Battle de Dressage – Jumping de Bordeaux 

Battle de Dressage – Jumping de Bordeaux 

La quatrième édition de la Battle de Dressage by STX France a une nouvelle fois enflammée la piste du Jumping International de Bordeaux jeudi soir. En deuxième partie de soirée, le dressage a quitté son cadre traditionnel pour s’offrir un format spectaculaire, interactif et résolument moderne. Unique en France, cette épreuve mêle exigence technique et mise en scène artistique. Inspirée des battles de hip-hop, la compétition oppose des cavaliers internationaux répartis en équipes, dans une ambiance rythmée en musique.

Trois rounds pour faire la différence. Le format repose sur trois manches distinctes. La première, disputée au trot, met en avant élégance, précision et qualité des chorégraphies. La deuxième, au galop, intensifie l’affrontement avec davantage de puissance et d’engagement technique. Enfin, le round final se joue en duel, un face-à-face où audace des mouvements et harmonie du couple cavalier-cheval font la différence. Au-delà de l’aspect artistique, la Battle reste une véritable épreuve sportive. Les cavaliers présentent des chevaux parfaitement préparés, capables d’enchaîner transitions, changements de pied, pirouettes ou passages avec finesse et relâchement, dans une atmosphère volontairement électrique. Un public acteur du résultat.

Le jugement reposait sur un équilibre assumé entre expertise et ressenti : un jury professionnel attribuait les notes techniques, tandis que le public comptait pour 60 %de la note finale, donnant à l’ambiance des tribunes un rôle déterminant.

Pour cette édition 2026, la Battle réunissait Six cavaliers : Marc Boblet, Alexandre Ayache, Arnaud Serre, Stéphanie Brieussel, Pauline Basquin et Anne-Sophie Serre.

Tous évoluent au plus haut niveau national et international, plusieurs ayantreprésenté la France lors de championnats majeurs et d’échéances olympiques.

À l’issue des trois manches, les deux équipes se retrouvaient à égalité. Le verdict final revenait alors au public, dont les votes comptaient majoritairement dans le résultat. Départagées à l’applaudimètre dans une ambiance survoltée, ce sont finalement les filles qui ont remporté cette 4ᵉ édition de la Battle de Dressage, concluant la soirée sous les ovations du public bordelais. En quatre éditions, la Battle de Dressage s’est imposée comme l’un des moments forts du Jumping International de Bordeaux. Un rendez-vous où la rigueur du sport rencontre l’énergie du spectacle, et où le public trouve toute sa place au cœur de la piste.

Rêve(s), le spectacle d’ouverture du Jumping de Bordeaux

Rêve(s), le spectacle d’ouverture du Jumping de Bordeaux

Rêve(s), le spectacle d’ouverture du Jumping de Bordeaux

Hier soir, devant une salle presque pleine, le spectacle Rêve(s) a plongé petits et grands dans une belle parenthèse mêlant à la fois démonstrations techniques et émotion. 

Rêve(s), c’est la rencontre de 3 univers : les arts équestres, l’acrobatie contemporaine et la musique live. Avec 15 artistes, 19 chevaux et des musiciens de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, cette création originale est une réussite. “Une petite fille ouvre son coffre à jouets et invite le public à découvrir un monde de poésie équestre peuplée d’acrobates, de musiciens et de chevaux en liberté. Ce voyage féérique se conclut par un final émouvant où tous les artistes se réunissent avant que la fillette ne referme son coffre, laissant le rêve et ses histoires s’évanouir…

Chacun y trouvera un moment qui lui parle plus qu’un autre, selon ses sensibilités personnelles. De mon côté, j’avoue avoir été particulièrement impressionnée par les acrobaties contemporaines, magnifiquement portées par la musique. Je dois bien admettre que c’est quelque chose que j’ai rarement l’occasion de voir et que cela s’est parfaitement bien intégré dans ce spectacle équestre !

J’ai également envie de souligner la magie de la complicité l’Alizée Froment avec son cheval en fin de spectacle. Particulièrement le tableau avec la très talentueuse violoniste Clémence Guillot qui était magnifique. C’était vraiment un moment suspendu dans le temps.

Les voltigeurs équestres ont apporté une belle énergie et transporté le public avec eux en allant toujours plus loin dans les figures déroulées sur la piste.

Le grand retour du sport à la Porte de Versailles : Le Salon du Cheval de Paris 2025 renoue avec la compétition

Le grand retour du sport à la Porte de Versailles : Le Salon du Cheval de Paris 2025 renoue avec la compétition

Le Salon du Cheval de Paris a repris ses quartiers au parc des expositions de la Porte de Versailles du 12 au 14 décembre 2025, mais cette édition revêtait une saveur toute particulière. Si l’événement avait déjà rouvert ses portes l’an passé, il manquait alors son âme sportive : la compétition internationale. Cette année, le saut d’obstacles de haut niveau a enfin fait son grand retour dans la capitale, transformant à nouveau l’arène en un théâtre d’exploits pour plus de 150 cavaliers internationaux. Durant trois jours intenses, le public a vibré au rythme des sabots frappant le sable, retrouvant cette adrénaline des grands prix qui faisait tant défaut. Derrière mon objectif, j’ai pu capturer non seulement la performance, mais aussi l’émotion d’un milieu équestre enfin réuni autour de ses champions.

Dès le vendredi matin, l’impatience était palpable dans les allées. Le coup d’envoi des épreuves internationales a marqué officiellement le retour du chronomètre et de l’enjeu. Le Prix Covalliero (CSI1*, 1,15 m) a vu I sous la selle du jeune Reuben Blackhurst s’imposer avec une sérénité remarquable, devant Adele Shaw sur Kikke suivie de Sarah Hedi et Gannavero. La journée s’est achevée en apothéose avec le Prix Ihedrea (CSI3*, 1,45 m) où François Xavier Boudant, en selle sur Brazyl Du Mezel, a offert un parcours d’une précision chirurgicale. Photographier ces premiers instants de compétition, c’était immortaliser la joie de tout un secteur de retrouver la confrontation sportive à Paris.

La ferveur du salon ne s’est pas éteinte avec la tombée de la nuit, bien au contraire. La piste s’est transformée pour accueillir la traditionnelle Nuit du Cheval, un spectacle immersif mêlant prouesses équestres et mise en scène artistique. Sous les projecteurs de la Porte de Versailles, le public a été transporté dans un univers où la poésie et la technique se rencontrent, offrant une parenthèse enchantée après l’intensité des premières épreuves de la journée. Entre voltige, dressage de haute école et tableaux chorégraphiés, cette soirée a célébré la dimension artistique de l’équitation, rappelant que derrière chaque athlète se cache un artiste. Le public a été transporté par la prouesse technique de Lorenzo, qui a une nouvelle fois repoussé les limites de l’impossible avec ses quinze chevaux en totale liberté, offrant une démonstration de puissance et de synchronisation spectaculaire. Dans un registre plus intime, l’émotion était à son comble lors du passage d’Hassan et du Docteur Peyo, un moment suspendu et poétique qui a rappelé à tous la sensibilité exceptionnelle de l’animal. La transmission et la complicité étaient également au cœur de cette soirée, illustrées par le duo touchant d’Alizée Froment et sa fille, dont la symbiose sur scène a ému les tribunes. L’univers féerique de la Showteam Mirage Espagnol a ensuite transformé l’arène en un monde onirique où chevaux et ballons semblaient ne faire plus qu’un dans une danse aérienne. Enfin, Elisa Laville a complété ce plateau d’exception avec une démonstration mêlant une liberté totale et une complicité absolue avec ses montures.

Le samedi a confirmé que le niveau d’exigence était monté d’un cran. Les obstacles ont pris de la hauteur et la tension est devenue presque palpable autour de la piste. La matinée a été marquée par la domination sans partage d’Hicham Chani lors du Prix Tattini (CSI1*, 1,30 m), réussissant l’exploit de placer deux de ses chevaux, Enchilada Z et Nabor Ste Hermelle, aux deux premières places. L’après-midi, le public a retenu son souffle pour le Prix CENECA (CSI3*, 1,45 m). C’est le Belge Koen Vereecke qui a fini par s’imposer au terme d’un barrage haletant, devançant de peu le Français Alix Ragot. La concentration extrême des cavaliers et la puissance des chevaux ont créé des contrastes saisissants. Le soir, l’ambiance a radicalement changé pour laisser place à l’effervescence de la Nuit du Complet. Cette épreuve de cross indoor a fait vibrer les tribunes avec une énergie débordante. Sur un parcours parsemé d’obstacles naturels imposants — troncs, haies et passages de gué — les meilleurs complétistes se sont élancés dans une course contre la montre effrénée. Des cavaliers de renommée internationale tels que Karim Laghouag, Alexis Goury, Benjamin Massié et Camille Lejeune ont fait la démonstration de leur maîtrise technique, aux côtés d’une relève talentueuse et déterminée. La présence de Julie Simonet, Héloïse Le Guern, François Pons, Jeanne Rossez, Morgane Euriat, Lucas Brun, Vérane Nicaud, Salomé Poisson, Jade Bourguet ou encore Charlotte Bordas a insufflé une énergie incroyable à l’épreuve. Le bruit des sabots martelant le sol et les encouragements du public à chaque franchissement ont créé une atmosphère électrique.

Le point culminant de ce week-end de célébration fut, sans conteste, le Grand Prix du Salon du Cheval de Paris le dimanche. Cette épreuve reine (CSI3*, 1,50 m) représentait le symbole ultime de ce retour à la compétition. Sur un parcours technique et massif, c’est finalement François-Xavier Boudant qui a triomphé avec Brazyl du Mezel, réalisant un double sans-faute magistral. Il devance deux icônes du saut d’obstacles tricolore : Roger-Yves Bost, toujours aussi fulgurant, et Thomas Lambert. L’ovation du public lors de la remise des prix a prouvé, s’il le fallait encore, que le sport est le cœur battant de cet événement.

Les résultats complets : Grand Prix CSI3*

Au-delà des trophées, cette édition 2025 marque une renaissance. Ce n’était pas seulement un salon, c’était le retour d’une expérience immersive. J’ai été frappée par cette énergie collective, cette communion entre les athlètes, les chevaux et les spectateurs qui attendait ce moment. Ce Salon du Cheval ne se contente plus d’exposer, il vit à nouveau au rythme de la performance. Ces trois jours furent un condensé de passion pure, prouvant que rien ne remplace l’émotion du direct et la beauté d’un parcours parfaitement exécuté sous les projecteurs de la Porte de Versailles.

Toute l’équipe de Cavaletti Mag tient enfin à adresser ses plus sincères remerciements aux équipes organisatrices du Salon du Cheval de Paris pour leur accueil et la qualité de cet événement. Un grand merci également à VL Média et tout particulièrement à Emmanuel Semo pour leur confiance et l’opportunité donnée de couvrir ces trois jours de compétition.

Equita Lyon 2025

Equita Lyon 2025

Equita Lyon fait partie de nos rendez-vous incontournables de l’année. Réussir à allier sur un même événement le sport de haut niveau (jumping, dressage, attelage, reining), mais aussi, les amateurs, le spectacle, le bien-être, la santé et un salon avec 750 exposants, c’est un sacré défi ! Encore une fois, GL Events l’a relevé et a offert un évènement exceptionnel. 

Ne pouvant malheureusement pas être partout, nous n’avons logiquement pas pu profiter de tout ce qui était proposé. Nous vous résumons donc ici uniquement ce que nous avons pu voir (plus ou moins rapidement ou longuement, selon les épreuves / animations). 

Du côté du sport 

On retient particulièrement la fantastique victoire d’Olivier Perreau avec GL Events Dorai d’Aiguilly dans le Grand Prix Coupe du Monde du Jumping, juste devant Julien Epaillard avec Fringan de Vesquerie et Antoine Ermann avec Floyd des Pres.

Les résultats complets

Mais aussi la très belle victoire de Petronella Andersson et Ondina van Klapscheut qui réalisent le seul double sans faute dans l’Equita Masters ! Elles sont suivies par Julien Epaillard avec Donatello d’Auge et Gregory Wathelet avec Spécial Cera du Maillet Z.

Les résultats complets

Le Grand Prix Longines a quant à lui été remporté par Richard Vogel avec le Selle Français Gangster Montdesir. Ben Maher et Enjeu de Grisien prennent la 2ème place, et Gerrit Nieberg termine troisième avec Ping Pong van de Lentamel. 

Les résultats complets

L’Australien Boxy Excel s’offre une 5ème victoire (en cinq participation) dans l’étape Coupe du Monde d’Attelage de Lyon dans une ambiance survoltée ! Même sans connaissance spécifique de la discipline, on ne peut être que impressionné par la vitesse et la précision avec laquelle ces attelages déroulent leur parcours.

Les résultats complets

Le Grand Prix Freestyle de la Coupe de Monde de dressage a été remporté par le Belge Justin Verboomen avec le magnifique Zonik Plus. Leur reprise, notée 87,075 %, a été tout simplement fabuleuse ! Ils prouvent qu’il est possible d’être à la fois précis, technique et légers. On peut enfin apprécier de regarder du dressage, sans y voir plus de contraintes que de beauté. 

Les résultats complets

Du côté du Western

L’Equita Lyon Western Horse Show est un rendez-vous très important pour les meilleurs couples européens de Reining. Cette année encore, cette finale offrait aussi une qualification pour la compétition la plus dotée de l’histoire du reining, The Run for a Million, (dotée d’un million de dollars), qui se court chaque été à Las Vegas et qui regroupe les meilleurs cavaliers de la planète. Nous n’avons pas réussi à assister à toute l’épreuve pour une question d’horaire, mais nous avons quand même pu avoir un aperçu en regardant les premiers couples passer. 

Du côté du salon

Comme toujours, selon les halls on pouvait trouver à la fois de grandes marques déjà très connues mais également de nouvelles marques en lancement / développement. De notre côté, Equita Lyon nous permet à la fois d’échanger avec les marques avec qui nous travaillons déjà régulièrement sur des tests produits (Antarès, CWD, Stübben, Butet, Back On track, Dubarry, Fouilhoux Fontainebleau, Greenfield, Nutagile, Hartog, Natural Innov..) mais aussi de rencontrer de nouvelles personnes et de découvrir de nouveaux produits dont on pourra bientôt vous parler.

On peut d’ailleurs souligner la victoire du Cub dans le Grand Prix des Startups Hippolia by Equita Lyon. On vous en avait parlé (ici) il y a quelques jours.

De nombreuses animations pour les grands comme pour les petits se sont déroulées sur les différentes carrières tout au long du week-end.  Il y en avait vraiment pour tous. Amateur, professionnel, passionné ou simple visiteur curieux, chacun a pu y trouver quelque chose qui l’intéresse.

La pôle santé est souvent un passage incontournable pour les cavaliers qui profitent de cette occasion pour approfondir leurs connaissances. Cette année, il était possible de se plonger en immersion dans un bloc opératoire équin en réalité virtuelle !  Mais aussi bien sûr, d’assister comme tous les ans à différentes conférences.

Comme toujours, le public a répondu présent autant dans les tribunes des épreuves phares que dans les couloirs du salon. Comme toujours le grand sport à été au rendez-vous. Comme toujours l’organisation de GL Events a été soulignée par tous. 

Vivement l’édition 2026 ! 

Le Grand Prix Coupe du Monde de Lyon pour Olivier Perreau

Le Grand Prix Coupe du Monde de Lyon pour Olivier Perreau

Comme tous les ans, le Grand Prix Coupe du Monde d’EquitaLyon s’est déroulé dans un hall bondé. Le public, composé de beaucoup de connaisseurs, est toujours au rendez-vous de cet évènement incontournable du calendrier. Pour le plus grand plaisir des français, cette année le podium final est entièrement tricolore ! 

Dès le passage du premier couple, on a découvert un parcours au tracé technique, mais également pour lequel le chronomètre serait à prendre en compte car le temps limite obligeait vraiment à y penser pour finir dans le temps. 

Sur les 39 engagés, ils ne seront finalement que 8 à réussir à signer un premier parcours sans pénalité. Déjà auteur d’un premier parcours montrant qu’ils étaient en forme, le Rhônalpin Olivier Perreau et son Olympique GL Events Dorai d’Aiguilly ont tout tenté pour performer “à domicile”. Leur magnifique barrage leur offre la victoire, juste devant Julien Epaillard, bien connu pour être particulièrement rapide.

« Je suis très content de gagner enfin ici ce Grand Prix. C’était vraiment un objectif pour moi. Je n’ai pas fait le barrage que je voulais faire initialement mais la chance était avec moi. J’ai essayé de donner le meilleur en essayant d’aller le plus vite et de rester calme à la fin. M’imposer ici avec une jument de mon élevage ajoute une saveur à la victoire. C’est vrai que mon métier premier reste d’élever les chevaux. J’avais remporté mon premier Grand Prix 5* avec GL events Venizia d’Aiguilly C’est super, maintenant je vais réfléchir au troisième cheval (rires). Pour la suite, la Coupe du monde n’est pas un objectif pour moi. Après deux saisons intenses jusqu’aux Jeux olympiques de Paris 2024, j’ai eu une période un peu plus creuse. Je n’ai peut-être pas fait les meilleurs choix dans mon programme mais là elle revient très en forme. Je vais tâcher de la gérer au mieux. »

Après avoir pris la 2ème place de l’Equita Master la veille avec son crack Donatello d’Auge, Julien Epaillard était associé à Fringan de Vesquerie pour ce Grand Prix. Malgré son peu d’expérience à ce niveau, le fils de Mylord Carthago a répondu présent et a confirmé qu’il a toutes les qualités pour le plus haut niveau. 

« Je suis très satisfait de mon cheval, j’aurais évidemment signé pour un tel résultat. Fringan est en pleine progression depuis le mois de septembre. Je savais que le Grand Prix allait être long et difficile, j’ai misé sur sa fraîcheur ici et ça a payé. Il monte en puissance et montre de très grosses aptitudes que ce soit en indoor ou sur herbe. Ce sont encore des informations très intéressantes que j’engrange et on va pouvoir faire des plans pour la suite. Lyon est vraiment un bel événement, toutes les conditions sont réunies, on est bien, les chevaux aussi, le public est là. On voudrait que ce concours dure toujours ! »

Déjà 4ème du GP Longines du vendredi, Antoine Ermann enchaîne les belles performances et décroche la 3ème place avec son Flyod des Prés. La qualité de l’équitation du jeune cavalier et sa régularité à ce niveau sont impressionnantes. 

« Terminer quatrième du Longines Grand Prix vendredi soir était déjà un rêve de gosse. J’avoue que là je ne réalise pas trop. C’était déjà une chance de courir les grosses épreuves ici. Là c’est vraiment du bonus. Je suis très heureux. Cette saison a été riche. Cela me permet d’être plus à l’aise au niveau 5* mais avec un cheval comme le mien, ça aide. Je suis plus compétitif et j’essaie de continuer à progresser. »

Seul autre double sans faute, l’Irlandais Bertram Allen prend la 4ème place avec le prometteur 9 ans Quonquest de Rigo. Harry Charles termine 5ème avec Casquo Blue, devant Wilma Hellström et Cicci BJN. Pénélope Leprevost et son bouillonnant Baloubet de Talma signent une belle performance et prennent la 7ème place. Barbara Schnieper et Canine terminent 8èmes. 

On peut également souligner les 4 parcours sans pénalités aux obstacles, mais qui ont été privés de barrage à cause de temps dépassé. Malgré un très beau parcours, Edouard Schmitz et Gamin van’t Naastveldhof ont franchi la ligne avec quelques centièmes de trop. Richard Vogel et son exceptionnel United Touch S ont déroulé un parcours “d’école”. Magnifique à regarder, mais malgré sa grosse galopade, il écope quand même de 2 points de temps dépassés. 

Même score pour Nathan Budd et l’étalon Touardo Blue qui ont eux aussi signé un parcours de grande qualité.  Robin Muhr et Galaxy HM ont également réalisé une très belle prestation qui aurait mérité de leur donner accès au barrage, mais ils ont franchi la ligne d’arrivée avec 3 points de temps.

Que ce sport peut parfois être dur quand on voit ces couples à la porte du barrage, mais quel Grand Prix ! 

Pour son dernier Grand Prix 5*, on aurait évidemment aimé voir Philippe Rozier au barrage. Une petite faute avec l’étalon Le Coultre l’empêcha. L’émotion était palpable dès son entrée en piste. Les applaudissements à la fin de son parcours mais également à son retour au paddock resteront gravés dans les mémoires. 

Les résultats complets

Avec communiqué de presse (citations cavaliers)

L’Equita Masters d’Equita Lyon pour Petronella Andersson

L’Equita Masters d’Equita Lyon pour Petronella Andersson

Deuxième temps fort du CSI5*-W de Lyon, l’Equita Masters présenté par Hermès Sellier s’est déroulé, comme chaque année, le samedi soir. Avec 25 couples au départ et une deuxième manche ouverte aux 12 meilleurs, c’est toujours une très belle épreuve. 

À l’issue de la première manche, 7 couples avaient encore un score vierge au compteur, mais un seul réussit à aligner un autre parcours sans pénalité en deuxième manche. C’est donc une victoire avec la manière pour Petronella Andersson et Odina van Klapscheut !

« Je connais bien ma jument, je la monte depuis qu’elle a 7 ans. Elle est très respectueuse et rapide. J’ai monté ma deuxième manche comme je l’avais prévu. Odina a une grande galopade alors j’ai choisi d’enlever quelques foulées dans plusieurs lignes. En partant en milieu de barrage, je n’ai pas pris tous les risques, c’est finalement ce qui m’a permis de gagner. Les parcours de Grégory Bodo sont toujours très agréables à monter, il fait vraiment partie des meilleurs chefs de piste au monde. Lyon est l’un de mes concours favoris, je suis heureuse de cette victoire d’autant que j’ai mal commencé la compétition avec une chute dans le prix Groupama, donc là, je me rattrape bien (rires). Demain, je prendrai le départ du Grand Prix Coupe du monde Longines FEI avec Opaline de W&S. Elle a très bien sauté vendredi dans le Longines Grand Prix. On ne sait jamais ce que la compétition nous réserve mais si je monte bien, mes chevaux sont généralement performants. »

La deuxième place revient à Julien Epaillard et Donatello d’Auge, qui ont franchi la ligne d’arrivée avec 3 secondes d’avances, mais avec une faute sur le dernier, après avoir pris tous les risques avec un tracé très serré. 

« Je ne suis pas vraiment déçu. C’est le jeu. J’ai hésité à prendre l’option sur le dernier qui était difficile mais il y avait encore du joli monde derrière moi donc j’ai opté pour cette stratégie. Je me satisfais de cette 2e place. Dimanche, c’est Fringan de Vesquerie qui prendra part au Grand Prix Coupe du monde Longines FEI. Même s’il n’est pas encore compétitif à ce niveau, il est suffisamment en confiance pour le faire. Il va continuer à prendre de l’expérience. Donatello va souffler un peu avant les dernières échéances de la saison. »

Gregory Wathelet et le 9 ans Special Cera du Millet Z complètent le podium. Partis très vite dès le début de la 2ème manche, ils n’ont pas pu éviter une faute en sortie du double de verticaux, mais ils signent quand même une très belle performance pour leur première épreuve de ce niveau.

Pénalisé de 4 pts en première manche, mais seul autre couple à réussir le sans faute en deuxième manche, la Belge Annelies Vorsselmans et C. Kulottie W Z prennent une belle 4ème place, ex aequo avec Kevin Staut et Féline du Hus*HDC, la petite fille de sa crack SIlvana*HDC.

Robin Muhr prend la 6ème place avec Fou’Joie de Stel, juste devant Charlotte Léoni et Cyclone l’Epivent, qui avaient réalisé un premier tour sans faute, mais malheureusement pénalisé d’un point de temps.

Marc Dilasser termine 8ème avec son prometteur 9 ans, fils de Cornet Obolensky, Giulio du Ter, qui sautait à Lyon ses premières épreuves de ce niveau. 

Les résultats complets