Fée de Riverland – La recette du cheval moderne par excellence

Fée de Riverland – La recette du cheval moderne par excellence

Avec une 2ème place sur 1,45m et une victoire sur 1,50m au Jumping de Bordeaux, Fée de Riverland s’est particulièrement distinguée durant ce CSI5*.

Bon sang ne saurait mentir ! Née à l’élevage de Riverland et issue d’une souche maternelle confirmée avec de nombreux performers au plus haut niveau (sa 2ème mère est la propre sœur de Quidam de Revel), la fille de Kannan a montré beaucoup de qualités pour son premier concours à ce niveau. Son propriétaire Didier Turpin (Elevage du Cordel) a déjà fait naître deux descendants de Fée: J’tadore (Carinjo HDC) du Cordel et Koubba du Cordel (Bisquet Balou). Son cavalier, François-Xavier Boudant, a répondu à nos questions après ces belles performances de début de saison.

Cavaletti Mag : Depuis quand montes-tu cette jument et quel a été son parcours jusqu’à aujourd’hui ?

FX Boudant : C’est une jument qui est arrivée dans mes écuries il y a 3 ans et avec qui j’ai commencé vraiment tranquillement parce qu’elle était un tout petit peu sensible. Elle est un peu Kannan avec beaucoup de sang, donc il fallait déjà canaliser cette énergie, puis la rassurer un peu. Elle a déjà fait une très bonne saison l’année dernière sur 1,40m et a fini sur 1,45m vraiment très bien. C’était un peu l’objectif cette année de la routine. Du coup, à Bordeaux on a redémarré sur 1,45m et on a commencé 1,50m.

Cavaletti Mag : Quelles sont ses plus grosses qualités et quels sont les objectifs pour la suite avec elle ? 

FX Boudant : C’est une jument qui est super attachante et elle est très très très gentille à pied. Elle est belle comme un cœur, a du sang, est respectueuse, courage et vraiment bien faire. C’est vraiment la recette du cheval moderne par excellence. L’objectif pour cette année est de tourner sur 1,50m et qu’elle se familiarise avec cette hauteur-là.

Rencontre avec Mélissa Garbail

Rencontre avec Mélissa Garbail

Rencontre avec Melissa Garbail, cavalière girondine, qui disputait ce week-end à Bordeaux son tout premier Grand Prix 5 étoiles. Un rêve d’enfant devenu réalité, aux côtés de son fidèle Dandy de l’Eyre. Entre excitation, pression et amour inconditionnel pour son cheval, Melissa nous ouvre son cœur avec sincérité.

Cavaletti Mag : Quel a été ton ressenti en entrant en piste pour ton tout premier Grand Prix 5 étoiles à Bordeaux ?

Mélissa : Bordeaux, c’était un rêve d’enfant. Participer et sauter le Grand Prix Coupe du Monde ou le Grand Prix de la Ville, c’était inespéré. En entrant en piste, c’était surtout de la joie… J’étais surexcitée. Mais il y avait aussi une pression : celle de ne décevoir personne. Même si malheureusement, j’ai complètement manqué mon Grand Prix Coupe du Monde.

Comment as-tu abordé mentalement ce premier Grand Prix 5 étoiles ? Y a-t-il eu une préparation particulière en amont ?

Dandy a été préparé avant chaque épreuve par Léa Naura (Léa Équilibre sur Instagram). La semaine précédente, nous avions fait un concours en Belgique pour le ressauter, afin de ne pas attaquer directement à cette hauteur après plusieurs semaines sans compétition à cause de la trêve hivernale. L’idée était de le préparer progressivement, dans le respect de son rythme.

Parle-nous de Dandy de l’Eyre : comment s’est construite votre relation ?

Dandy, cela fait des années qu’il est avec moi. Je l’ai vu grandir. J’ai attendu qu’il ait l’âge d’être débourré et, depuis, nous ne nous sommes jamais quittés.
C’est un cheval extrêmement attachant. Il est d’une grande gentillesse, très “collant”, très câlin. Et en même temps, il a son petit côté coquin : à la maison, il n’aime pas trop travailler, alors qu’en concours, il déborde d’énergie.

On a vu un parcours très respectueux du cheval : est-ce une valeur centrale dans ta manière de monter ?

Oui, c’est primordial. Dans le Grand Prix Coupe du Monde, j’ai été très attristée de me tromper à ce point. Par respect pour Dandy, qui donnerait tout pour moi. J’ai eu peur qu’il se fasse mal, autant physiquement que mentalement.
Pour moi, ce ne sont pas simplement des chevaux performants ou non. Ce sont mes amis. Je partage tout mon quotidien avec eux. Je fais toujours de mon mieux pour créer un lien avec chacun des chevaux que je monte. À mes yeux, c’est indispensable pour former un véritable couple.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je ne sais pas encore exactement ce qui sera possible, mais j’aimerais être plus précise, continuer d’évoluer dans cette voie et progresser encore.

Quelques mots pour résumer ce week-end à Bordeaux ?

Un week-end exceptionnel !
Je ne retiens que le positif et j’espère sincèrement avoir la chance d’y participer à nouveau.

À Bordeaux, Melissa n’a pas seulement disputé son premier Grand Prix 5 étoiles : elle a surtout rappelé que derrière la performance, il y a une histoire de confiance, de respect et d’amour entre une cavalière et son cheval. Une chose est sûre : portée par cette passion sincère, Melissa Garbail n’a pas fini de faire parler d’elle sur les plus belles pistes.

Interview – Stéphane Landois

Interview – Stéphane Landois

Retour sur un beau week-end de sport au Mondial du Lion pour Stéphane Landois !

HAZELBERG’S NEW DELHI déroule un cross précis et plein d’aisance, confirmant sa belle forme du moment, et INVICTUS FOR FLY prouve encore sa générosité sur un parcours technique et engagé.
De belles promesses pour la suite de la saison !
Rencontre avec Paul Barussaud

Rencontre avec Paul Barussaud

Cavaletti Mag a rencontré Paul Barussaud, cavalier de 13 ans basé à Bordeaux. Il concourt cette année pour la troisième fois à la super As de Bordeaux. Lors de sa première édition, il s’était emparé de la 2nde place le premier jour et avait remporté l’épreuve du deuxième jour. Après ce qu’il qualifie de « contreperformance » l’année dernière (5ème puis 7ème), il est bien déterminé à prendre sa revanche cette année.

Paul Barussaud : J’ai gagné aujourd’hui, on verra ce qu’il se passe demain, j’espère faire un bon résultat !

Cavaletti Mag : Peux-tu nous parler de ta jument ?

Elle s’appelle Vahiné de Kergroix, elle a 16 ans, et ca fait 5 ans que je l’ai. On l’a achetée avec mes parents, on a directement fait un essai quand on l’a vue. Elle courrait les épreuves chevaux avant, donc ça a été compliqué pour moi au départ car elle a une foulée cheval, alors c’était compliqué dans les doubles. A l’époque, j’étais encore plus petit et moins lourd, et elle sautait déjà trop bien, c’est vraiment ma plus belle rencontre poney. Je pense que ça sera compliqué de la détrôner : ca fait 4 ans qu’on se connait, elle ne m’a jamais lâché. Je la garderai toujours, impossible de la vendre.

Et tes autres chevaux ?

J’ai une ponette de 7 ans, I am a girl, que ma coach me prête, très bien. Puis mon deuxième poney de Grand Prix, Hatov Cordailla, il a fait les 7 ans l’année dernière, on a commencé les Grand Prix – je l’ai redescendu en As 1 parce qu’on a eu quelques difficultés – mon prochain concours sera à la Super As de Barbaste, il est engagé dans l’As 1 et dans l’As Elite, on verra bien. Bien équipé, moins qu’avant mais toujours bien équipé ! (rires)

Comment arrives-tu à combiner ta vie d’ado de 13 ans avec ta vie de cavalier ?

J’ai la chance de faire l’école à la maison, tous les matins. C’est super bien, même s’il faut être très discipliné, ce que je ne suis pas trop (rires). Mais je le fais quand même, c’est important. J’aimerais bien travailler dans les chevaux évidemment mais si j’avais besoin de faire autre chose un jour, il faut bien des diplômes. Donc l’année prochaine pour mon Brevet, puis pour le lycée, je vais dans un collège où il y a école que le matin aussi, mais c’est un vrai collège. Là je suis seul chez moi, je monte mais chevaux mais c’est important d’avoir une vie sociale à côté du poney que j’ai aussi mais c’est toujours bien d’aller au collège.

Comment tu as commencé à monter à cheval ?

C’est venu il y a 6 ans, quand j’avais 7 ans, mes parents travaillaient dans un centre équestre, pas loin de chez moi. Ils ont monté leur propre centre équestre, et un an plus tard, ils m’ont fait monter à poney alors que je n’en avais pas envie. Je trouvais ça un peu nul (rires), mais ils ont insisté, et au final j’ai accroché direct et j’ai continué. J’ai eu de la chance parce que même si mon papa n’avait pas tous les moyens pour m’acheter de bons chevaux, il m’a toujours trouvé des chevaux pour faire ce que j’avais envie de faire.

J’ai eu plein de poneys pour commencer les épreuves shetlands et poneys, après j’ai eu de plus en plus de bons poneys et il m’a toujours trouvé des poneys pour faire ce
dont j’avais envie.

Ils ont bien fait d’insister un peu, et heureusement que papa et maman sont là parce que sans eux, rien ne serait possible.

Qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour la saison 2025 ?

Une bonne saison ! Je vise les Coupes des Nations en premier, et après chaque objectif en son temps. L’année dernière, j’étais réserviste ; cette année, il y a moins de monde alors j’aimerais bien faire partie des quatre. C’est Olivier Bost qui décidera les quatre qui partiront dans la Coupe des Nations. Pas le temps de relâcher la pression, il faut y aller !

On espère te voir sur le podium demain alors !

Merci beaucoup, moi aussi ! (rires)

Retrouvez les performances de Paul sur son compte Instagram 

Interview – Charlotte nous parle d’Equ’Idées et d’Oxxer 

Interview – Charlotte nous parle d’Equ’Idées et d’Oxxer 

À Equita Lyon, nous avons rencontré Charlotte, la créatrice d’Equ’Idées et Oxxer. Elle nous a confié deux produits pour des tests produits que nous vous ferons découvrir dans les prochains jours et a répondu à nos questions.

Quand et comment a démarré le projet d’Equ’Idées ? 

Ça a démarré il y a huit ans au moins. À ce moment-là, j’habitais à l’étranger. J’avais ouvert une page Facebook où je ne fabriquais que des bonnets. J’en ai fait un peu pour les gens autour de moi puis j’en ai commencé à les vendre par le biais de la page Facebook. Puis, en rentrant en France, j’ai décidé de m’y consacrer à plein temps. Et peu à peu, je me suis diversifié. D’abord, sur les tapis. Puis d’autres produits se sont ajoutés. Plus récemment, j’ai fait le choix inverse de me recentrer sur tapis, bonnet et couvre-reins.

Vous êtes basés en France et les produits sont tous fabriqués en France. C’est important pour vous ? 

Complètement. Ça l’a toujours été. Au départ, je ne pouvais pas parler de Made in France parce que j’habitais l’étranger, mais c’était moi qui fabriquais. Après, la production a toujours été basée en France. Au tout début, je faisais tout moi même. Ensuite, j’ai travaillé avec un atelier partenaire qui était dans ma région, puis, j’ai internalisé l’atelier en 2019. 

Après la marque Equ’Idée s’est ajouté Oxxer. Pourquoi avoir créé une deuxième marque ?

J’ai sorti les premières collections Oxxer sur au salon de Bordeaux en 2020. L’idée était de pouvoir les commercialiser en sellerie et surtout de pouvoir faire des collections avec des choses qui étaient très originales, qui changeaient de l’ordinaire, qui changeaient de ce qu’on trouvait jusqu’à maintenant. Avec toujours la volonté d’avoir des collections avec un petit truc en plus. Ça pouvait être un tissu particulier que j’utilisais en base de tapis ou en bordage, comme par exemple sur le monogramme. Ou alors un détail supplémentaire. Il y a eu des perles, il y a eu des paillettes, il y a eu du cuir… Il y a toujours un petit truc en plus sur Oxxer qui fait que ça rend le tapis unique. Par contre, ce sont des collections, donc il n’y a pas de notion de personnalisable chez Oxxer.

Donc, si je comprends bien, Equ’Idées et Oxxer ont chacun un fonctionnement différent, mais sont complémentaires.

C’est exactement ça. Chacun a son identité, chacun a son âme. Ce n’est pas tout à fait la même offre, de façon à s’adresser à deux publics différents.

J’ai découvert à Equitation les modèles poneys. Ce sont finalement sont des tapis taille poney, mais qui restent de la même qualité et avec le même souci du détail que vos tapis chevaux.

C’est un bon résumé. J’ai développé les produits “poney” il y a déjà longtemps, parce que clairement, il y avait un manque sur le marché et que c’était quelque chose qu’on nous demandait énormément sur les stands. C’est aussi, toujours dans cette démarche d’environnement et d’optimisation des matières. Pour faire quelque chose avec les bouts de rouleau qui nous restait, dans lequel on n’avait pas la place de mettre un tapis de taille cheval et donc dans lequel on faisait, nous, un plus petit tapis. Pour ne pas gaspiller de la matière.

Vous proposez toujours des tapis qui sont assez rares, car vous faites de petites séries. On ne trouvera pas 500 exemplaires du même tapis en vente. 

On a des modèles phares qui plaisent énormément. En ce moment, par exemple, il y a le tapis noir avec un bord fushia. Celui-là, on va le produire à peu près une cinquantaine de pièces. Par contre, il y a des modèles plus rares, que l’on va faire individuellement, ou peut-être les refaire deux ou trois fois, mais c’est tout. C’est quasiment du personnalisable.

Quelqu’un qui voudrait vous demander un tapis avec la couleur de l’un et le détail d’un autre, est-ce que c’est possible ? 

On a des sessions de personnalisation. On n’arrive pas encore à faire de manière très régulière, mais on aimerait. On est juste un peu pris par le temps, parce que c’est beaucoup de travail à préparer. Mais là, vous pouvez vraiment faire ce que vous voulez avec ce qu’on a en stock.

À Equita Lyon, vous m’avez aussi montré le nouveau bonnet, en mesh. 

Pour le nouveau bonnet en mesh, je suis parti de deux constats. Le premier, c’est qu’on avait toujours un souci d’approvisionnement. Mais aussi, comme on faisait nos bonnets à la main, au crochet à la main, le résultat dépendait  aussi de la personne qui le faisait. Ils étaient tous différents. Et on avait des problèmes d’harmonisation des tailles. L’autre chose, c’était que comme sur tous les bonnets, quand le cheval galope, le bonnet se soulève. Pour le nouveau bonnet, l’idée, c’était de résoudre ces deux problèmes en une seule fois. Le mesh, on l’utilisait déjà pour des tapis, soit pour le dessous des tapis, soit pour des tapis en plein. C’est une matière qui est très intéressante. C’est du polyester avec une partie qui vient de produits recyclés, avec des propriétés de respirabilité et de confort. De plus, on peut se fournir à 300 kilomètres de chez nous. Cette combinaison fait que le bonnet ne bouge pas sur la tête du cheval, même en mouvement. Le cheval, il peut bouger, il peut galoper, ça ne bouge pas. Je pense que, pour le cheval, c’est clairement beaucoup plus confortable que d’avoir quelque chose qui bouge sur sa tête. Et esthétiquement parlant, ça n’a rien à voir.

Où est ce qu’on va pouvoir vous retrouver sur les salons à la fin de l’année ?

D’ici la fin de l’année, on va à Paris et à Lille. Ensuite, on sera aussi au jumping de Bordeaux en février et après bien sûr à Lamotte.

Est-ce que vous avez quelque chose de spécial de prévu pour les fêtes de fin d’année ?

On va certainement refaire une session de personnalisation d’ici Noël, mais sans forcer, sans livraison garantie pour Noël. 

En parlant de Noël, quand faut-il commander pour quelqu’un qui veut commander sur votre site et être certain de recevoir le produit à temps ?

À partir du moment où c’est en ligne, on expédie en peu de temps. Donc, si c’est commandé une semaine avant, ça sera livré à temps. 

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