est accessible à tous. Compact et léger, il est facile à manipuler, même lorsqu’il faut traiter des zones qui nécessitent de rester dans une position peu confortable pendant plusieurs minutes.

Pour nous, c’est un excellent produit à avoir dans la pharmacie d’une écurie afin de compléter les soins déjà mis en place et d’apporter un soutien supplémentaire au bien-être des chevaux.

Un autre atout important est la possibilité de le louer pendant 7 ou 14 jours. Ainsi, lorsqu’un cheval rencontre un problème spécifique mais que l’on ne souhaite pas investir immédiatement dans l’achat d’un laser, la location permet de bénéficier de ses effets sur une courte période, en complément des soins déjà prévus.

Nous ne trouvons que des qualités à ce laser, mais nous tenons à insister sur l’importance d’être correctement accompagné dans son utilisation. Même si le produit est facile à prendre en main, il reste essentiel d’échanger avec un vétérinaire ou un professionnel de santé animale avant de mettre en place un protocole de soin. Le choix du mode, la durée des séances et leur fréquence doivent être adaptés à chaque situation. Ce n’est pas parce que l’on peut se procurer et utiliser ce type d’équipement sans passer directement par un vétérinaire qu’il faut se lancer seul. Un bon accompagnement permet d’utiliser le laser de manière pertinente, efficace et sécurisée, dans l’intérêt du cheval.

Le prix : 750 € HT à l’achat ou en location  à partir de 105 € les 7 jours 

Le site : Le laser Sport Innovations

Photos © Sophie Jacoby