Rencontre avec Melissa Garbail, cavalière girondine, qui disputait ce week-end à Bordeaux son tout premier Grand Prix 5 étoiles. Un rêve d’enfant devenu réalité, aux côtés de son fidèle Dandy de l’Eyre. Entre excitation, pression et amour inconditionnel pour son cheval, Melissa nous ouvre son cœur avec sincérité.

Cavaletti Mag : Quel a été ton ressenti en entrant en piste pour ton tout premier Grand Prix 5 étoiles à Bordeaux ?

Mélissa : Bordeaux, c’était un rêve d’enfant. Participer et sauter le Grand Prix Coupe du Monde ou le Grand Prix de la Ville, c’était inespéré. En entrant en piste, c’était surtout de la joie… J’étais surexcitée. Mais il y avait aussi une pression : celle de ne décevoir personne. Même si malheureusement, j’ai complètement manqué mon Grand Prix Coupe du Monde.

Comment as-tu abordé mentalement ce premier Grand Prix 5 étoiles ? Y a-t-il eu une préparation particulière en amont ?

Dandy a été préparé avant chaque épreuve par Léa Naura (Léa Équilibre sur Instagram). La semaine précédente, nous avions fait un concours en Belgique pour le ressauter, afin de ne pas attaquer directement à cette hauteur après plusieurs semaines sans compétition à cause de la trêve hivernale. L’idée était de le préparer progressivement, dans le respect de son rythme.

Parle-nous de Dandy de l’Eyre : comment s’est construite votre relation ?

Dandy, cela fait des années qu’il est avec moi. Je l’ai vu grandir. J’ai attendu qu’il ait l’âge d’être débourré et, depuis, nous ne nous sommes jamais quittés.
C’est un cheval extrêmement attachant. Il est d’une grande gentillesse, très “collant”, très câlin. Et en même temps, il a son petit côté coquin : à la maison, il n’aime pas trop travailler, alors qu’en concours, il déborde d’énergie.

On a vu un parcours très respectueux du cheval : est-ce une valeur centrale dans ta manière de monter ?

Oui, c’est primordial. Dans le Grand Prix Coupe du Monde, j’ai été très attristée de me tromper à ce point. Par respect pour Dandy, qui donnerait tout pour moi. J’ai eu peur qu’il se fasse mal, autant physiquement que mentalement.
Pour moi, ce ne sont pas simplement des chevaux performants ou non. Ce sont mes amis. Je partage tout mon quotidien avec eux. Je fais toujours de mon mieux pour créer un lien avec chacun des chevaux que je monte. À mes yeux, c’est indispensable pour former un véritable couple.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je ne sais pas encore exactement ce qui sera possible, mais j’aimerais être plus précise, continuer d’évoluer dans cette voie et progresser encore.

Quelques mots pour résumer ce week-end à Bordeaux ?

Un week-end exceptionnel !
Je ne retiens que le positif et j’espère sincèrement avoir la chance d’y participer à nouveau.

À Bordeaux, Melissa n’a pas seulement disputé son premier Grand Prix 5 étoiles : elle a surtout rappelé que derrière la performance, il y a une histoire de confiance, de respect et d’amour entre une cavalière et son cheval. Une chose est sûre : portée par cette passion sincère, Melissa Garbail n’a pas fini de faire parler d’elle sur les plus belles pistes.