J’ai testé : Le Frog Protec de PaskaCheval

J’ai testé : Le Frog Protec de PaskaCheval

L’hiver, la pluie, la boue … Même en faisant attention, on n’échappe pas à l’humidité qui rentre dans les fourchettes. Nous avions déjà testé il y a quelques semaines l’Oil Care de PaskaCheval avec lequel nous avions obtenu de bons résultats. Cette fois-ci, nous avons testé leur Frog Protec. 

Ce qu’ils en disent : 

Frog Protec assèche et nettoie en profondeur les fourchettes en décomposition.

À l’utilisation : 

La première chose que j’ai appréciée avec ce produit, c’est son conditionnement. Ici, pas de pinceau avec lequel on s’en met plein les mains ou sur lequel la moitié du produit coule. Le flacon a un embout-pinceau intégré qui permet à la fois de ne pas gâcher de produit ni de s’en mettre plein les mains, mais aussi de bien appliquer le Frog Protec sur toute la zone voulue, en pouvant insister à certains endroits si on a besoin que cela rentre bien dans la fourchette. Franchement, c’est super. J’arrive à la fin du flacon, j’ai vraiment l’impression de ne pas en avoir gâché et ça n’a pas été une galère (comme bon nombre d’huiles ou de produits de soin pour sabots) à utiliser.

À la première utilisation, j’ai eu un petit doute, car pour le premier pied, j’ai surtout eu du produit blanc/jaune qui est sorti, mais pour les postérieurs, plutôt du liquide transparent. Depuis ce jour-là, j’ai pris l’habitude de bien secouer le flacon avant utilisation et je n’ai plus jamais eu ce problème. Le produit est bien homogène à chaque application.

Les fourchettes de la jument sur laquelle j’ai fait le test étant vraiment particulièrement humides au moment du début du test, j’ai commencé par une application quotidienne. Dès le 2ᵉ jour, j’ai constaté un assèchement. On peut donc souligner l’effet particulièrement rapide. Après une semaine d’utilisation, je suis passée à une application un jour sur deux (+ les jours où elle a travaillé sur une piste particulièrement mouillée). La bonne évolution a continué. De jour en jour, j’ai trouvé les fourchettes de mieux en mieux.

J’ai ensuite dû m’absenter 4 jours pour le Jumping de Bordeaux et j’en ai profité pour voir ce qu’il se passe en arrêtant pendant cette période. Souvent, dès que l’on arrête ce genre de produit, les fourchettes se redégradent. Ici, ça n’a pas été le cas. Le lundi, les fourchettes étaient comme je les avais laissées le jeudi.

Depuis, je continue de l’utiliser en « préventif » deux fois par semaine (+ les jours où elle a les pieds sur des sols particulièrement humides). Je n’ai vraiment trouvé que des qualités à ce produit, tant pour son efficacité que pour sa facilité d’utilisation.

Le prix : 21 € 

Le site : Frog Protec

J’ai testé : la sangle bavette anatomique Antarès

J’ai testé : la sangle bavette anatomique Antarès

Ces dernières années, tout l’équipement évolue de plus en plus en prenant vraiment en compte le bien-être du cheval. Parmi ces évolutions, on trouve maintenant des sangles pensées pour être le plus confortable possible. Depuis quelques semaines, je teste la sangle bavette anatomique d’Antarès. 

Ce qu’ils en disent : 

Sa découpe anatomique va libérer les antérieurs et les coudes du cheval. Elle lui offre ainsi une plus grande liberté de mouvement et de locomotion qu’une sangle d’équitation classique. La fixation des enrênements est facile grâce aux deux anneaux latéraux. 

Les élastiques latéraux rendent le sanglage plus agréable pour le cheval. 

Grâce à sa forme anatomique, elle permet au cheval du mieux respirer tout en limitant les risques de blessures. Pour plus de confort, la doublure en mouton synthétique (produit vendu séparément) va limiter le risque d’irritation chez les chevaux à la peau sensible. Cette doublure a l’avantage d’être lavable et hypoallergénique. 

Son système d’attache Easy Clip recouvert d’une languette en cuir limite les risques d’accrochages avec les antérieurs du cheval.

À l’utilisation : 

Ayant une jument particulièrement sensible, chaque détail de l’équipement utilisé à des répercussion sur elle. Le bridon anatomique d’Antarès lui ayant vraiment apporté quelque chose (vous pouvez retrouver l’article ici), j’avais hâte de tester la sangle bavette anatomique. 

La découpe anatomique libère plus les mouvements que sur une sangle bavette classique. J’ai effectivement pu voir ma jument mieux fonctionner au niveau des épaules au fur et à mesure des séances avec cette sangle. Elle a repris plus d’amplitude (qu’elle pouvait un peu perdre parfois avec une sangle bavette) et elle qui ne monte pas toujours très bien les épaules, semble le faire plus volontiers.

Sa largeur et son padding en mousse permettent une meilleure répartition des pressions et plus de confort. On peut l’observer rien qu’en sanglant un cheval habituellement sensible / susceptible à ce moment-là. Avec, je n’ai plus vu aucun cheval montrer un signe de gêne au sanglage rien qu’en deux ou trois utilisations (la première fois, évident, ils réagissent par anticipation, mais ensuite cela disparaît). Les élastiques latéraux améliorent eux aussi le confort, permettant un sanglage plus souple

La languette de cuir placée sur le mousqueton permet à la fois que l’attache d’un équipement (martingale ou autre) soit pratique mais également sécurisé. Elle limite fortement la possibilité qu’un fer ou un crampon ne se bloque dans la boucle d’attache (mais cela n’empêche évidemment pas le risque d’accrochage dans l’enrênement lui-même, qui est toujours existant quand on en met un).

Ma jument tapant souvent fort dans la bavette quand elle saute, elle me permet aussi de pouvoir juger de son efficacité de protection. Avec, elle ose bien frapper, donc pas de doute, l’absorption des chocs est bien efficace. 

On peut également souligner la solidité du cuir, qui, bien que marqué par des traces après chaque séance d’obstacle, reste pour l’instant presque comme neuve avec un nettoyage au savon après chaque séance et une hydratation au baume pour cuir par mois. 

La sangle bavette anatomique Antarès confirme donc toutes mes attentes et à donc rejoint notre équipement indispensable pour sauter. Elle existe en version classique, ainsi qu’en version avec doublure en mouton synthétique. 

Les couleurs : noir ou marron

Les tailles : de 105 à 150

Le prix : 350 €

Le site : la sangle bavette anatomique d’Antarès

Photos © Sophie Jacoby

Martin Fuchs et Conner Jei remportent le GP Audi du Jumping de Bordeaux

Martin Fuchs et Conner Jei remportent le GP Audi du Jumping de Bordeaux

Le Jumping de Bordeaux réussit bien à Martin Fuchs et Conner Jei, qui, après avoir remporté l’étape Coupe du Monde de l’an dernier, se sont imposés dans le Grand Prix Audi 1,60m cette année. 

Dès la sortie de la startlist de ce Grand Prix, avec un partie de couples confirmés mais également d’autres qui débutent sur ce niveau d’épreuve, on a su qu’il serait particulièrement intéressant à regarder. 7 des 31 couples au départ ont réussi à signer un parcours sans pénalité. Premier à partir dans cette épreuve, Victor Bettendorf signe ici la meilleure performance de Encore Toi du Linon (Kannan) avec un très beau double sans faute avec un temps très rapide, qui leur offre la 2ème place.

Mais Martin Fuchs a tout tenté et a réalisé un fantastique barrage aux rênes de Conner Jei en 15 centimes de moins que Victor et Encore Toi. « Victor a réalisé un parcours incroyable, très rapide du premier au dernier obstacle. Je savais que je devais rentrer dans mon parcours en donnant un maximum de vitesse. J’ai vraiment coupé entre le deuxième et le troisième obstacle. Mon cheval a répondu et, pour un grand cheval, il est capable de sauter dans n’importe quelle situation. C’est ce qui m’a permis de pousser autant la vitesse. »

La 3ème place revient à Michael Jung avec son 9 ans Fischerheroes Z (Heros vd Windelsteen Z), que l’on avait déjà beaucoup apprécié dans le GP Coupe du Monde de la veille.

Vainqueurs de ce Grand Prix l’an passé, Cédric Hurel et son Fantasio Floreval Z ont encore une fois été au rendez-vous en prenant une très belle 4ème place. 

5ème au classement final pour le premier Grand Prix de ce niveau, Camille Condé Ferreira et l’étalon du Haras de Clarbec, Bassano de Nantuel (Baloubet du Rouet) ont réalisé une très belle performance en signant deux parcours sans pénalité avec la manière.

Également double sans faute, mais avec le chronomètre le moins rapide du barrage, Soren Moeller Rohde et Evolution ASK DWB ont terminé 6ème. 

Malgré une petite faute au barrage, Marie Demonte et Forban de Béliard ont réalisé leur meilleure performance à ce niveau en prenant la 7ème place.

Privés de barrage à cause d’une faute au premier tour, on peut quand même également souligner la belle 8ème place de Kevin Staut avec Féline de Hus HDC, la petite fille de Silvana. 

Un très beau Grand Prix pendant lequel le public a vibré du début à la fin. Le grand sport a encore une fois été au rendez-vous de ce fantastique Jumping de Bordeaux.

Rendez-vous l’année prochaine !

Les résultats complets du Grand Prix Audi 1,60m

Le GP Coupe du Monde de Bordeaux pour Jessica Burke et Good Star du Bary

Le GP Coupe du Monde de Bordeaux pour Jessica Burke et Good Star du Bary

Il aura fallu 48 ans pour qu’une cavalière remporte le Grand Prix Coupe du Monde Bordeaux ! C’est enfin chose faite aujourd’hui grâce à Jessica Burke, en selle sur le SF né en Normandie, Good Star du Bary.

Sur les 35 couples au départ de ce Grand Prix, seuls 4 ont réussi à boucler un parcours sans aucune pénalité. Dès le passage du puissant Orak d’Hamwick en n°2, il était clair qu’il ne faudrait pas perdre de temps en route, car ils ont été pénalisés de deux points de temps dépassé. Ils ne seront pas les seuls à se faire piéger par le temps car Max Mühner avec Count On Me, Jodie Hall McAteer avec La Gupardie et Jordy van Massenhove avec Veridamo Z seront tous privés de barrage pour 1 point de temps. 

À mi-épreuve, seul l’allemand Tom Schewe avait réussi à signer un parcours sans faute, avec sa talentueuse Congress Blue PS. On commençait à se demander s’il y aurait un barrage quand l’expérimenté Daniel Deusser a relancé les choses avec son Otello de Guldenboom, rapidement rejoint par le brésilien Yuri Mansur avec Vitiki et l’Irlandaise Jessica Burke avec Good Star du Bary.

Bien malin celui qui aurait pu trouver le trio gagnant dans l’ordre, même à ce moment-là. Daniel Deusser a pris tous les risques, le temps était bien le plus rapide, mais une faute sur le dernier oxer lui coûte la victoire. Dernière à prendre le départ, Jessica Burke a signé un parcours magnifique qui lui offre la victoire avec son beau gris. Cette victoire est doublement particulière puisque c’est la première fois qu’une femme remporte le Grand Prix Coupe du Monde de Bordeaux, mais également parceque Good Star du Bary est un cheval français, ce qui fait que nous apprécions donc particulièrement cette performance !

Parmi les parcours que nous avons envie de souligner, il y a évidemment celui d’Orak d’Hamwick, qui s’est littéralement promené malgré la hauteur et la technicité du tracé. Mais également celui de Fischerheros Z, le 9 ans monté par Michael Jung qui fait une petite faute sur le dernier (en plus d’un point de temps), mais a montré beaucoup de qualités en déjouant la majorité des difficultés de ce parcours avec une facilité déconcertante.

Du côté des français, Julien Anquetin de Beau de Laubry prennent la 9ème place avec 4ème, suivi par Kevin Staut dy Visconti du Telman qui terminent 10èmes. 

Les résultats complets du Grand Prix Coupe du Monde Longines

Le Devoucoux Indoor Derby pour Benjamin Massié

Le Devoucoux Indoor Derby pour Benjamin Massié

Quelle épreuve… Quelle soirée ! Au fil des années, les derby indoor sont devenus bien plus qu’une “animation” et offrent un spectacle de plus en plus captivant !

Malgré 21 obstacles, dont quatre combinaisons, le parcours n’a pas été très fautif (13 des 16 partants l’ont bouclé sans faute) et a donc poussé les cavaliers à vraiment jouer le jeu du chronomètre. C’est donc devant des tribunes combles et avec une ambiance de folie que le Derby Indoor 2026 s’est couru à une vitesse dingue !

Dès la première partante, le ton était donné, performances et émotions allaient être au rendez-vous. Après avoir signé un magnifique parcours sans pénalité, Jeanne Rossez a annoncé que c’était la dernière sortie en compétition de son partenaire Turbo de la Croix, qui, à 19 ans, a bien mérité de prendre sa retraite sportive tout en étant encore en pleine forme.

Pour rentrer dans le trio de tête, il a fallu rentrer en moins de 118 secondes. La troisième place revient à Korntawat Samran, qui a déroulé un très beau parcours en 117,22 sec avec B.Grimm Uster de Chanay. Avec 5 centièmes de moins, Quentin Faucheur et RNH Mc Ustinov ont gardé la tête pendant un bon moment, mais, Benjamin Massié et Cupidon du Cardonne, déjà vainqueurs en 2024 avaient bien décidé de remporter de nouveau ce derby. Après un parcours exceptionnel alliant galopades et tournants serrés, ils passent la ligne d’arrivée en 115,51 sec et remportent le derby !

Quand on regarde l’âge d’une partie des engagés de cette épreuve, on ne peut que souligner la longévité de ces chevaux de concours complet. Plusieurs chevaux de 18, 19 et même 20 ans, se sont distingués dans ce derby indoor.

De cette soirée, on retient également l’évolution des ces épreuves cross indoor. On voit aujourd’hui des couples pour qui ces épreuves sont devenus leur “spécialité”, certains couples ne se forment même parfois que pour ces épreuves. Mais clairement, chevaux comme cavaliers se prennent de plus en plus au jeu et ces épreuves n’en sont que de plus en plus intéressantes à regarder. 

Les résultats complets du derby indoor