Le grand retour du sport à la Porte de Versailles : Le Salon du Cheval de Paris 2025 renoue avec la compétition

Le grand retour du sport à la Porte de Versailles : Le Salon du Cheval de Paris 2025 renoue avec la compétition

Le Salon du Cheval de Paris a repris ses quartiers au parc des expositions de la Porte de Versailles du 12 au 14 décembre 2025, mais cette édition revêtait une saveur toute particulière. Si l’événement avait déjà rouvert ses portes l’an passé, il manquait alors son âme sportive : la compétition internationale. Cette année, le saut d’obstacles de haut niveau a enfin fait son grand retour dans la capitale, transformant à nouveau l’arène en un théâtre d’exploits pour plus de 150 cavaliers internationaux. Durant trois jours intenses, le public a vibré au rythme des sabots frappant le sable, retrouvant cette adrénaline des grands prix qui faisait tant défaut. Derrière mon objectif, j’ai pu capturer non seulement la performance, mais aussi l’émotion d’un milieu équestre enfin réuni autour de ses champions.

Dès le vendredi matin, l’impatience était palpable dans les allées. Le coup d’envoi des épreuves internationales a marqué officiellement le retour du chronomètre et de l’enjeu. Le Prix Covalliero (CSI1*, 1,15 m) a vu I sous la selle du jeune Reuben Blackhurst s’imposer avec une sérénité remarquable, devant Adele Shaw sur Kikke suivie de Sarah Hedi et Gannavero. La journée s’est achevée en apothéose avec le Prix Ihedrea (CSI3*, 1,45 m) où François Xavier Boudant, en selle sur Brazyl Du Mezel, a offert un parcours d’une précision chirurgicale. Photographier ces premiers instants de compétition, c’était immortaliser la joie de tout un secteur de retrouver la confrontation sportive à Paris.

La ferveur du salon ne s’est pas éteinte avec la tombée de la nuit, bien au contraire. La piste s’est transformée pour accueillir la traditionnelle Nuit du Cheval, un spectacle immersif mêlant prouesses équestres et mise en scène artistique. Sous les projecteurs de la Porte de Versailles, le public a été transporté dans un univers où la poésie et la technique se rencontrent, offrant une parenthèse enchantée après l’intensité des premières épreuves de la journée. Entre voltige, dressage de haute école et tableaux chorégraphiés, cette soirée a célébré la dimension artistique de l’équitation, rappelant que derrière chaque athlète se cache un artiste. Le public a été transporté par la prouesse technique de Lorenzo, qui a une nouvelle fois repoussé les limites de l’impossible avec ses quinze chevaux en totale liberté, offrant une démonstration de puissance et de synchronisation spectaculaire. Dans un registre plus intime, l’émotion était à son comble lors du passage d’Hassan et du Docteur Peyo, un moment suspendu et poétique qui a rappelé à tous la sensibilité exceptionnelle de l’animal. La transmission et la complicité étaient également au cœur de cette soirée, illustrées par le duo touchant d’Alizée Froment et sa fille, dont la symbiose sur scène a ému les tribunes. L’univers féerique de la Showteam Mirage Espagnol a ensuite transformé l’arène en un monde onirique où chevaux et ballons semblaient ne faire plus qu’un dans une danse aérienne. Enfin, Elisa Laville a complété ce plateau d’exception avec une démonstration mêlant une liberté totale et une complicité absolue avec ses montures.

Le samedi a confirmé que le niveau d’exigence était monté d’un cran. Les obstacles ont pris de la hauteur et la tension est devenue presque palpable autour de la piste. La matinée a été marquée par la domination sans partage d’Hicham Chani lors du Prix Tattini (CSI1*, 1,30 m), réussissant l’exploit de placer deux de ses chevaux, Enchilada Z et Nabor Ste Hermelle, aux deux premières places. L’après-midi, le public a retenu son souffle pour le Prix CENECA (CSI3*, 1,45 m). C’est le Belge Koen Vereecke qui a fini par s’imposer au terme d’un barrage haletant, devançant de peu le Français Alix Ragot. La concentration extrême des cavaliers et la puissance des chevaux ont créé des contrastes saisissants. Le soir, l’ambiance a radicalement changé pour laisser place à l’effervescence de la Nuit du Complet. Cette épreuve de cross indoor a fait vibrer les tribunes avec une énergie débordante. Sur un parcours parsemé d’obstacles naturels imposants — troncs, haies et passages de gué — les meilleurs complétistes se sont élancés dans une course contre la montre effrénée. Des cavaliers de renommée internationale tels que Karim Laghouag, Alexis Goury, Benjamin Massié et Camille Lejeune ont fait la démonstration de leur maîtrise technique, aux côtés d’une relève talentueuse et déterminée. La présence de Julie Simonet, Héloïse Le Guern, François Pons, Jeanne Rossez, Morgane Euriat, Lucas Brun, Vérane Nicaud, Salomé Poisson, Jade Bourguet ou encore Charlotte Bordas a insufflé une énergie incroyable à l’épreuve. Le bruit des sabots martelant le sol et les encouragements du public à chaque franchissement ont créé une atmosphère électrique.

Le point culminant de ce week-end de célébration fut, sans conteste, le Grand Prix du Salon du Cheval de Paris le dimanche. Cette épreuve reine (CSI3*, 1,50 m) représentait le symbole ultime de ce retour à la compétition. Sur un parcours technique et massif, c’est finalement François-Xavier Boudant qui a triomphé avec Brazyl du Mezel, réalisant un double sans-faute magistral. Il devance deux icônes du saut d’obstacles tricolore : Roger-Yves Bost, toujours aussi fulgurant, et Thomas Lambert. L’ovation du public lors de la remise des prix a prouvé, s’il le fallait encore, que le sport est le cœur battant de cet événement.

Les résultats complets : Grand Prix CSI3*

Au-delà des trophées, cette édition 2025 marque une renaissance. Ce n’était pas seulement un salon, c’était le retour d’une expérience immersive. J’ai été frappée par cette énergie collective, cette communion entre les athlètes, les chevaux et les spectateurs qui attendait ce moment. Ce Salon du Cheval ne se contente plus d’exposer, il vit à nouveau au rythme de la performance. Ces trois jours furent un condensé de passion pure, prouvant que rien ne remplace l’émotion du direct et la beauté d’un parcours parfaitement exécuté sous les projecteurs de la Porte de Versailles.

Toute l’équipe de Cavaletti Mag tient enfin à adresser ses plus sincères remerciements aux équipes organisatrices du Salon du Cheval de Paris pour leur accueil et la qualité de cet événement. Un grand merci également à VL Média et tout particulièrement à Emmanuel Semo pour leur confiance et l’opportunité donnée de couvrir ces trois jours de compétition.

Equita Lyon 2025

Equita Lyon 2025

Equita Lyon fait partie de nos rendez-vous incontournables de l’année. Réussir à allier sur un même événement le sport de haut niveau (jumping, dressage, attelage, reining), mais aussi, les amateurs, le spectacle, le bien-être, la santé et un salon avec 750 exposants, c’est un sacré défi ! Encore une fois, GL Events l’a relevé et a offert un évènement exceptionnel. 

Ne pouvant malheureusement pas être partout, nous n’avons logiquement pas pu profiter de tout ce qui était proposé. Nous vous résumons donc ici uniquement ce que nous avons pu voir (plus ou moins rapidement ou longuement, selon les épreuves / animations). 

Du côté du sport 

On retient particulièrement la fantastique victoire d’Olivier Perreau avec GL Events Dorai d’Aiguilly dans le Grand Prix Coupe du Monde du Jumping, juste devant Julien Epaillard avec Fringan de Vesquerie et Antoine Ermann avec Floyd des Pres.

Les résultats complets

Mais aussi la très belle victoire de Petronella Andersson et Ondina van Klapscheut qui réalisent le seul double sans faute dans l’Equita Masters ! Elles sont suivies par Julien Epaillard avec Donatello d’Auge et Gregory Wathelet avec Spécial Cera du Maillet Z.

Les résultats complets

Le Grand Prix Longines a quant à lui été remporté par Richard Vogel avec le Selle Français Gangster Montdesir. Ben Maher et Enjeu de Grisien prennent la 2ème place, et Gerrit Nieberg termine troisième avec Ping Pong van de Lentamel. 

Les résultats complets

L’Australien Boxy Excel s’offre une 5ème victoire (en cinq participation) dans l’étape Coupe du Monde d’Attelage de Lyon dans une ambiance survoltée ! Même sans connaissance spécifique de la discipline, on ne peut être que impressionné par la vitesse et la précision avec laquelle ces attelages déroulent leur parcours.

Les résultats complets

Le Grand Prix Freestyle de la Coupe de Monde de dressage a été remporté par le Belge Justin Verboomen avec le magnifique Zonik Plus. Leur reprise, notée 87,075 %, a été tout simplement fabuleuse ! Ils prouvent qu’il est possible d’être à la fois précis, technique et légers. On peut enfin apprécier de regarder du dressage, sans y voir plus de contraintes que de beauté. 

Les résultats complets

Du côté du Western

L’Equita Lyon Western Horse Show est un rendez-vous très important pour les meilleurs couples européens de Reining. Cette année encore, cette finale offrait aussi une qualification pour la compétition la plus dotée de l’histoire du reining, The Run for a Million, (dotée d’un million de dollars), qui se court chaque été à Las Vegas et qui regroupe les meilleurs cavaliers de la planète. Nous n’avons pas réussi à assister à toute l’épreuve pour une question d’horaire, mais nous avons quand même pu avoir un aperçu en regardant les premiers couples passer. 

Du côté du salon

Comme toujours, selon les halls on pouvait trouver à la fois de grandes marques déjà très connues mais également de nouvelles marques en lancement / développement. De notre côté, Equita Lyon nous permet à la fois d’échanger avec les marques avec qui nous travaillons déjà régulièrement sur des tests produits (Antarès, CWD, Stübben, Butet, Back On track, Dubarry, Fouilhoux Fontainebleau, Greenfield, Nutagile, Hartog, Natural Innov..) mais aussi de rencontrer de nouvelles personnes et de découvrir de nouveaux produits dont on pourra bientôt vous parler.

On peut d’ailleurs souligner la victoire du Cub dans le Grand Prix des Startups Hippolia by Equita Lyon. On vous en avait parlé (ici) il y a quelques jours.

De nombreuses animations pour les grands comme pour les petits se sont déroulées sur les différentes carrières tout au long du week-end.  Il y en avait vraiment pour tous. Amateur, professionnel, passionné ou simple visiteur curieux, chacun a pu y trouver quelque chose qui l’intéresse.

La pôle santé est souvent un passage incontournable pour les cavaliers qui profitent de cette occasion pour approfondir leurs connaissances. Cette année, il était possible de se plonger en immersion dans un bloc opératoire équin en réalité virtuelle !  Mais aussi bien sûr, d’assister comme tous les ans à différentes conférences.

Comme toujours, le public a répondu présent autant dans les tribunes des épreuves phares que dans les couloirs du salon. Comme toujours le grand sport à été au rendez-vous. Comme toujours l’organisation de GL Events a été soulignée par tous. 

Vivement l’édition 2026 ! 

Le Grand Prix Coupe du Monde de Lyon pour Olivier Perreau

Le Grand Prix Coupe du Monde de Lyon pour Olivier Perreau

Comme tous les ans, le Grand Prix Coupe du Monde d’EquitaLyon s’est déroulé dans un hall bondé. Le public, composé de beaucoup de connaisseurs, est toujours au rendez-vous de cet évènement incontournable du calendrier. Pour le plus grand plaisir des français, cette année le podium final est entièrement tricolore ! 

Dès le passage du premier couple, on a découvert un parcours au tracé technique, mais également pour lequel le chronomètre serait à prendre en compte car le temps limite obligeait vraiment à y penser pour finir dans le temps. 

Sur les 39 engagés, ils ne seront finalement que 8 à réussir à signer un premier parcours sans pénalité. Déjà auteur d’un premier parcours montrant qu’ils étaient en forme, le Rhônalpin Olivier Perreau et son Olympique GL Events Dorai d’Aiguilly ont tout tenté pour performer “à domicile”. Leur magnifique barrage leur offre la victoire, juste devant Julien Epaillard, bien connu pour être particulièrement rapide.

« Je suis très content de gagner enfin ici ce Grand Prix. C’était vraiment un objectif pour moi. Je n’ai pas fait le barrage que je voulais faire initialement mais la chance était avec moi. J’ai essayé de donner le meilleur en essayant d’aller le plus vite et de rester calme à la fin. M’imposer ici avec une jument de mon élevage ajoute une saveur à la victoire. C’est vrai que mon métier premier reste d’élever les chevaux. J’avais remporté mon premier Grand Prix 5* avec GL events Venizia d’Aiguilly C’est super, maintenant je vais réfléchir au troisième cheval (rires). Pour la suite, la Coupe du monde n’est pas un objectif pour moi. Après deux saisons intenses jusqu’aux Jeux olympiques de Paris 2024, j’ai eu une période un peu plus creuse. Je n’ai peut-être pas fait les meilleurs choix dans mon programme mais là elle revient très en forme. Je vais tâcher de la gérer au mieux. »

Après avoir pris la 2ème place de l’Equita Master la veille avec son crack Donatello d’Auge, Julien Epaillard était associé à Fringan de Vesquerie pour ce Grand Prix. Malgré son peu d’expérience à ce niveau, le fils de Mylord Carthago a répondu présent et a confirmé qu’il a toutes les qualités pour le plus haut niveau. 

« Je suis très satisfait de mon cheval, j’aurais évidemment signé pour un tel résultat. Fringan est en pleine progression depuis le mois de septembre. Je savais que le Grand Prix allait être long et difficile, j’ai misé sur sa fraîcheur ici et ça a payé. Il monte en puissance et montre de très grosses aptitudes que ce soit en indoor ou sur herbe. Ce sont encore des informations très intéressantes que j’engrange et on va pouvoir faire des plans pour la suite. Lyon est vraiment un bel événement, toutes les conditions sont réunies, on est bien, les chevaux aussi, le public est là. On voudrait que ce concours dure toujours ! »

Déjà 4ème du GP Longines du vendredi, Antoine Ermann enchaîne les belles performances et décroche la 3ème place avec son Flyod des Prés. La qualité de l’équitation du jeune cavalier et sa régularité à ce niveau sont impressionnantes. 

« Terminer quatrième du Longines Grand Prix vendredi soir était déjà un rêve de gosse. J’avoue que là je ne réalise pas trop. C’était déjà une chance de courir les grosses épreuves ici. Là c’est vraiment du bonus. Je suis très heureux. Cette saison a été riche. Cela me permet d’être plus à l’aise au niveau 5* mais avec un cheval comme le mien, ça aide. Je suis plus compétitif et j’essaie de continuer à progresser. »

Seul autre double sans faute, l’Irlandais Bertram Allen prend la 4ème place avec le prometteur 9 ans Quonquest de Rigo. Harry Charles termine 5ème avec Casquo Blue, devant Wilma Hellström et Cicci BJN. Pénélope Leprevost et son bouillonnant Baloubet de Talma signent une belle performance et prennent la 7ème place. Barbara Schnieper et Canine terminent 8èmes. 

On peut également souligner les 4 parcours sans pénalités aux obstacles, mais qui ont été privés de barrage à cause de temps dépassé. Malgré un très beau parcours, Edouard Schmitz et Gamin van’t Naastveldhof ont franchi la ligne avec quelques centièmes de trop. Richard Vogel et son exceptionnel United Touch S ont déroulé un parcours “d’école”. Magnifique à regarder, mais malgré sa grosse galopade, il écope quand même de 2 points de temps dépassés. 

Même score pour Nathan Budd et l’étalon Touardo Blue qui ont eux aussi signé un parcours de grande qualité.  Robin Muhr et Galaxy HM ont également réalisé une très belle prestation qui aurait mérité de leur donner accès au barrage, mais ils ont franchi la ligne d’arrivée avec 3 points de temps.

Que ce sport peut parfois être dur quand on voit ces couples à la porte du barrage, mais quel Grand Prix ! 

Pour son dernier Grand Prix 5*, on aurait évidemment aimé voir Philippe Rozier au barrage. Une petite faute avec l’étalon Le Coultre l’empêcha. L’émotion était palpable dès son entrée en piste. Les applaudissements à la fin de son parcours mais également à son retour au paddock resteront gravés dans les mémoires. 

Les résultats complets

Avec communiqué de presse (citations cavaliers)

L’Equita Masters d’Equita Lyon pour Petronella Andersson

L’Equita Masters d’Equita Lyon pour Petronella Andersson

Deuxième temps fort du CSI5*-W de Lyon, l’Equita Masters présenté par Hermès Sellier s’est déroulé, comme chaque année, le samedi soir. Avec 25 couples au départ et une deuxième manche ouverte aux 12 meilleurs, c’est toujours une très belle épreuve. 

À l’issue de la première manche, 7 couples avaient encore un score vierge au compteur, mais un seul réussit à aligner un autre parcours sans pénalité en deuxième manche. C’est donc une victoire avec la manière pour Petronella Andersson et Odina van Klapscheut !

« Je connais bien ma jument, je la monte depuis qu’elle a 7 ans. Elle est très respectueuse et rapide. J’ai monté ma deuxième manche comme je l’avais prévu. Odina a une grande galopade alors j’ai choisi d’enlever quelques foulées dans plusieurs lignes. En partant en milieu de barrage, je n’ai pas pris tous les risques, c’est finalement ce qui m’a permis de gagner. Les parcours de Grégory Bodo sont toujours très agréables à monter, il fait vraiment partie des meilleurs chefs de piste au monde. Lyon est l’un de mes concours favoris, je suis heureuse de cette victoire d’autant que j’ai mal commencé la compétition avec une chute dans le prix Groupama, donc là, je me rattrape bien (rires). Demain, je prendrai le départ du Grand Prix Coupe du monde Longines FEI avec Opaline de W&S. Elle a très bien sauté vendredi dans le Longines Grand Prix. On ne sait jamais ce que la compétition nous réserve mais si je monte bien, mes chevaux sont généralement performants. »

La deuxième place revient à Julien Epaillard et Donatello d’Auge, qui ont franchi la ligne d’arrivée avec 3 secondes d’avances, mais avec une faute sur le dernier, après avoir pris tous les risques avec un tracé très serré. 

« Je ne suis pas vraiment déçu. C’est le jeu. J’ai hésité à prendre l’option sur le dernier qui était difficile mais il y avait encore du joli monde derrière moi donc j’ai opté pour cette stratégie. Je me satisfais de cette 2e place. Dimanche, c’est Fringan de Vesquerie qui prendra part au Grand Prix Coupe du monde Longines FEI. Même s’il n’est pas encore compétitif à ce niveau, il est suffisamment en confiance pour le faire. Il va continuer à prendre de l’expérience. Donatello va souffler un peu avant les dernières échéances de la saison. »

Gregory Wathelet et le 9 ans Special Cera du Millet Z complètent le podium. Partis très vite dès le début de la 2ème manche, ils n’ont pas pu éviter une faute en sortie du double de verticaux, mais ils signent quand même une très belle performance pour leur première épreuve de ce niveau.

Pénalisé de 4 pts en première manche, mais seul autre couple à réussir le sans faute en deuxième manche, la Belge Annelies Vorsselmans et C. Kulottie W Z prennent une belle 4ème place, ex aequo avec Kevin Staut et Féline du Hus*HDC, la petite fille de sa crack SIlvana*HDC.

Robin Muhr prend la 6ème place avec Fou’Joie de Stel, juste devant Charlotte Léoni et Cyclone l’Epivent, qui avaient réalisé un premier tour sans faute, mais malheureusement pénalisé d’un point de temps.

Marc Dilasser termine 8ème avec son prometteur 9 ans, fils de Cornet Obolensky, Giulio du Ter, qui sautait à Lyon ses premières épreuves de ce niveau. 

Les résultats complets 

Le Grand Prix Longines d’Equita Lyon

Le Grand Prix Longines d’Equita Lyon

La première des trois épreuves à 1,60m du CSI5*-W d’Equita Lyon s’est courue vendredi soir devant des tribunes pleines. Le niveau très élevé du plateau de cavaliers présents annonçait une belle épreuve et c’est bien ce que nous avons eu.

Sur les 49 couples au départ, 10 ont signé un premier parcours sans pénalité et 5 ont réussi le double sans faute. Plus rapide de près d’une seconde, l’allemand Richard Rogel s’est imposé avec le 9 ans Selle Français Gangster Montdesir (Kannan x Cornet Obolensky).

« Gangster et moi formons un couple plutôt récent. Ce n’est que notre troisième concours ensemble. Même s’il est encore assez inexpérimenté, j’avais prévu de tourner serré sur ce barrage. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce qu’il tourne aussi bien ! Gangster est incroyable. Il n’a que neuf ans et à chaque concours, il gagne au moins une épreuve. Il s’est imposé en 1m45 et 1m50 lors des deux premiers concours que nous avons faits ensemble et ici, pour son premier Grand Prix 1m60, il s’impose. Je pense qu’on ne peut pas espérer plus. À chaque fois qu’on le sollicite, il a la réponse parfaite. C’est un cheval pour lequel on nourrit de très grands espoirs et j’espère vraiment qu’il aura un super futur. Initialement, il était prévu que Gangster fasse les Equita Masters presented by Hermès Sellier demain soir. Mais au vu de sa performance ce soir, je préfère attendre de voir demain comment il se sent. United Touch S défendra son titre dimanche. J’espère bien briller de nouveau avec lui. Lyon est toujours un concours formidable que ce soit pour nous les cavaliers ou pour les chevaux évidemment. Ce sont les meilleures conditions pour performer. Quand on entre sur cette carrière, il y a une telle atmosphère, ça nous donne un supplément de motivation. Ça nous donne des ailes en quelque sorte »

La 2ème place revient à Ben Maher, lui aussi en selle sur un Selle Français, Enjeu de Grisien, devant Gerrit Nieberg avec le très remarqué pie, Ping Pong van de Lentamel. 

Antoine Ermann prend une très belle 4ème place avec Floyd des Pres.

« J’ai essayé de jouer mais mon cheval n’a pas encore beaucoup d’expérience sur des barrages de ce niveau-là et moi non plus. J’ai fait de mon mieux. Si on m’avait dit avant que je terminerais quatrième ce soir, j’aurais signé. J’ai pris un gros risque sur le tournant avant le vertical blanc aux couleurs de la FFE. Je ne pouvais pas faire mieux. Il était très en forme. On fait toujours attention à ce que nos chevaux arrivent au meilleur de leur forme en compétition. Je préfère l’avoir un peu plus frais le premier jour et avoir de la réserve pour le dimanche. Être ici à Lyon, c’est un rêve de gosse. C’est la première fois que je fais les grosses épreuves du CSI 5*-W. Sentir le public derrière soi, c’est incroyable. Même si on est concentré sur le moment, on entend bien derrière tout le monde qui nous supporte, c’est vraiment chouette. »

Jeanne Sadran et Dexter de Kerglenn, eux aussi double sans faute, terminent à la 5ème place.

Parmi les “jeunes” chevaux participant à cette épreuve, on peut souligner la facilité qu’à montré Qonquest de Rigo, qui aligne les belles permanences sur 1,60m cette année. Bien que terminant avec 7 pts de pénalité, nous avons également particulièrement apprécié Cazan Z (Comme Il Faut x Vagabond de la Pomme). Il a peu d’expérience sur des épreuves de ce niveau mais a montré beaucoup de qualités.

Les résultats complets

Avec communiqué pour les citations des cavaliers

Tim Price en maître aux 5 Étoiles de Pau !

Tim Price en maître aux 5 Étoiles de Pau !

Reportage et photo par Justine Melliez (avec communiqué de presse)

La 35ᵉ édition des 5 Étoiles de Pau restera sans aucun doute dans les annales. Malgré une météo capricieuse – une tempête jeudi obligeant à reporter le dressage au vendredi, puis une alternance d’averses et de soleil tout le week-end – le public a répondu présent en nombre, fidèle à ce rendez-vous incontournable du concours complet international. Plus de 40 000 spectateurs ont vibré au Domaine de Sers, où le Néo-Zélandais Tim Price a une nouvelle fois brillé en s’imposant avec Jarillo.

Les Étoiles de Pau et Tim Price, c’est une histoire d’amour qui dure depuis 2008. Troisième en 2015 et 2020 avec Wesko, vainqueur en 2021 avec Falco, le cavalier néo-zélandais récidive cette année avec Jarillo. Fait remarquable : il est le seul cavalier à avoir conduit ses trois chevaux engagés jusqu’à l’épreuve de saut d’obstacles, un exploit qui témoigne de sa rigueur et de la qualité de son piquet.
« Avec Jarillo, il suffit de baisser les talons et de mettre les jambes, et il saute », souriait-il en conférence de presse. « Il est encore inexpérimenté à ce niveau, mais c’est son troisième 5*, qu’il a tous terminés. Ce parcours final était fait pour les meilleurs chevaux et les bons pilotes – exactement ce que nous attendons d’une épreuve de ce niveau. »

Le cross, fidèle à la réputation paloise, a bouleversé le classement avant un saut d’obstacles exigeant où les dix premiers pouvaient encore espérer la victoire. À l’issue d’un parcours spectaculaire, c’est la Britannique Sarah Bullimore et son cheval Corimiro qui s’emparaient de la tête du classement provisoire, après une superbe remontée depuis la 11ᵉ place du dressage. Leur performance a tenu le public en haleine jusqu’au dernier jour, avant que les fautes de l’épreuve de saut d’obstacle ne redistribuent les cartes.

C’est finalement le Britannique Tom Jackson qui a réalisé la plus belle remontée du week-end, passant de la 31ᵉ à la 2ᵉ place avec Plot Twist B, grâce à un double sans-faute remarquable. Le couple, déjà 18ᵉ l’an passé, confirme sa progression et égale sa meilleure performance à ce niveau après sa 2ᵉ place à Burghley en 2022.

La troisième marche du podium revient à l’Américain Boyd Martin et son cheval irlandais Cooley Nutcracker, ancien partenaire d’Astier Nicolas et d’Elisabeth Halliday, qui l’avait mené aux JO de Paris. Tout juste arrivé d’Elkton (USA) où il s’était classé 3ᵉ, le cavalier a salué « l’organisation parfaite malgré la météo » et la technicité du cross paloise : « Autant Elkton demandait de l’endurance, autant ici il fallait gérer ses lignes et ses ajustements de foulées. »

Côté tricolore, Benjamin Massié et Filao de Perle ainsi qu’Astier Nicolas et Dirty Old Town ont livré de belles prestations, concluant 7ᵉ et 8ᵉ malgré une barre chacun sur le dernier test. Les deux couples avaient auparavant signé un cross exemplaire, confirmant le potentiel de leurs chevaux et de belles perspectives en vue de la saison 2026.

Au-delà du sport de haut niveau, le public a également pu assister à de belles émotions côté jeunes cavaliers. Le Derby Poney, disputé samedi matin dans la carrière d’honneur, a permis à de talentueux cavaliers en herbe de fouler la même piste que leurs idoles. Montés sur leurs poneys de catégorie B, ils ont rivalisé d’audace et de précision, sous les applaudissements du public, fier d’encourager la relève du complet français.

Le week-end a aussi vibré au rythme du Tournoi International de Horse-Ball Féminin, qui a réuni plusieurs nations sur le terrain d’honneur. Dans une ambiance aussi sportive que conviviale, l’équipe de France féminine s’est imposée en patronne, décrochant une superbe victoire face à ses rivales européennes.

Créées en 1992, les Étoiles de Pau n’étaient à l’origine qu’un petit concours réunissant trois nations. Grâce à la passion et à l’énergie de Pascal Sayous, le directeur de l’événement, le concours a grandi au fil des ans pour devenir l’un des six CCI 5-L au monde*, sommet du concours complet international.

« C’est probablement la plus belle des trente éditions que j’ai vécues en tant qu’organisateur », confiait Pascal SAYOUS, saluant le travail des plus de 400 bénévoles et des équipes mobilisées malgré la tempête. Et comme pour lui donner raison, cette édition 2025 s’est achevée sous un magnifique soleil, dans une ambiance exceptionnelle.

Les 5 étoiles de Pau c’est : un niveau d’excellence, une ambiance unique, et un public fidèle venu vibrer aux côtés des meilleurs cavaliers de la planète. Vivement 2026.