Just World – Le gala « Une nuit à Paris »

Just World – Le gala « Une nuit à Paris »

Sur le thème « Une Nuit à Paris », JustWorld International a connu à Wellington le plus beau gala de son histoire de 21 ans, tant sur le plan festif que sur celui de la générosité qui profite désormais à plus de 5 600 enfants du tiers-monde.
WELLINGTON, FL – Des cavaliers du monde entier se sont réunis le vendredi 26 janvier dans la magnifique ferme Belle Herbe à Wellington, en Floride, pour la collecte de fonds la plus réussie de l’histoire de JustWorld International. La communauté s’est réunie pour partager sa passion pour l’éducation des enfants, collecter des fonds pour poursuivre son travail et célébrer ses réalisations en vue de construire une humanité meilleure. Pour sa 21e année, le gala JustWorld, principal événement social de la saison du Festival équestre de Wellington (WEF), a permis de récolter des fonds records au profit des enfants des projets mondiaux de JustWorld au Cambodge, au Guatemala, au Honduras et aux États-Unis, grâce à la générosité de sponsors tels que Caryl Philips et Frank Zeiss, la famille Rein, Belle Herbe Farm, Voltaire, et des centaines d’autres cavaliers.

Le thème de la « Nuit à Paris » rendait hommage aux prochains Jeux olympiques de cette année, où les ambassadeurs de JustWorld de dizaines de pays rivaliseront pour participer à la compétition. Les invités ont pu apprécier les éblouissantes danseuses parisiennes, les délicieux mets français préparés par Laura Ashley de Palm Beach et la musique live qui les a transportés dans une soirée enchanteresse au milieu des avenues étincelantes de la « Ville Lumière ».

La fondatrice de JustWorld, Jessica Newman, a donné le coup d’envoi de la soirée en honorant les coprésidentes du gala, Maria Newman et Denise Fraile, en accueillant les invités et en les remerciant de soutenir l’organisation caritative qu’elle a créée en 2003 « pour aider à briser le cycle de la pauvreté grâce à l’éducation, à la nutrition, à la formation professionnelle et au leadership dans tous les pays où nous avons des projets ». »

Newman a présenté les lauréats du Gala 2024, Michael Lawrence, de Campbellville, Ontario, membre du conseil d’administration de JustWorld et directeur du CSI international d’Ottawa ; Matt Morrissey, de Wellington, Floride, membre du comité consultatif de JustWorld et directeur des Traverse City Horse Shows et de la Major League Show Jumping ; Pedro Cebulka, d’Invermere, en Colombie-Britannique, ambassadeur de JustWorld et maître de piste international ; et Corinne Sweeney, d’Oyster Bay, dans l’État de New York, ambassadrice de JustWorld et étudiante à l’université de Virginie.

M. Newman a ensuite laissé la parole à Steven Wilde, commentateur de sports équestres, partisan de longue date de JustWorld et animateur bien-aimé du gala, qui a présenté Mark Samuel, vice-président de la Fédération équestre internationale (FEI), membre du comité consultatif de JustWorld et ambassadeur de JustWorld.

Samuel était fier de décrire le partenariat de la FEI avec JustWorld, la Fédération équestre du Honduras et la communauté équestre internationale sur une campagne de jumelage réussie en 2023 pour étendre le programme Education On Wheels au Honduras, atteignant maintenant 20 nouvelles communautés et plus de 5 600 enfants « pour aider à briser le cycle de la pauvreté et permettre aux enfants et à la communauté d’aspirer à un avenir meilleur », a déclaré Samuel.

Samuel a partagé les impressions indélébiles de ses trois voyages au Guatemala avec JustWorld. « C’est incroyable de voir de ses propres yeux les besoins criants qui existent là-bas, mais aussi l’impact transformateur de JustWorld sur la communauté, non seulement sur les enfants eux-mêmes, mais aussi sur leurs familles et, dans certains cas, sur la communauté tout entière », a-t-il déclaré, ajoutant que JustWorld aide les enfants « non seulement à survivre, mais aussi à s’épanouir et à devenir des leaders dans leur pays ».

Samuel a ensuite fait l’éloge de la « communauté d’entraide » que Newman a créée et nourrie. « Les grandes innovations et les grands impacts ne se produisent pas sans un champion, et Jessica a été exactement ce champion, luttant pour la justice, la visibilité et l’opportunité pour tant d’enfants et de communautés oubliés », a-t-il déclaré. « En cours de route, elle a contribué à éduquer deux générations d’enfants d’équidés à comprendre les disparités des opportunités dans ce monde et l’obligation morale de s’instruire et d’essayer de faire la différence ».

La présidente des jeunes professionnels de JustWorld, Brianne Link, a été l’un de ces enfants d’équidés, devenant ambassadrice à l’âge de 10 ans et illustrant aujourd’hui l’impact durable de la philanthropie et des programmes de leadership de JustWorld pour les jeunes. Link a raconté à la foule comment, à l’âge de 12 ans, elle a collecté des fonds pour couvrir le toit de l’école Los Patojos, que JustWorld a lancée au Guatemala avec Juan Pablo Romero Fuentes, héros de CNN. Link reste ambassadrice, organisant des défilés de mode de bienfaisance, promouvant JustWorld dans des podcasts et des articles de magazines, et faisant don d’articles pour la vente aux enchères. « Les ambassadeurs sont de tous âges, de tous niveaux et de toutes disciplines, mais il y a une chose que nous avons tous en commun : nous roulons tous ensemble pour la cause », a-t-elle déclaré.

Des vidéos ont mis en lumière le travail effectué sur le site des JustWorld Global Projects et les cavaliers qui rendent tout cela possible, avant que l’action ne se déplace vers les expériences étonnantes et les articles uniques de la vente aux enchères en direct. Justin Paul a présidé les enchères pour des articles uniques tels qu’une leçon et un déjeuner avec les athlètes olympiques Laura Kraut et Nick Skelton, une escapade d’éco-aventure au Costa Rica, une expérience de luxe en France et un saut personnalisé représentant une mosaïque de la Tour Eiffel sur les étendards.

Au milieu de la vente aux enchères, l’attention s’est portée sur Kevin Babington, l’un des premiers ambassadeurs de JustWorld depuis 2003, qui a parlé de sa visite, il y a plusieurs années, au projet de JustWorld au Guatemala. « Il faut si peu de choses pour changer la vie de ces enfants », a-t-il déclaré.

Babington a déclaré qu’il était attiré par le modèle efficace de JustWorld, qui consiste à offrir des opportunités, à enseigner plutôt qu’à simplement fournir. « L’éducation est la clé de tout », a-t-il conclu, avant d’annoncer qu’il offrait quatre leçons aux enchères, sous les applaudissements. « Il ne s’agit pas des leçons, mais de la vision globale de ce que nous pouvons faire pour ces enfants », a-t-il déclaré.

La soirée inoubliable s’est terminée par une danse, alors que les supporters célébraient la générosité de la communauté équestre, s’unissant pour faire la différence, collectant des fonds pour s’assurer que les enfants des projets mondiaux de JustWorld disposent des soins de santé, du logement et de l’alimentation dont ils ont besoin pour apprendre et grandir.

3ème jour au Jumping de Bordeaux

3ème jour au Jumping de Bordeaux

Dès l’ouverture à 9h, le public arrive nombreux pour visiter le salon et profiter des différentes animations. Ce salon est particulièrement agréable car il reste de taille raisonnable. Il y a de nombreux exposants, mais en prenant son temps, sur plusieurs jours, on peut arriver à voir à peu près tout. Et même quand il y a beaucoup de monde, on arrive quand même à se déplacer, sans que ça soit trop désagréable. Du côté de la restauration, malgré le monde, il est possible de manger assez facilement, même aux heures de pointe. On voit du monde dans les stands toute la journée, les exposants semblent contents de leur week-end.

Julien Epaillard - Donatello d'Auge

Ce matin, nous n’avons regardé qu’une partie du Prix France Info France Bleu 1,50m, car nous avions encore beaucoup de choses à faire dans la journée. La victoire revient à Rodrigo Giesteira Almeida avec Pegasus Cekanane, devant Roger-Yves Bost avec Urane et Julien Gonin avec Estrella La Batia. Certains chevaux que nous avons appréciés les premiers jours ont montré un peu de fatigue pour ce troisième jour de compétition, mais c’est justement en participant à des compétitions comme celle-là qu’ils vont prendre progressivement la condition de concours, pour être petit à petit aussi bien le troisième jour que le premier.

Tout comme hier, le Grand Prix Audi 1,60m a été très sélectif. Seulement 4 couples ont réussi à finir le premier tour sans pénalité. Depuis plusieurs mois, Julien Epaillard est au sommet de son art. Il l’a encore prouvé hier, avec son fantastique Donatello d’Auge. Ils signent un barrage magnifique, fluide et très rapide, le tout déroulé avec une sérénité impressionnante.

Julien Epaillard - Donatello d'Auge

L’irlandais Denis Lynch prend la 2ème place avec Brooklyn Heights. Malgré un barrage rapide, il n’aura pas inquiété Julien Epaillard et passe la ligne d’arrivée avec plus d’une seconde de plus. La troisième place revient à Jessica Burke et sa bondissante Nikey HH, qui a enchaîné les bons parcours durant tout le week-end et était déjà 8ème du GP Coupe du Monde samedi. Le Belge Pieter Devos et sa géniale Jarina J prennent tous les risques pour aller plus vite, mais ce n’est pas leur jour et ils prennent finalement la 4ème place.

Denis Lynch - Brooklyn Heights
Jessica Burke - Nikey HH

Ils sont ensuite 9 a n’avoir été pénalisés que d’une faute dans ce difficile Grand Prix. Avec un très beau parcours rapide Nicola Philippaerts et H&M Luna van’t Ruytershof terminent 5èmes. À la 6ème place, on trouve Philippe Rozier avec Dirty Sweet, la fille de Cornet Obolensky, qui n’a débuté les épreuves de ce niveau qu’en fin d’année dernière et à montré beaucoup d’aisance sur ce parcours. Le toujours très guerrier Navarro van het Eelshof signe une belle performance et confirme tout le bien que l’on pense de lui en prenant la 7ème place. Zascha Nygaard Lill et sa démonstrative fille de Mylord Carthago, Primavera, terminent quand à elles 8èmes. Parmi les autres parcours, j’ai envie de souligner celui de Marcus Ehning avec DPS Revere, qui a comme toujours été une vraie démonstration d’équitation, tout comme celui de Michael Jung avec Fischer Duopower. Malgré un score lourd au final, Epona du Quesnoy, la fille d’Ogrian des Champs montée par Marie Demonte a encore une fois montré beaucoup de qualité et il ne serait pas surprenant de la revoir bientôt à ce niveau. 

Philippe Rozier - Dirty Sweet
Le concours se termine donc pour le plus grand plaisir du public par une très belle victoire française. Tout au long du week-end, nous avons assisté à du grand sport. Vivement l’édition 2025 ! 
2ème jour au jumping de Bordeaux

2ème jour au jumping de Bordeaux

Cette deuxième journée a été partagée entre du temps dans le salon et du beau sport sur la grande piste.

Je suis arrivée en milieu de matinée pour pouvoir prendre encore un peu de temps pour visiter le salon. J’apprécie de pouvoir le faire avant l’arrivée de la foule qui gâche souvent le côté agréable de se balader dans les allées d’un salon. Pour commencer, nous avons pris des contacts pour de nouveaux “tests produits” que vous pourrez trouver sur le site dans les prochaines semaines (rendez-vous chaque mercredi pour un nouveau “test produit” : https://www.cavalettimag.com/mon-blog/categories/tests-produits ). Sur les pistes de concours, la matinée est réservée aux épreuves poneys ainsi qu’aux épreuves partenaires. La qualité des chevaux et poneys participants à ces épreuves est impressionnante.

Le Prix GSF, épreuve à 1,45m du CSIW-5* a commencé à 15h30, devant des tribunes presque pleines. Une très belle épreuve de vitesse, avec du suspense jusqu’à la fin et la victoire de Matthew Sampson et MGH Candy Girl qui ont déroulé un très beau parcours, fluide et toujours dans le mouvement en avant. Après être restés en tête un certain temps, Scott Brash et Hello Mr President sont 2èmes pour 10 centièmes de plus. La troisième place revient à Robin Muhr avec Stawita PS avec un parcours magnifique, où l’on ne se rendait pas du tout compte de la vitesse tant c’était bien fait. Vida Loca Z, la jument de 8 ans de Kevin Staut a signé un beau sans faute et termine 6ème. Parmi les parcours que je retiens, il  y a celui de Madonna (Flamenco de Semilly), la jument de la suédoise Erica Swart Ryan qui a sauté de façon magnifique en montrant respect et niaque. Tout ce qu’on aime chez un cheval de sport. Express du Hus, le fils de Conrad monté par Michael Jung qui n’a que peu de métier à ce niveau a déroulé un beau parcours avec facilité. Come Fly With Me, le fils de Comme Il Faut de 9 ans monté par Cédric Hurel est lui aussi sans faute et avec la manière. Un cheval à suivre, tout comme Flashing de Riverland, le 9 ans par Kannan sous la selle de Marie Demonte.
Matthew Sampson et MGH Candy Girl

L’épreuve phare du week-end, le Grand Prix Coupe du Monde Longine a débuté à 20h, dans un hall bondé de monde. Seuls 6 des 36 engagés ont réussi à terminer ce difficile parcours sans pénalité. Premiers à partir au barrage, Steve Guerdat et Is-Minka (Mylord Carthago) ont réalisé un magnifique sans faute très rapide, qu’aucun couple n’arrivera à rattraper. C’est donc une très belle victoire de plus qui s’ajoute au palmarès de ce grand champion. Il est suivi par Jeanne Sadran et son bondissant Dexter de Kerglenn (lui aussi fils de Mylord Carthago) qui signent une fantastique performance en étant double sans faute et très rapides ! Le jeune Harry Charles et son Sherlock (Bisquet Balou) complètent le podium, eux aussi un double sans faute de très belle façon. Pieter Devos et Casual DV Z sont 4èmes, Roger-Yves Bost et Ballerine du Vilpion 5èmes et l’Israélienne Isabella Russekoff et C Vier 2 sont 6èmes. 

Steve Guerdat - Is-Minka

Ils sont ensuite 9 couples avec 4 points au premier tour. Parmi eux, je tiens à souligner le magnifique parcours du très prometteur Colestus Cambridge (Colestus) avec Katharina Rhomberg, qui, à seulement 9 ans, montre beaucoup de qualités. Déesse de Kerglenn et Harry Smolders ont également signé un très beau parcours malgré une faute.

Katharina Rhomberg - Colestus Cambridge

Ce Grand Prix a été à la hauteur du plateau de cavaliers engagés. Nous avons assisté à du grand sport, avec à la fois le suspense des épreuves de très haut niveau, le respect des chevaux (avec des cavaliers sachant abandonner en jugeant que c’est mieux pour leur cheval) et un magnifique vainqueur. Le public de Bordeaux a lui aussi été à la hauteur, encourageant tous les cavaliers et vibrant à chaque parcours.

Les résultats complets : 

Jeanne Sadran - Dexter de Kerglann
Premier jour au Jumping de Bordeaux

Premier jour au Jumping de Bordeaux

Arrivée hier en début d’après-midi, j’ai eu le temps de faire un petit tour du salon avant la grosse épreuve du soir.  Une ambiance assez détendue règne dans le hall, avec un public déjà nombreux au rendez-vous, mais encore de l’espace pour aller de stand en stand sans se bousculer. 

Du côté du salon, on trouve les stands des exposants habituels, selleries, selliers, alimentation pour les chevaux, camions / vans, etc … Mais aussi quelques stands plus petits, mais tout aussi intéressants, comme les celui des Ponies de Jeanne et Nono (devant les enfants ne peuvent pas passer sans s’arrêter) ou celui des sacs Tussor, qui propose différents modèles de sacs, de pochettes, d’anses et de sangles, que l’on peut associer selon ses goûts (et selon les moments et l’utilisation) en modifiant leur longueur. Durant l’après-midi, on voit diverses animations sur la carrières Silvana et des épreuves Poneys, sur la piste Baloubet. Tout le monde semble y trouver son bonheur.  

La grosse épreuve du CSIW-5* (le Prix FFE -Generali) commence à 19h devant des tribunes combles. La victoire revient au jeune et très talentueux Harry Charles avec le Selle Français Billabong du Roumois, qui se permet de passer la ligne d’arrivée avec presque deux secondes d’avance sur Roger-Yves Bost et Ballerine du Vilpion ! Steve Guerdat et sa Looping Luna, qui ne concourent ensemble que depuis le début de l’année, prennent la 3ème place.  

Dans cette épreuve, la jument de Steve, Looping Luna, que je n’avais que très peu vue avant, m’a impressionnée de facilité et de respect. Julien Anquetin et son Gravity of Greenhill ont signé un beau sans faute qui leur offre une 5ème place, juste devant Cédric Hurel et son fidèle Fantasio de Floreval, qui semble avoir retrouvé sa meilleure forme depuis la fin de la dernière saison. On peut également souligner le très beau parcours et la 10ème place de Marie Demonte et Epona du Quesnoy (Ogrion des Champs x Nabab de Rêve). Déjà très performantes l’année dernière sur des épreuves 1,50m-1,55m, on a hâte de les voir passer le cap des GP 1,60m. Parmi les plus beaux parcours, on peut aussi citer le sans faute de l’allemand Michael Jung, qui s’est baladé dans cette épreuve avec Fischer Duopower. Le plus jeune cheval de l’épreuve, Crocodile Rock (8 ans – Cornet Obolensky x Sir Shutterfly) a signé un beau parcours pénalisé d’une petite faute sous la selle de Robin Muhr, mais a montré beaucoup de bonnes choses.

Les résultats complets :https://www.longinestiming.com/equestrian/2024/jumping-international-de-bordeaux-bordeaux/resultlist_S2.html

Le cross indoor a débuté à 22h30 devant un public en folie. C’est une épreuve pendant laquelle il y a toujours une ambiance particulière. C’est une épreuve qui plaît autant aux novices qu’aux connaisseurs, et on sent que les cavaliers prennent du plaisir à y participer. Cinq des 17 partants terminent cette épreuve sans faute. Le français Benjamin Massie et son Cupidon du Cardonne signent la meilleure performance, devant l’allemand Michael Jung (toujours aussi impressionnant pour sa qualité d’équitation autant à l’obstacle que sur le cross) avec Ignatz H, et Quentin Faucheur avec Rnh Mc Ustinov (qui avaient remporté le cross indoor du CSI de Rouen fin 2023). La jeune Julie Simonet (seulement 22 ans) prend une belle 4ème place avec Sursumcord’Or et Rodolphe Scherer termine 5ème avec Todd de Suzan. Âgé de 20 ans, Boleybawn Prince a fait son dernier parcours et s’offre une 6ème place avec Maxime Livio. On peut souligner la fraîcheur et l’envie avec laquelle il a fait ce dernier concours. C’est vraiment agréable de voir un cheval terminer sa carrière dans cette forme.

Les résultats complets:https://www.longinestiming.com/equestrian/2024/jumping-international-de-bordeaux-bordeaux/resultlist_C1.html

Interview – Liam Roux

Interview – Liam Roux

À 14 ans, Liam Roux a déjà un beau parcours équestre derrière lui. Performant depuis plusieurs années à poneys, il est 2ème du Grand Régional en 2023 pour sa première année à cheval. Rencontre avec un jeune cavalier à la fois motivé et les pieds sur terre. 

Tu reviens du salon de Nancy où tu as fait de belles performances. Peux-tu nous parler des chevaux / poneys avec qui tu y étais et de vos résultats ? 

 

J’avais sur place 3 poneys et une jument.  Nous remportons la P Elite samedi et l’As 2 GP dimanche avec ma ponette Tully Blue Moon.  Elle avait déjà gagné la P Elite d’Equitalyon. Elle va très bien  en ce moment. Rizotto d’Emery termine 5 eme de la P1 GP. Je montais également en piste pour la première fois Hirish du Gaucho, confiée par Gateau Stables, qui m’a impressionnée par sa bonne tête et sa franchise pour son tout premier indoor et salon. Enfin, je termine 4ème de l’amat 3 Grand Prix avec Umea Borderie samedi, c’était notre premier salon ensemble.

 

Avec quels autres chevaux / poneys vas-tu concourir cette saison, et quels sont les objectifs avec eux ? 

 

Hirish du Gaucho recherche encore son cavalier à la location et nous est confiée d’ici-là, mon objectif est donc qu’elle aille le mieux possible pour son ou sa future cavalier(e). C’est une ponette qui a très bien tourné sur les 6 ans sous la selle de Jack Coulon Gateau , vice-champion d’Europe poney.  Une autre ponette C , Fabiola of Rosscon, sera également confiée par Gateau Stables dans les semaines qui viennent. Avec Tully Blue Moon nous avons démarré les As 1 et allons prochainement effectuer nos premières As Elite. Je recherche encore actuellement un poney supplémentaire pour aborder les épreuves As 1/ As Elite, à louer ou à confier. 

 

Côté chevaux, Umea Borderie , Elfe de Feinn et Borealis de FEINN (qui sont des produits de l’élevage maison) me permettront une nouvelle participation cette année au Grand Regional (dont nous terminons 2ème par équipe et en individuel l’année dernière). Je compte également participer aux championnats Amat en parallèle des épreuves poneys. 

Depuis cet hiver, tu es ambassadeur Gateau Stables. Peux-tu nous parler de cette collaboration ? 

 

C’est une collaboration dont je suis très heureux, Jack a été sacré vice-champion d’Europe poney cet été , et Valérie Gateau qui l’a formé; est exceptionnelle aussi bien en analyse du cheval que du cavalier. Ils sont arrivés d’Irlande depuis deux ans et se sont installés en France. Ils sont spécialisés dans  le travail, la production, la location, et l’achat vente de poneys de haut niveau en France et à l’étranger. Valérie et Jack Gateau ont sélectionné des ambassadeurs dans plusieurs pays pour monter leurs poneys et représenter Gateau Stables et j’ai la chance de faire partie des ambassadeurs France depuis cet automne. 

 

J’aurai donc deux ponettes confiées par Gateau Stables cette saison. Dans un premier temps Hirish du Gaucho  et une ponette C, Fabiola off Rosscon , ponettes potentiellement à louer auprès de Gateau Stable.  Ils proposent également des stages de perfectionnement équestre en plus de la pratique de l’anglais , il est prévu que j’y aille prochainement pour travailler et peaufiner la technique sur les ponettes, tout en améliorant mon anglais ! C’est une très bonne collaboration fort instructive pour moi , j’en suis ravi et les en remercie .  

Matthew Sampson et MGH Candy Girl

Malgré ton jeune âge, tu as déjà pas mal de partenaires qui te soutiennent. C’est quelque chose d’important pour toi ? 

 

Oui très important , cela me motive encore plus pour y arriver et faire au mieux. Quand j’étais petit et qu’ un parcours m’impressionnait , penser à mes partenaires me donnait du courage quand je venais à en manquer . J’ai eu mes premiers partenaires à 9 ans, et je les représente toujours.

 

Les premiers à me faire confiance ont été West Island , Bruno Delgrange (merci Christophe !) , U-dada et Vulcy, j’avais à peine 9 ans et tournais en concours à l’époque sur mon petit entier Apy de Rêve. Je ne les remercierai jamais assez. Je suis ensuite devenu ambassadeur Horse Spirit et Starzup, en textiles cavaliers. Ils ont su développer des gammes à la fois techniques et confortables. Depuis le salon de Bordeaux je représente également Helite. Leurs airbags m’ont changé la vie en piste et à l’entraînement. Et Golden Horse en nutrition équine, qui nous aide à optimiser les apports nutritifs pour nos chevaux.

 

Côté santé, un grand merci à Marie Girard en chiropractrice et Marine Autran, ostéopathe, toutes les deux basée dans le 91. Ce sont des partenaires précieuses qui travaillent sur les douleurs ou blocages pouvant parfois survenir, c’est important, surtout quand on enchaine les concours. Enfin comme évoqué plus haut je suis également ambassadeur Gateau Stables.

 

Comment t’organises-tu pour allier l’école et les chevaux ? 

 

Ce n’est pas toujours facile, j’avoue que ma plus grande hâte est de pouvoir avoir l’âge pour commencer une formation dans l’équitation. En général j’essaye de monter au moins 2 poneys par jour les après-midi en semaine en plus du concours. Ils sont dans tous les cas lâchés en liberté tous les jours et alternent avec au moins deux longes par semaine.

En 2023 je n’ai pas été très présent d’un point de vue scolaire, je travaillais principalement en visio. Merci d’ailleurs à la personne qui s’est dévouée et qui se reconnaîtra ! Néanmoins j’ai repris les cours en présentiel depuis, je souhaite vraiment valider mon année pour pouvoir intégrer ensuite un nouveau cursus. L’année prochaine on envisage soit des cours à distance soit intégrer un bac Pro, du type de celui proposé au CEZ de Rambouillet.

Steve Guerdat - Is-Minka

Quand on te voit en concours, on se rend compte que tu prends tout ça vraiment au sérieux, tu ne montes pas juste pour t’amuser le week-end. Tu t’imagines en faire un métier ? 

 

Oui, j’aimerais vraiment devenir cavalier professionnel plus tard. J’ai néanmoins conscience que la route est longue et qu’il faut se donner à fond.

 

Est-ce qu’il y a un cavalier qui te fais rêver ? Si oui, lequel et pourquoi ? 

 

J’aime particulièrement la monte d’Olivier et Monika Guillon, que je trouve ultra légère et respectueuse de leur chevaux physiquement et psychologiquement, tout en restant très compétitive. J’apprécie également beaucoup la famille Nicolas, Jean-Marc et Caroline. Je les trouve sympathiques et ouverts à tous malgré leur expérience équestre incroyable. J’ai de plus un attachement particulier à ces deux familles puisque ma mère avait également travaillé pour eux plus jeune en tant que cavalière.

Jeremy Le Roy est quant à lui impressionnant car il est capable d’adapter sa monte à chaque cheval et toujours en douceur.

Enfin, j’admire la vitesse de Julien Epaillard, et la liberté d’esprit ainsi que la recherche de bien être de Grégory Cottard, que j’ai eu la chance de rencontrer à Equitalyon cette année. 

 

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour cette année 2024 ?

 

Continuer à évoluer dans le respect de mes poneys et chevaux et entouré de mes sponsors. Trouver peut-être une monture pour As Elite +, et/ ou pour championnats cadets. J’aimerais aborder les As Elite et quelques petits CSI à poney, et les amateur 1 à cheval, ainsi que pourquoi pas participer à une tournée comme celle de Royan.  Et bien sûr valider mon brevet pour pouvoir intégrer un lycée.

Katharina Rhomberg - Colestus Cambridge